Al yp^rUcè~H^L' u*tJ<&i'. ^ /x. (Pla^+ÙS S* * /** /m. • Vv^ v <5^\' '* , U ,J H*X Classe IX. Pi,. 56. PASSALE. passalus. Fab. P. de Gory. P. Goiyi. Melly. Long. 7 centim. 3 mill. ; larg. 27 mill. Noir : antennes garnies de longs poils bruns ; le pre- mier article très gros et renflé; les deuxième, troisième et quatrième arrondis; les quatrième, cinquième et sixième renflés, et les trois derniers en lames. Tête munie de trois tubercules ; celui du milieu conique et aigu ; les yeux très petits , d'un gris fauve , et en partie recouverts d'une pro- jection des tubercules; corselet plus large que la base de la tête , fortement marqué au centre , déprimé sur les côtés. Elytres très arrondis à la base, convexes, fortement marqués de stries ponctuées : les trois premières lignes striées , garnies de poils bruns : jambes très fortes ; celles de devant armées postérieurement de six dents aiguës ; tarses composés de quatre articles égaux et arrondis, et d'un cro- cbet fortement renflé à la base- Ce bel insecte , qui devra probablement former un genre nouveau , vu sa forme beaucoup plus arrondie et ovale que celle des autres Passales, m'a été envoyé de Guatiinala. A. Melly. Man< hester, 3 juin 1 833. IX. 66 PassaLus Gon/i , Melfy Otuùl Se 1 . . A ./ù'/no/id 7rn/i' Classe IX. Pl. 57. MELOE. meloe. Fab. M. d'Olivier. M. Olivieri. Chevrotât. M. flavescenti sericeo ater. Capite albo-argentco , linca longitudinoli impresso , punctis cminentibus nigris si* gnato. Thorace transverso , latescente apice , subpiano et tuberculato. Tibiis nigris , flavo supra margïnatis cum spinis duabus rectis in extrcmitate , unguiculis bijidis , œqualibus. Long. 21 1/2 mill. ; larg. 11 1/2 mill. Noir, mélangé d'un soyeux jaunâtre, plus ou moins obscur. Tète transverse , aplatie en avant , déprimée au- dessus des yeux , et ayant ses côtés en saillie ; elle est d'un blanc de neige soyeux, couverte de plus d'une trentaine de petits points arrondis, plus nombreux sur le bord pos- térieur, et évasée à son sommet : le dessus de la bouche est couvert de poils épais , assez longs. Antennes ayant les sept premiers articles serrés et arrondis, velus du côté inté- rieur , lorsqu'elles sont dirigées en avant ; les huitième et on- zième , glabres ; le dernier, ovalaire et pointu. Yeux oblongs, placés debout, d'un gris foncé. Corselet noirâtre, plus large* que haut, coupé presque droit à sa base, oblique- ment aux côtés, creusé en dedans au-dessus de l'écusson, tuberculeux , avec des poils jaunâtres entre les élévations ; le milieu est sillonné surtout par derrière. Ecusson irrégu- lier , hérissé de poils jaunes. Elytres larges et arrondies, profondément déprimées à la base; leur échancrure part à la suture un peu au-dessous de l'écusson , et elles vont en s 'arrondissant sur le bord latéral : sur l'individu mort, elles ont moitié de la longueur du corps ; légèrement rugueuses , noirâtres, couvertes par places de poils serrés d'un jaune €r,. IX. Pl. 5;. plus clair près des côtés. L'abdomen en dessus est noir, avec une bande longitudinale blanchâtre au milieu ; le dessous est noir, couvert de poils. Cuisses de moyenne grosseur , jambes aplaties , un peu arquées et élargies , min- ces à leur insertion , ayant deux épines droites assez lon- gues au sommet. Tarses courts , hispides , premier article du double des suivans , munis de quatre crochets égaux ; celui de l'extérieur mince. Le célèbre Olivier a rapporté de son voyage en Orient, cette espèce remarquable qui se trouvait dans la partie de sa collection dont je suis devenu possesseur. Il l'avait nomnïée serieça , mais ne l'avait point décrite. Chevrolat. IX Meloe Olivier a . Cheorolat Gonlhier ■ fr ' JfTJUmtmd Imp r ■ Classe IX. Pi. 58. 1BIDI0N. jbidion. Serville. I. agréable. /. amœnum. Gory. /. cylindrico , violaceo , thorace quatuor punctis , elytris duobus punctis fasciis duabusque cyaneis argentatis. Long.- 19 millim. ; larg. 4 mill. Corps cylindrique , front aplati , tête triangulaire , yeux très gros ; corselet cylindrique , très allongé ; écusson petit , triangulaire; élytres parallèles, carrés à leur base, légère- ment tronqués à leur extrémité. Entièrement violacé sur le corselet; quatre petits points sur chaque élytre , un point placé à hauteur des secondes pattes ; deux lignes transversales , la première vers les deux tiers de leur longueur et la deuxième presque à leur extré- mité. Tous ces points et lignes bleu argenté ; sur le corselet et près de la tête, une bande transversale noir velouté. Elytres , depuis la première ligne jusqu'à l'extrémité, noir velouté. Cuisses ferrugineuses; pattes noirâtres; tarses fauves. Sur le métathorax et le premier segment de l'abdomen , une ligne bleu argenté. Cet insecte vient de la côte de Malabar , et fait partie de la collection de M. Melly. i. Ihidion amœnum, de grandeur naturelle, a. La bouche grossie et vue en dessous. 3. Antenne grossie. 4. Patte postérieure grossie. 5. Le tarse très grossi. Gory. IX 38. IbldlOll amœnum , (?ory GonAier ..'<•'. N.Jlemond Imp Cfc*SSS iX. Vl.. % NOTE sur i*a larve du Myrméléon tibelluloïdes. (Extrait d'une Monographie de la tribu des Mynnéléonides. ) Le genre Myrméléon est bien connu , et ses nombreuses espèces sont répandues dans toutes les collections ; mais quant aux larves, nous ne connaissons rien, hors celle du Myrmeleo formicalco. Je crois donc être agréable aux per- sonnes qui s'occupent de névroptères, en leur en faisant connaître une de la plus grajide espèce de notre pays : lu description ne sera ni longue ni embrouillée. Long. 4 centim. Entièrement noire, avec trois dénis aux mandibules , sans épines intermédiaires. Je ne parlerai pas ici du genre Myrméléon ni de l'espèce qui nous occupe; on en trouve des descriptions partout. Je ne dirai rien non plus des mœurs des Myrnicléons ; on peut suivre ces détails dans Réaumur. Mais ce savant, ordinairement si exactobservateur, n'ayant- pas vu , ce me semble , la larve des Myrméléons avec tout le soin possible -, je vais profiter de l'espèce que j'ai entre les mains pour en donner une nouvelle description. Celte larve est du nombre de celles que l'on nomme hexapodes ; mais les pattes postérieures ayant une position toute particulière, et qui tient aux mœurs de l'insecte, on ne voit guère que les quatre antérieures ; on lui distingue facilement trois divisions principales : la tête , un pro thorax faisant corcelet, et l'abdomen. La tête a la forme d'un tra- pèze, dont le côté antérieur serait le plus large : elle est concave en dessus et convexe en dessous ; son insertion avec le corcelet se fait un peu en dessus, au moyen d'un cou très mobile et susceptible d'un grand allongement. Cr.. IX. Pl. 5 9 . Vallisnieri avait avancé que ces insectes avaient une bouche comme les autres insectes, lléaumur, qui connais- sait bien cette opinion , ne s'est attaché qu'à la combattre : il a vu, dans la tête, les yeux, les antennes qu'il dit attachées au bas des cornes , les cornes, les syphons , et deux demi- vessies membraneuses qui suivent les mouvements des sy- phons. Voyons si j'ai été plus heureux. Si l'on regarde la tête en dessus , on voit d'abord à droite et à gauche deux tubercules cylindriques presque aussi larges que hauts ; les yeux , au nombre de six, très brillants , y sont disposés en forme de triangle , sur trois rangs ,1,2 et 3 , le sommet du triangle regardant les mandibules ou cornes, connue les a appelées Réaumur. Tout auprès de ces tubercules et à leur côté interne , on en voit deux autres beaucoup plus petits , mais presque aussi élevés ; ce sont eux qui portent les antennes, qui ne sont pas insérées au bas des cornes, comme on l'avait indiqué. Ces antennes sont composées d'un premier article plus long que le tubercule qui le porte, cylindrique, plus large antérieurement, por- tant une antenne sétacée formée d'une trentaine d'articles moniliformes , dont le dernier plus long, si toutefois ce ne sont pas plusieurs articles agglomérés; le tout cependant peu apparent. Des tubercules des antennes partent deux sutures, qui , gagnant le milieu de la tète en remontant vers le vertex , se rencontrent et se confondent en une petite ligne trans- verse, en sorte que ces trois lignes forment ensemble un sommet de triangle tronqué; la base de ce triangle est for- mée de trois lobes arrondis , presque égaux en largeur , dont celui du milieu plus saillant et demi-circulaire ; cette partie, qui sans contredit représente le labre, est plus creuse que la tête; le point le plus enfoncé est au milieu du lobe intermédiaire ; cette pièce est bordée antérieurement de petites soies très raides; au-dessous des deux lobes laté- raux du chaperon s'insèrent les deux pièces que Von a Cl. IX. Pl. 5o, nommées cornes , et qui ne sont autres que les mandi- bules. Si maintenant on regarde cette tête en dessous, on voit qu'elle est fortement bombée , légèrement sillonnée longi- tudinalement ; au milieu de sa partie antérieure et d'une écliancrure demi-circulaire, on distingue facilement la lèvre : elle est en forme de cœur écrasé, tronqué en bas, sinué antérieurement. Sa bauteur dépasse peu les angles de l'é- cliancrure où elle est insérée ; sa jonction avec la tète est indiquée par deux points enfoncés réunis entre eux ; au- devant de la lèvre , on aperçoit le labre , qui la dépasse de beaucoup. A droite et à gaucbe , à la partie antérieure et intérieure de la lèvre : s'attachent les palpes labiaux : ils sont posés transversalement; il paraît que Réaumur n'a vu que le premier article : il le compare à une demi-vessie , suivant le mouvement de ce qu'il appelle le syphon; je me suis assuré, par beaucoup d'essais, qu'ils ne communiquent pas avec lui. Réaumur a peut-être voulu parler de deux pièces situées au-dessous , et dont je parlerai plus tard. Ces palpes de quatre articles ont une forme extraordinaire : le premier article est ovale, allongé, plus long que les trois autres articles réunis ensemble; les trois autres articles sont pres- que égaux , filiformes ; le dernier ovoïde ; ces palpes , ainsi que la lèvre, sont couverts de poils raides. Des deux côtés et au-delà de l'écbancrure où se trouve la lèvre, la tête est écbancrée à droite et à gauche pour recevoir l'insertion des mandibules ; cette écliancrure est garnie de poils très raides etjtrès serrés. Si maintenant on revient aux mandibules, on voit qu'elles prennent naissance des deux côtés de la tête , qu'elles sont plates, assez larges à leur base, de la longueur environ de la tète, arquées à partir environ du tiers de leur lon- gueur, allant en diminuant jusqu'à leur extrémité, qui est très aiguë , et dentelées intérieurement. Si l'on regarde cette Gr.. IX. Ri, 5<> mandibute avec attention, on voit une portion dans toute sa longueur qui paraît plus saillante , et qui, au premier coup d'oeil, paraît faire corps avec la mandibule ; mais l'on sait , par les observations de Bonnet et de Réaumur, qu'elle est susceptible de s'en détacher. C'est cette pièce que le dernier de ces auteurs a nommée le syphon, et qui n'est lui-même qu'une mâchoire. Ce syphon a la faculté de mon- ter et de descendre dans la rainure où il est retenu , et le mouvement de l'un des sy plions est indépendant du mou- vement de l'autre. Cette pièce a son ouverture à la pointe de la mandibule , mais un peu à la partie extérieure , en sorte que c'est la mandibule qui , plus robuste , perce les corps, les retient, et introduit avec elle la mâchoire , qui est plus délicate. Je me trouve en cela d'un avis contraire à Réaumur , qui pense que la mâchoire , comme plus aiguë , s'avance , hors de la mandibule , pour percer les corps que les mandibules saisissent. Quoi qu'il en soit, le mou- vement continuel de la mâchoire dans la rainure où elle est renfermée , fait remonter les sucs entre elle et la man- dibule par le moyen de l'effet capillaire \ et de là , il s'écoule dans l'œsophage. Réaumur croit que la mâchoire est percée à son extrémité , et qu'elle forme un tube par lequel les sucs s'écoulent. Je suis encore , comme on vient de le voir, d'une autre opinion; et il m'a été impossible de dé- couvrir aucune ouverture à l'extrémité de la mâchoire , et si elle eût existé , cet organe est d'une dimension assez forte pour qu'on l'aperçoive facilement. Cette pièce est effective- ment creuse , mais comme les mandibules , les pattes, etc. , et beaucoup d'autres organes. Il m'a été impossible de découvrir les palpes maxillaires : toutes mes recherches ont été infructueuses. Au-dessous du premier article des palpes labiaux , aux deux côtés de la lèvre, on voit deux petites pièces triangulaires réunies par un de leurs côtés , et qui représentent les pièces basîlaires des mâchoires. Il est d'autant plus facile de s'en assurer, Cr.. IX. Pr,. 5g. qu'eu faisant mouvoir les mâchoires , le mouvement se communique à ces deux pièces : ce sont peut-être ces deux pièces que Réaumura vu agir, et non les palpes labiaux. Le labre et la lèvre étant soudés antérieurement , je n'ai rien aperçu d'analogue à la languette. Dans ces larves , le corselet ne se compose que d'un prothorax ; il est droit à sa jonction avec la tête , arrondi postérieurement, légèrement rebordé avec une suture lon- gitudinale. Deux segments pareils à ceux de l'abdomen supportent les attaches des deux secondes paires de pattes ; celles-ci sont composées comme à l'ordinaire. Le tarse , d'un seul article, se termine par deux crochets, qui ont la faculté de s'écarter beaucoup pour faciliter le point d'ap- pui de cet animal , qui marche continuellement dans le sable. L'abdomen est d'une forme ovoide , tronqué antérieure- ment ; il est bombé en dessus , plat en dessous , divisé par anneaux d'une manière sensible , et très garni de poils raides ; le bout de l'abdomen est même garni de tubercules analogues à la corne. On a supposé jusqu'à présent que ces animaux manquaient d'anus ; je partage tout-à-fait l'opi- nion de M. Latreille, qui pense qu'ils doivent en avoir un : Réaumur n'a pu le découvrir; mais les recherches qu'il a faites à ce sujet ont conduit à la découverte de la filière dont on peut lire la description dans son ouvrage. Quand je pensai à rédiger cette note , il ne me restait qu'un individu desséché de la larve qui y a servi de texte. Je suis donc obligé de demander indulgence pour des la- cunes qui peut-être auraient été comblées , si j'avais tra- vaillé sur le vivant. Cl. IX. Pl. 5g. EXPLICATION DE LA PLANCHE. F. . i. Larve de grandeur naturelle. .F. j. Tète vue en dessus, a. a. Les yeux sur leurs tubercules, b. b. A»*- tennes. c. c. Mandibules, et, Chaperon, e. Tête. F. 3. Tête en dessous, a. Lèvre, b. b. Mandibules, c. c. Mâchoires. d. d. Palpes labiaux, e. Cbaperon. J>. f. Pièces basilnires des mâchoires. F. 4- Antenne grossie, a* Tubercule, b. Premier article. F. 5. Extrémité des mandibules, a. Mandibule, b. Mâchoire. F. 6. Une patte. F. 7. Extrémité du tarse. A. Percheron. 00 larve du MyrmeleoTi iibelluloidt\r ,1m nraud f. 10. Long. 2 centim. 1/2; larg. 1 centim. Tout son corps est d'une couleur noirâtre enfumée, terne ; la tête est plus étroite que le corselet , presque aussi longue que large : les yeux sont peu saillants. Les antennes ont à peu près la moitié de la longueur du corps , elles sont filiformes et diminuent d'épaisseur vers le bout. Le corselet est deux fois plus large que la tête , transverse, étroit , sa longueur étant au moins deux fois dans sa lar- geur ; il est sillonné au milieu , rebordé postérieurement , et ses bords latéraux présentent trois lobes peu saillans. L'écusson est assez grand, arrondi en arrière. Les élytres sont très petites , atteignant à peine la moitié de la lon- gueur de l'abdomen; divergentes et arrondies au bout, elles sont d'un brun un peu plus rougeâtre que le reste du corps , et elles ont chacune deux lignes longitudinales , peu élevées , et un peu luisantes. L'abdomen va en se rétrécis- sant vers le bout ; les six segmens que l'on voit après les élytres sont rebordés sur les côtés. Les pattes sont de lon- gueur moyenne , les jambes postérieures sont un peu ar- quées. Cette espèce vient de Cordova; elle nous a été communi- quée par M. Desmarest. Ci. IX. Pi. 63. P. A élytres jaunes. P. Jlavipennis. Guérin. P, apterus; capite thoraceque nigricantibus ; scutello pos- teriùs rotundo ; eljtris abbreviatis fulvis ; abdomine de- tecto , fusco , posteriits angustato; pedibus elongatis , fuscis. (Fig> i. ) Long. 3 centim.; larg. 11 millini. Il est un peu plus grand que le Prionaptère staphylin ; tout son corps est de la même couleur noirâtre enfumée ; les formes de sa tête et de son corselet sont semblables : il en est de même de l'abdomen et des pattes , seulement il en diffère par ses élytres, qui sont d'une belle couleur jaune tirant sur le fauve et ayant des reflets soyeux. Ce bel insecte vient aussi de Cordova et nous a été égale- ment communiqué par M. Desmarest. v Guérin. Décembre i83a. ().> i. lYionaptenis fltmiperuùt . 2. P. stapfiilùiuà- , Guârin . ,.,. / - N./iènwnd imp Classe IX. Pl. 64. XESTIE. xestia. Seiville. HJMJTICHERUS. Megerle. , X. élégante. X. elegans . Gory. X. thorace oblongo , nigro , punctatissimo ; eljtris fuhis , sutura nigra. Long. 99 millim.; larg. 7 millim. Corselet oblong , très fortement ponctué ; dans quelques endroits, les points se réunissent et forment des rugosités. Elytres alongées , parallèles , arrondies à leur extrémité. Tout cet insecte noir brillant , à l'exception des élytres , qui sont fauves. Sur chacune d'elles , une large bande qui suit la suture , une tache numérale oblongue se terminant par une li- gne qui les entoure extérieurement; cette bande, tache et ligne d'un noir brillant. Cet insecte fait partie de la collection du Musée de Paris. Il se trouve au Brésil. Gory. Xestîa élevons, G*ry NJlèmond inip. dS& y <ïyn^<2>' Classe IX. Pl. 65. BUPRESTE, buprestis. Linn. B. r»E Ltjczot. B. Luczotii. Guérin. B. oblongus , œneus , capite lato et macula nigrâ cordi- formiinfronte; thorace trapeziformirugoso et utrinque nigro-maculato ; elylris sulcatis , punctato et trans- verso postichflavo maculato et maculis attrets impressis; abdomine œneo et sex maculis nigris ; pedibus cupreis , tarsis flavis . Long. 26 millim. ; larg. 9 mill. Il ressemble pour la taille et la forme au Buprestis ma- riana : sa tête est grande , transverse , rugueuse , d'un bronzé rougeâtre à reflets verts; les yeux sont jaunes, assez grands ; entre les yeux on observe une tache noire et très lisse en forme de cœur. Le corselet est rugueux, d'un bronzé à reflets verts et rouges ; il est trapézoïde plus large en arrière ; ses bords antérieurs sont très penchés et présen- tent de chaque côté en avant, une tache saillante, ronde, noire , et très lisse. Les élytres sont un peu plus larges que le corselet en avant ; elles conservent cette largeur jusqu'au tiers postérieur , vont ensuite en diminuant et se termi- nent en pointe tronquée ; leur largeur est presque deux fois dans leur longueur ; elles sont d'un noir verdâtre bronzé avec quelques reflets rouges ; leur surface est sillonnée avec des lignes de points enfoncés dans l'intervalle des sil- lons; elles ont vers le tiers postérieur, à l'endroit où elles diminuent de largeur , deux bandes blanchâtres , transver- ses , plus larges au bord extérieur et n'atteignant pas la su- ture : ces bandes sont formées par un espace creusé dans l'élytre et sont garnies d'un duvet très fin. On observe sur toute la surface des élytres des fossettes semblables placées Cl. IX. Pl. 65. irrégulièrement , mais beaucoup plus petites et dont le fond est doré ; le dessous est d'un cuivreux rougeâtre tout couvert de petits poils jaunes. Les deuxième et troisième anneaux de l'abdomen ont, de chaque côté et aux bords extérieurs, une tache luisante ronde, noire, bordée en dedans par une petite bande de poils jaunes ; le quatrième anneau n'a qu'un vestige de tache an milieu , et le dernier en a une grande au milieu. Les pattes sont de la couleur du dessous , les tarses sont jaunes. De Madagascar. Guérin. ÔO Buprestis Liccxûtu/ , Guéràv. Y.Rrniond ii'ip Classe IX. Pl. G6> MÉMOIRE SUR LES RAPHIDI ES; Par M. A. Percheron. Depuis Linné , qui a créé le genre Raphidie , presque tous les auteurs qui ont écrit sur ces insectes , se sont con- tentés de copier ce qu'il en avait dit , au lieu de vérifier si ce qu'il en avançait était juste ; aussi l'on trouve dans les ouvrages les plus modernes la même chose que dans les ouvrages les plus anciens. Trois auteurs pourtant font ex- ception : Degéer, qui a étudié les Raphidies avec le soin qu'il mettait à tout ce qu'il faisait ; mais il n'a pas connu la larve et s'en est par conséquent rapporté à ce que Lin- né avait dit ; de plus , dans la description des tarses de l'insecte même , il est tombe' dans une erreur qui n'a été relevée que de nos jours. M. Latreille vient ensuite. En l'an vu ou l'an vin , je ne me rappelle plus bien exactement , M. Latreille lut à la Société philomatique un mémoire sur les Raphidies : il avait trouvé la larve , l'avait élevée , ce qui promettait un travail complet, et cependant il n'en est rien. Il a vu les palpes maxillaires de cinq articles , les la- biaux de trois ; il a examiné attentivement la terminaison de l'abdomen du mâle et a signalé deux crochets qui termi- nent cet abdomen ainsi qu'une pièce conique molle , située au-dessous ; ce qui est exact : mais la figure qu'il en a donnée me fait tout-à-fait l'effet d'une portion d'excrément qui serait restée attachée à l'anus. Il décrit dans la larve des antennes de trois articles , et l'organe de la vision com- posé d'un ou deux petits grains noirs; enfin, il a donné une figure de la larve , mais elle est peu reconnaissable ; et d'ailleurs ayant toujours confondu toutes les Raphidies en- semble sous une seule dénomination , il est impossible de i833. 7 Cl. IX. Pl. 66. décider à quelle espèce cette larve se rapporte. Je m'at- tendais à trouver quelques détails sur la nymphe , mais le mémoire à cet égard ne renferme rien ; et dans ses ouvra- ges subséquents , M. Latreille répète ce que Linné avait dit à cet égard , que la nymphe ne différait de l'insecte par- fait que par des moignons d'ailes, et qu'elle était agile comme la larve. Les derniers auteurs qui aient étudié les Raphidies avec attention , sont MM. Serville et Lepelletier à l'article Raphidie (Encyclopédie méthodique.) Ils ont les premiers indiqué que les tarses étaient de cinq articles et non de quatre. J'avais, il y a long-temps, élevé une larve de Raphidie, et son dernier état m'avait donné la R. ophiopsis , mais je n'avais pu remettre la main sur la note : je me trouvais fort contrarié , lorsque le hasard m'a dernièrement servi en me procurant une larve vivante , qui s'est trouvée celle de la R. tiotata, que j'ai pu élever jusqu'à son état parfait. Au- tant que ma mémoire peut me servir , la larve de l'autre espèce était un peu différente, ce qui pourrait peut-être expliquer les différences existantes entre la description de M. Latreille et la mienne. J'allais me mettre à faire une note sur cette larve , lorsque j'acquis un petit fascicule de Schum- mel contenant une monographie des Raphidies qui se trouvent en Silésie : je me hâtai d'en prendre connaissance, espérant en tirer parti pour mon travail ; mais l'auteur donne peu de nouveau , il indique seulement la forme réelle du corselet ; du reste , il ne fait que répéter ce qui a été dit sur l'organisation et sur les mœurs ; il s'est même trompé sur le nombre d'articles des tarses ; enfin il porte le nombre des espèces connues de deux à quatre. Leur nom vulgaire , d'après lui , est , en Allemagne , mouche à tête de chameau : je ne crois pas qu'ici elles aient aucun nom particulier. Je n'entrerai dans aucun détail sur le genre des Ra- phidies et sur la place qu'il doit occuper parmi les névrop- Ce, IX. Pl. 66. tères ; mais je vais tâcher de réunir tous les caractères qui leur sont propres sous leurs trois états, et ce qu'elles peuvent offrir de curieux , soit dans leurs mœurs, soit dans leur or- ganisation. Les Raphidies sont des insectes de petite taille et d'un faciès tout particulier : leur tête est beaucoup plus longue que large , méplate , légèrement bombée en dessus , forte- ment sillonnée en dessous ; son bord antérieur est presque droit avec les yeux saillants aux deux extrémités de la ligne; le labre et les mandibules qui avancent corrigent seuls cette ligne droite , et la font paraître cintrée extérieurement ; en arrière la tête se rétrécit en forme de cône : si Ton examine la bouche , on trouve un labre très visible , carré , plus large antérieurement ; deux mandibules cornées , méplates, tran- chantes , dentelées intérieurement ; deux mâchoires cour- tes , carrées, bilobées à leur extrémité, le lobe externe de deux articles , dont le dernier très velu, le lobe in- terne corné, unguiforme, très velu ; les p.ilpes de cinq articles cylindriques , le dernier le plus long , presque tronqué à son extrémité ; la lèvre inférieure est petite, ovalaire, bombée; les palpes sont insérés tout-à-fait à son sommet , de trois articles cylindriques , dont le dernier un peu plus long , presque tronqué à son extrémité. Les antennes sont insérées au-dessus de la tête, en avant des yeux et entre eux ; elles sont composées de trente et quel- ques articles cylindriques , guère plus longs que larges ; le premier, le plus long de tous; puis le troisième , le second, enfin tous les autres articles sont presque d'égale grandeur, et le dernier est ovoide : ces articles sont garnis de petits poils. Les yeux sont latéraux , saillants ; les ocelles disposés en triangle , sont placés sur le dessus de la tête , assez près de l'origine des antennes. Le prothorax est cylindrique , un peu renflé vers les deux tiers de sa partie postérieure ; il offre une particularité très remarquable , la pièce supérieure se roule comme un four- Ci.. IX. Pi.. 66. reau sur la partie inférieure , qui ne serait nullement appa- rente , si la pièce supérieure était carrée partout ; mais , comme elle est échancrée à ses angles inférieurs , elle laisse en bas , même en recouvrant plus haut un de ses côtés , un espace triangulaire vide, où sont insérées les deux pattes antérieures ; le mésothorax est triangulaire , la pointe en bas , beaucoup plus large que le prothorax ; le métathorax , presque de même largeur que le segment précédent, est ovalaire , transversal : ces deux segments égalent à peine à eux deux le premier segment en longueur. Les ailes sont planes , largement réticulées ; elles sont toujours munies vers l'extrémité de la côte externe d'un point ou callosité remarquable dont M. Schummel a tiré un très bon parti pour la détermination des espèces. Les ner- vures, en partant de la principale , descendent en se cour- bant vers le bord interne , et offrent , à leur extrémité , l'ap- parence d'Y renversés plus ou moins multipliés ; dans l'état de repos , les ailes sont disposées en toit. Les pattes ont la hanche assez longue , détachée du corps, le trochanter court faisant corps avec le fémur, celui-ci fusiforme ; le tibia est mince, droit, de la longueur du fé- mur; le tarse est allongé de la longueur de la moitié du tibia ; les articles sont au nombre de cinq ; le premier grand, égalant les trois suivants, qui vont en diminuant de lon- gueur ; le troisième très largement bilobé ; le quatrième très court , peu visible ; le cinquième presque aussi long que le premier , terminé par deux crochets, composés cha- cun de deux pièces, dont la dernière mobile sur l'autre. Les pattes sont généralement garnies de quelques poils : les postérieures sont beaucoup plus longues que les deux au- tres paires. L'abdomen est court , divisé en neuf anneaux, légèrement renflé vers son milieu , un peu comprimé dans toute sa longueur; il est terminé, dans le mâle, par une petite pièce conique relevée , vers la partie inférieure de laquelle Ci.. IX. Pt. G6. est situé l'anus ; au-dessous de cette pièce sont placés quatre crochets écailleux : les deux plus inférieurs sont en forme de deux plaques perpendiculaires, triangulaires, arrondies à leur extrémité; les deux autres crochets, plus intérieurs, sont grêles, courbes, relevés à leur extrémité vers la partie supé- rieure de l'abdomen : entre l'extrémité de ces quatre cro- chets s'avance une pointe coriace qui est l'armure copula- trice , le pénis doit être interne comme dans tous les insectes. L'abdomen est terminé , dans les femelles , par une tarière aussi longue que l'abdomen et les deux der- niers segments tiioraciques pris ensemble ; elle paraît for- mée par l'allongement de deux demi-anneaux inférieurs de l'abdomen , qui seraient le pénultième et l'antépénultième , le dernier ou l'anal restant intact au-dessus de la tarière ; elle est comprimée très fortement, striée transversalement, légèrement falciforme supérieurement , munie de deux renforcements, en haut et en bas, plus étroite à l'extrémité et terminée par deux petites pièces ovales presque déta- chées qui sont chacune la terminaison des renforcements que l'on y observe. Elle est susceptible de toutes sortes- de flexions , soit de bas en haut et vice versa par les an- neaux de l'abdomen , soit latéralement dans la longueur, par un mouvement propre à la tarière même. Ces insectes ont les membranes qui attachent les diffé- rentes parties du test , très lâches , ce qui leur permet des mouvements très variés. Je ne connais ni l'accouplement, ni la ponte, ni les œufs. La larve vit sous les écorces d'arbres , où on la trouve quel- quefois , mais pas très communément ; elle est carnassière , et se nourrit probablement d'autres petites larves d'arach- nides et de cloportes , qui s'y tiennent de préférence ; elle ne marche pas avec beaucoup de rapidité, mais elle im- prime à tout son corps des mouvements violents et si on- dulés qu'ils lui donnent l'apparence d'un serpent, auquel on l'a comparée. Cl. IX. Vl. 66. Cette larve est obiongue ; sa tête est presque carrée, ar- rondie postérieurement ; la bouche est composée comme dans l'insecte parfait ; les palpes maxillaires sont de quatre articles , les labiaux de trois ; les mâchoires sont unidentées antérieurement ; les yeux sont composés de sept petits points noirs disposés , six en cercle , et un septième plus avancé ; les antennes sont de trois articles diminuant progressive- ment de longueur ; les pattes sont composées comme à l'or- dinaire ; le fémur, le tibia, et le tarse d'un seul article, sont presque égaux en longueur , un double crochet termine celui-ci ; les pattes antérieures sont du double plus grandes que les quatre postérieures ; la tête , et le prothorax qui fait à lui seul corselet , sont d'un brun très luisant ; le corps est d'un noir verdâtre avec deux bandes jaunes sur les anneaux; les pattes , les antennes , le labre jaunâtres. Après plus ou moins de temps à l'état de larve , souvent tout l'hiver pour les œufs éclos à l'arrière-saison , l'insecte passe à son changement en nymphe dans l'endroit même où il a vécu , sans faire aucune coque ; mais il se trouve à ce moment une opération délicate , c'est d'extraire la tête de l'ancienne peau; et quand on voit sa forme, il est facile de se convaincre que cela serait de toute impossi- bilité pour l'animal , si la nature n'y avait pourvu d'une manière particulière. Au moment de la transformation , l'insecte inclinant beaucoup la tête rompt la membrane de l'ancienne peau qui joint cette partie au prothorax ; le cor- selet se fend au-dessus , et le dos de la nymphe en sort ; alors, la tête encore molle de celle-ci, en se dilatant, fait disjoindre une pièce étroite qui règne tout le long de la partie inférieure de la tète de la larve , depuis la lèvre jusqu'au trou occipital ; cette pièce , pour pouvoir fournir un point de résistance à la carapace de la tête reste fixée par sa partie tenant à la lèvre , par un bout , et par l'autre, aux ligaments de la partie antérieure du prothorax ; de cette façon, l'extrac- tion, devient facile, la nymphe dégage ensuite ses pattes, Cl. IX. Pl. 66. et le corps entier est bientôt hors de son étui. Cette nym- phe est une véritable chrysalide , non comme celle des lé- pidoptères , mais comme celles des coléoptères ; toutes les parties du corps, sans être liées entre elles, sont recouvertes d'une membrane qui en empêche l'action ; cependant le corps entier jouit de la même faculté de contorsion et de sauts que la larve exécute à un si haut degré. Linné avait dit cette nymphe agile , et c'est par erreur ; mais il est plus étonnant que M. Latreille , qui dit l'avoir élevée , n'ait fait aucune mention de cette larve et ait continué, dans ses ou- vrages subséquents, à s'en référer à l'observation de Linné, ce qui a été suivi par tous les autres entomologistes. L'in- secte passe à son état parfait au bout d'une quinzaine de jours environ. Nous voilà arrivés à la description des espèces : ce travail, très simple , devient très fastidieux par un de ses accessoires; c'est la synonymie ; elle est bien difficile, pour ne pas dire impossible , à établir. La plupart des planches ne présen- tent rien qui puisse aider à s'y reconnaître ; la taille seule , si les peintres ont été exacts , fait présumer que la R. notata est celle qui a été presque toujours copiée ; d'un autre côté , les descripteurs, persuadés tous qu'il ne s'agissait que d'une espèce dans le genre , ont décrit très légèrement ; ce qui rend impossible à reconnaître ce qu'ils ont voulu dire : il faut donc marcher à peu près et tâcher de ne pas em- brouiller la science , si cela est possible , en ne dérangeant pas toujours les noms déjà adoptés; c'est ce que j'ai tâché de faire. Toutes les descriptions où j'ai trouvé l'indication de l'aile entièrement transparente, je les ai réunies à la R. ophiopsis qui présente ce caractère à un plus haut degré que les autres; toutes les autres ont été réunies à la R. no- tata de Fabricius, plutôt par la taille des figures que pour toute autre raison ; mais quand il n'y a pas de moyen positif de reconnaissance , je crois qu'il faut tran- cher, plutôt que d'établir sur le papier une controverse avec Cl. IX. Pc. 66. ses lecteurs pour vouloir absolument leur faire goûter ses raisons , ce qui , le plus souvent , n'aboutit qua leur faire partager sa propre incertitude. R. Serpentine. R. ophiopsis. Linné. — Linn., Sj-st. nat. éd. de 1767, t. 1. 2 e part. p. 916. — Linn. , Fauna suecica. 1617. — Fab. , Species ins. , t. 1 , p. 402 , n° 2. — Fab. , Mantissa , t. 1 , p. 25 1 , n° 2. — Fab., Ent. Sjst. t. 2, p. 99. — Latreille, Bulletin de la société philom, , n° 20. — Latreille, Hist. des Crust. et ins. , t. i3,p. /[5. — Rossi, Fauna etrusca, t. 2, p. 18. — Cederhielm. , Fgunœ Ingriœ prodromus. , p. îfo, n° 435. — Lepelletier et Serville , Encj., meth., 1. 10, p. 268. n° 1. — Schummel , Beitrage zur ent. Schlesien. , i cr cah. p. 12. R. Xantossigma. , fig. 2. a. b. R. capite postice cuneato-angustato ; ocellis sub-obso- letis; stigmate elongatopallidefuscojlavo, vena unica transversali. Hab. Paris. Noire, tête fortement ponctuée , rétrécie postérieurement en forme de coin arrondi , trois ocelles , labre très avancé , fauve ainsi que les mandibules qui ne sont pas très sail- lantes ; antennes jaunâtres à la première partie de leur lon- gueur ; corselet pointillé non dilaté sur les côtés, mais lé- gèrement en dessus à la partie postérieure, jaunâtre en dessous longitudinalement, segments supérieurs de l'abdo- men un peu bordés de jaune , ailes transparentes nervées de fauve clair , stigmate de la même couleur, oblong, traversé par une seule nervure ; pattes jaunâtres, les fémurs posté- rieurs inoins enfumés. Cette espèce se trouve aux environs Cl. IX. Pl. 66. de Paris: la larve, selon MM. Latreiile , Lepelletier et Ser- ville, est brune avec cle petites raies longitudinales, arquées, pâles. Cette description la rapproche beaucoup de celle que j'ai figurée. J'avais autrefois élevé cette espèce , mais la note que j'en avais gardé ainsi que les figures , ne se sont pas retrouvées : je l'avais prise sous l'écorce d'un pin , dans les montagnes du Dauphiné ; ce qui me ferait croire que c'est bien là l'espèce de Linné , car il indique la même lo- calité ; du moins c'est bien celle nommée ophiopsis par tous les auteurs , et j'ai cru devoir lui restituer son nom. R. Notée. R, notata. Fab. , sp. ins. t. i , p. 402-1. — Fab. , Mant. t. 1 , p. 2.5 1-1. R. ophiopsis. Scop. , Carn. p. 272-711. — Sulzers. , Caractères des insectes, pl. 17, fig. 102. — Roezel. , t. 5, p. i3o, pl. supp. 21, fig. 6, 7. — Geoffroy, Hist. des insectes, t. 2, p. s33, pl. i3. fig. 3. e, f. g. — Fourcroy, Entom., parisiana, t. 2 , p. 35o. — SchraxNK, Enum. ins. aus., p. 317, n° 636. . — Scheff. , Elément. Ent. tab. 107. — Scheff. , Icônes ins., tab. 95, f. 1,2. — Degeer , Mém. ins. t. 2 , p. 92, tab. 25 , fig. 4- à 9. — Panzer. , Fauna. ins. Germ., fas. 5o, f. 11. — Lepelletier et Serville. , Ency. meth. , Entom. t. 10, p. 269, n° 2. — Schdmmel, Beitrag. zur Entom. ScMesien. , n° 1. p. i3,n» 3. f. R. capite postice laleribus rolundato-prominiilo , tenuis- sime transversim rimoso-punctalo , ocellis distinctis ; stigmate trapezoïdeo , infumato ut plurimum venis duabus obliquis transversalibus . Hab. Paris. Noire , tête chagrinée , arrondie postérieurement et ré- trécie en forme de col avant la jonction avec le corselet ; Cl. IX. Pc 66. trois ocelles , une bande longitudinale s'étendant de ceux-ci jusqu'au vertex, lisse , rougeâtre ; mâchoires très avancées , tridentées , rougeâtres , antennes jaunâtres dans le premier tiers de leur longueur , corselet renflé à son milieu , cha- griné ; bord des segments de l'abdomen un peu jaunâtre inférieurement ainsi que les pièces qui le terminent; ailes transparentes, légèrement lavées de jaune à leur base; nervures noires, velues, stigmate brun clair, traversé le plus ordinairement par deux nervures, quelquefois par une seule fourchue , quelquefois aussi par trois ; j'en ai un in- dividu dans ma collection, qui offre ce caractère : pattes jaunâtres avec les fémurs bruns , entièrement couverts de poils courts et raides , noirs. Trouvé à Versailles , à Saint-Cloud ; la larve que j'ai éle- vée venait de cette localité , sous une écorce d'arbre dans une grande allée du parc : en avril. R. ophiopsis. Schummel , Beitrag. zur ent. Schlesien , p. 10, n° 1. fîg. a. b. c. d. e. f.g. h. i. k. R. capite postice cuneato, angustato ; ocellis distinctis ; stigmate trapezoïdeo univenoso. ( Vena passim ad mar- ginem anticum furcata. ) M. et f. Tête rétrécie postérieurement en forme de coin , ocelles distincts , stigmate trapézoïdal ( brun ) , traversé par une seule nervure souvent fourchue à sa partie supérieure. Silésie. Je ne connais cette espèce que par la description et la figure de l'auteur; cette figure paraît offrir des différences avec les autres espèces , mais je ne sais pas pourquoi l'au- teur a pensé , contrairement à tous ceux qui ont décrit la Raphidia ophiopsis sans taches aux ailes , que son espèce avec un stigmate brun ainsi qu'il l'indique lui-même , de- vait être l'espèce de Linné. Je ne sais non plus pourquoi Ct. IX. Pl. 66. il rapporte à son espèce la figure de Degéer plutôt que toute autre ; cette figure est peu reconnaissable et la des- cription de Degéer se rapporte aussi bien à la R. notât a qui paraît plus répandue ; je crois que quand les figures des auteurs laissent beaucoup à désirer il faut les rapporter, quand il y a quelques rapports de taille et de formes , aux espèces les plus connues. Peut-être un jour posséderons-nous cette espèce et pour- rai-je compléter sa description : je crois que jusque-là on peut lui laisser le nom de l'auteur , quoiqu'il fasse double emploi. R. crassicorne. R. crassicornis. Hartl. — Schummel, Beitrag., zur ins. Schlesien., n° i, p. i5, 6g. 4- R, capile postice lateribus rotundato-prominulo , glabro ; ocellis nullis; stigmate elongato , venir transversali- bus nullis. Hab. Silésie. Tête arrondie postérieurement sur les côtés , glabre ; pas d'ocelles , stigmate allongé sans nervures transversales. Je ne connais cette espèce que par la figure et la descrip- tion de l'auteur. Ci. IX. Pi. 66. EXPLICATION DE LA PLANCHE. Fig. t. a. Tête et corselet de la R. ophiopsis. b. Les ailes. c. Stigmate. d. Variété de nervure. Fig. a. a. Raphidia notata. b. Tête et corselet grossis. c. Ailes. d. Stigmate. e. Labre. f. Mandibule. g. Mâchoire et palpe. h. Lèvre et palpe. j. Corselet se repliant sur lui-même et enveloppant tout le corps. h. Base dé l'antenne. I. Patte. nt. Portion du tarse pour faire voir le troisième et le quatrième articles. n. Crochet des tarses de deux pattes. o. Terminaison de l'abdomen mâle. On y voit les quatre cro- chets entre lesquels s'avance l'armure copulatrice , et au- dessus la terminaison de l'abdomen où se trouve l'anus. p. Terminaison de l'abdomen femelle ; la tarière , ses ren- forcements haut et bas, et les petites pièces mobiles qui les terminent. q. La larve grandie. La grandeur naturelle à côté. r. La tête de la larve vue en dessous; on voit facilement le labre en arrière et toutes les autres pièces dont elle se compose , ainsi que la bande longitudinale destinée à se séparer dans les métamorphoses, r r. Les yeux de la larve. s. Une patte de la larve. t. Opération de tirer la tête de son ancienne peau. v. La nymphe grossie. Fig. 3. Tête et corselet de la R. ophiopsis de Schùmmel. a. Ailes. b. c. Stigmates. Fig. 4- «• Tète et corselet de la R. crassicornis Hartl. b. Ailes. c. Stigmate. A. Percheron. FÙ/.2.H. Kaphid la /. Porrh/rnn ,iii. rm/. f/rJ '. If. RémonJ imp. ttoittàwe jctt/p îtfBWfe Classe IX. Pl. (î , ~. ONTOPHAGE. ontophagus. Latveille. ■ O. onde. O. undaius. Guérin. O. ovalis globatus. Capite rotundo , thorace globoso , glauco-viridi, lœvissimo nitentique paulisper antea rugoso. JE Ij tris sulcatis viridi-nigrescentibus , in rnedio vitlâ sinuosâ et ad suturam postice leviter bimaculato- flavis. Infrà et pedibus nigro-viridentibus. Long. 18 mill. ; larg. 9 1/2 mill. Sa tête est arrondie , rebordée , noire en avant et d'un vert glauque en arrière ; ses bords ne sont pas toui-à-fait arrondis, ils sont coupés par pans , dont les angles spnt un peu arrondis : on observe au tiers postérieur une élévation transversale assez saillante , en avant de laquelle il y en a une autre arrondie et moins élevée ; les côtés de celle-ci sont prolongés obliquement jusqu'au bord : les antennes sont jaunes. Le corselet est d'un vert glauque très frais , il est très bombé , rebordé*, fortement pencbé en avant ; il a une échancrure assez profonde pour recevoir la tête ; il est plus large que l'abdomen , à peu près de sa longueur , et terminé postérieurement en un grand angle qui rentre dans l'angle correspondant formé par la base des élytres. Sa par- tie postérieure est très lisse et luisante ; il est finement ru- gueux en avant , avec une impression de chaque côté et un sillon longitudinal au milieu. Les élytres sont sillonnées , arrondies postérieurement , d'un vert noirâtre avec une bande jaune fortement sinuée et transverse au milieu , et deux petites taches de la même couleur en arrière près de la suture. L'abdomen dépasse un peu les élytres; il est d'un vert noirâtre en dessous; le dessous du corselet et les pattes sont de la même couleur ; on observe des poils jaunes Cl. IX. Pl. 67. sur les pattes , les bords de l'abdomen et ceux du corselet. L'individu d'après lequel nous avons fait la description qui précède , est une femelle ; depuis nous avons vu le mâle, qui n'en diffère que par la présence d'une corne aplatie , qui remplace l'élévation transverse dont il a été question dans la description de la femelle. Cet insecte vient de Madagascar. Guérin. 6 7 . Ontopliagnis undatus, £uérin/ bffef as • - 1 ?t<-»><>™i unp . Classe IX. Pl. 68. UROCÈRE. urocerus. Geoff. U. lefebvre. U. Lefebvre. Guér. V. capite atro , macula magna , Jlava , utrinque inter oculos et thoracem; antennis Jlavis , articule- primo ni- gro: thorace atro . Ab domine ferrugineo segmento primo , basi secundo ultimoque nigris , pedibus villosis , femo- ribus nigris , tibiis tarsisque flavo -ferrugineis. Alis hyalinis infumatis , basi incoloribus — Mas. Long. 20 mill. ; enverg. 33 mill. La tête est noire , ponctuée , velue , avec une grande tache ovale , glabre , d'un jaune vif, placée de chaque côté et derrière les yeux. Les ocelles sont brillants , noirs. Les yeux sont noirs; les antennes sont d'un jaune ferrugineux avec le premier article noir ; le thorax est noir , velu , ponctué , avec deux très petites taches jaunes der- rière Técusson. L'abdomen est presque cylindrique , peu aplati , sans poils ni points enfoncés , d'un jaune ferrugi- neux avec le premier segment , une grande tache sur la base du second et le huitième noirs. La petite pointe qui ter- mine le dernier est également noire. Toutes les pattes ont la cuisse et le trochanter noir, avec la jambe et le tarse d'un jaune un peu ferrugineux. Les ailes sont transparentes , à nervures brunes ; leur base , jusqu'au tiers de la longueur, est incolore ; le reste de leur surface est légèrement enfumé. Ce bel insecte , dont nous ne connaissons que le mâle , n'est pas décrit par Klug ; il ressemble beaucoup au mâle' de l' Urocerus gigas des auteurs ; mais il en diffère , parce que dans celui-ci les ocelles sont rouges , que l'extrémité de ses cuisses est jaune , et que ses jambes postérieures , ainsi que leurs tarses , sont toujours plus ou moins tachés Cl. IX. Pl. 68. de noir , par la coloration des ailes et par plusieurs autres caractères d'une moindre importance. Il a été trouvé en Sicile par notre ami M. Alexandre Lefebvre , qui nous l'a communiqué, et à qui nous nous faisons un vrai plaisir de le dédier. Guérin. Juin 1833. I . IX Urocerus Lefièwres £ucrtk< '""" NJlmtftmt imp Classe IX. Vi.. (î<). ENCEPHALUS. encephalus. Kirbj ■-. E» replié. E. complicans. Kirby. Parmi les divers moyens à l'aide desquels les insectes peuvent se défendre lorsqu'ils sont attaqués par leurs en- nemis , l'imitation instantanée de la mort est un des plus efficaces. Cet état est produit de différentes manières; dans quelques insectes , comme dans les Ptinidœ , les membres sont simplement placés le long de la poitrine , dans d'au- tres, comme dans les Histeridœ et les Byrrhidœ , ces or- ganes sont subitement repliés et reçus dans des cavités qui existent à cet effet sur la face inférieure du corps. Enfin d'autres insectes se roulent en boule , en fléchissant les deux extrémités du corps sous la poitrine , ainsi qu'on l'ob- serve dans le genre Agathidium de l'ordre des Coléoptères , dans les Leiodes , Clambus Fisch. ( Dermes tes Armadillo De Géer) , ainsi que dans la famille Chrjsididœ de l'ordre des Hyménoptères. Mais l'exemple le plus remarquable de ce moyen de défense se voit dans Y Armadillo vulgaris Latr. , qui , lorsqu'on le tourmente , se roule en une masse parfaitement globuleuse , laquelle ressemble à une perle rayée et d'une couleur grise. Il n'est certes pas étonnant que des personnes ignorantes les aient prises pour des perles. Swammerdam raconte qu'une de ses servantes ayant rencontré un certain nombre de ces insectes ainsi roulés sur eux-mêmes , et croyant avoir trouvé des perles d'une espèce de corail , se mit à les enfiler ; mais il arriva bientôt que ces petits êtres , qui se roulent ainsi par crainte et pa- raissent comme morts , étant obligés de renoncer à leur ruse , commencèrent à se mouvoir , ce qui étonna tellement la servante, qu'elle les rejeta , poussa des cris , et se sauva. Dans ces exemples, l'abdomen est fléchi sous la poitrine - % Cr.. IX. Pl. 69, mais dans l'insecte dont je donne ci-dessous la description , l'abdomen , au contraire , est renversé au-dessus des élytres , sur lesquels il se ferme très exactement au moyen de ses bords relevés ; la tête , cependant , est pliée sur la poitrine , de sorte que l'insecte , ainsi que le dit M. Rirby, ressemble exactement à une très petite pierre ronde et d'une couleur noire brillante. Cet insecte appartient aux Staphjlinidœ, et fait partie de la famille des Aleocharides ; il fut d'abord mentionné par M. Kirby, sous le nom à? Aleochara com- plicans ; mais cet auteur célèbre crut plus tard qu'il était digne de former un genre distinct, qu'il nomma Ence- phalus , et que M. Stephens a adopté dans ses Illustrations of British Entomologj . Coleoptera , vol. V, pag. i63. Il paraît très voisin de quelques-uns des petits et larges Aleochava , tels que YA.fasciala Marsh. — nana Payk. — polita Grav., etc. — Voici les caractères que nous assi- gnons à ce genre qui n'avait encore été établi que dans la collection de Kirby. G. Encephalus. Caput parvum, inflexion. Thorax latus , brevissimus , convçpcus. Eljtra brevia, transversa , de- pressa. Abdomen brève , latissimum, planum , lateribus valde denticulato-marginatis , apice obtuso. Pedes te- nues. Palpi articulo liltimo tenui. Antennœ artieulis ullimis clavatis ut in figura nos trd formata*. E. Complicans. Kirby, mss. Ater, nitidus , thoracis late- ribus, marginibusque eljtrorum et segmentorum abdo- minalium piceis aut rufo-piceis. Pedibus antennisque castaneis. Variât elytris castaneis , marginibus apiceque nigris. Long. 2 mill. ; larg. 1 mill. Cet insecte curieux a été trouvé par M. Kirby, et par Cl. IX. Pl. 69. MM. Rudd et Stephens, pendant l'hiver, dans différentes parties de l'Angleterre ; il se tient dans la mousse. Jusqu'à présent on n'en a pas encore donné un dessin , et il paraît avoir échappé à l'attention des auteurs du continent qui ont écrit sur les Brachelytra. J. O. Westwood. Londres, 12 avril i833. 6 9 . Wêshoood dpi. Encephalus complioasur, Kirbi,. &or/tierp sctdp . Clause IX. Px. ■jo , -t et -i. DU GENRE LEUCOTHYREUS DE MAC LEAY ET DE SES AFFINITÉS ; Par J. 0. Wkstwood , F, L. S. , etc. Le développement des caractères des animaux qui ont été choisis par les Naturalistes comme types de 'genres , est un des sujets les plus intéressants de la Zoologie , surtout lorsque, par suite de quelque inexactitude dans la descrip- tion première , il est arrivé que des espèces , dont les carac- tères génériques ne s'accordent pas complètement avec les genres auxquels on les rapporte, ont été cependant regardées comme faisant partie de ces mêmes genres. C'est ce qui est arrivé pour le Lamellicorne , dont M. Mac Leay a formé le genre Leucothyreus dans ses Horœ Entomologicœ, et qu'il a placé dans sa famille des Ano- plognatidœ parmi les Petalocera Thalerophaga , qui répon- dent aux Scarabées desjleurs et des arbres de De Géer. Parmi les caractères donnés par M. Mac Leay à ce genre, les suivants sont surtout remarquables : « Labrum magnum , anticè lobatum , lobo vix obtuso. Man- dibulœ brèves , subtriquetro-trigonae , supra plana? , apice cras- siores, integrae, obtusae , extùs arcuatae , pilosae , intùs suba- cutœ. Maxilice mandibuliformes , valida? , brèves, vix arcuatae,, sed medio quasi fractae , apice obtusae, sub-bidentatae. Mentum transversum , subquadratum , basi palpigerum , medio anlicè producto ; processus hujus apice crasso , vix recurvo , profonde emarginato. Caput subquadratum , transversè suturatutn , clypeo semicirculari , margine reflexo. Corpus oblongo-ovatum con- vexiusculum; thoracis lateribus sinuatis; sterno haud producto. Pedum femora haud incrassata ; tibiis anticis extùs vix trideu- talis. Tarsorum ex unguibus unus indivisus aller bifidus. » Dans les figurés qui accompagnent la description, les ma- Cr.. IX. Pi.. 70 , 71 H 7 ■>.. nom de Aulacodus Flavipes qu'il a regarde comme étant voisin de YAnomala, mais qui , d'après la description que l'on en a donnée, est évidemment allié au Leucothyreus. Les caractères suivants ont été choisis de la description généri- que de cet insecte. 'Tarsi antici articulis 4 ultimis dilatntis. Spina perpen- dicularis inler femora antica. Mandibula cornea, bre- vis, obtusa, intiis cultratim dilatata, medio longe pilosa, ante apicem profunde emarginala. Maxilla processu interno compresso rotundato , dense ciliato , processu apicali crasso /\-angulari, apice subtruncato, sulcisque duobus profundis transversis exarato , exliis pro palpi capituli receptione quoque excavato. Palpi filiformes, brèves. Antennœ 10-articulatœ, articulis duobus ante clavam brèvissimis transversis, clava tri- articulât a. Cet insecte est long de 5 lignes et demie , d'une couleur noire mélangée de vert, ses pattes sont fauves. Parmi les caractères qui ont été donnés par Eschscholtz , celui qui est tiré de l'épine qui se trouve entre les cuisses antérieures, est le plus remarquable ; sans sa direction perpendiculaire on pourrait être porté à croire que cela est produit par la partie antérieure du mésosternum , établissant ainsi un rapprochement entre ce genre et les Anoplognathus. Dans un exemplaire de l'Entomographien, dont M. Echs- scholtz a fait hommage à M. II ope , cet auteur a écrit au crayon , en face du nom de Y Aulacodus , les mots « Leuco- thyreus, Mac L. >♦ En comparant cependant les deux séries de caractères qui se trouvent ci-dessus , on verra que ces deux genres , quoique très voisins , ne sont pas cependant identiques. M. Guérin a donné la figure d'un insecte , dans son Ico- nographie , Ins. pi. 24 bis, fig. i , auquel il a donné le nom de Leucothyreus nitidicollisj mais qui paraît être un con- Cl. IX. Pi,. 70 , 71 et 72. génère de X Aulacodus d'après les figures des antennes, des mâchoires et des tarses qui accompagnent la figure prin- cipale. Dans le bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou ( vol. 1 , 1829, t. 1 ), il est dit que M. Zoubkoff* avait envoyé à M. Fischer un insecte du Brésil , auquel M. Zoubkoff a proposé de donner le nom générique de Bolax, et M. Fischer celui de Dolax Zoubkovii. On a de plus avancé que ce genre fut plus tard regardé comme identique avec les Leucothyreus de Mac Leay et Y Aulacodus de Esch- scholtz; ce dernier nom, quoique n'ayant point la priorité, ayant été préféré, on n'y a point ajouté les caractères, soit du genre ou de l'espèce. Des figures ont été données de deux insectes que l'on a dit être les sexes de cette espèce ( Zoubkovii ) ; celui qui est désigné comme étant le mâle, ressemble, quanta la forme, au Leucothyreus Kirbjanus , d'une couleur noire, mais dont l'abdomen est d'une cou- leur roussâtre sombre ; la femelle est d'une forme plus ré- trécie , a la tête plus large , le thorax et la tête rouges , les élytres fauves , et les pattes noires et couleur de poix à leur base. On y a aussi joint des dissections, mais on n'a pas dit à quel sexe elles appartenaient. Les antennes sont représen- tées comme ayant 1 1 articulations , et les ongles des tarses comme étant tous bifides. Je n'hésite pas à regarder par l'analogie ces caractères comme étant erronés. La mandi- bule est dessinée comme étant" obtusément falciforme et ayant une dent qui est forte, centrale, interne et considéra- blement ciliée ; les mâchoires sont terminées par trois sil- lons profonds qui forment ainsi quatre dents obtuses, les palpes maxillaires sont grêles , la lèvre est large , courte, et sa partie antérieure est beaucoup plus avancée que dans le Leucothyreus. M. Hope a eu la bonté de me fournir l'occasion de dissé- quer et de dessiner un insecte du Brésil ( voyez pi. 7 1 ), qui me paraît s'accorder, quant à la forme et la couleur, avec Cl. IX. Tl. 70, 71 et 72. l'échantillon noir ou mâle du Bolax Zoubkovii, et qui présente les caractères suivants. Les antennes ont évidem- ment 10 articles ; la 7 e articulation est en forme de coupe. Les mandibules sont comme dans mon Loxopyga, et n'ont point de dent centrale , mais elles sont garnies , vers le centre du bord interne , d'une couche épaisse de cils ; la partie molaire de la mandibule est large et presque car- rée , et présente des sillons transverses ; les mâchoires sont terminées par deux dents obtuses et inégales ; la plus grande présente plusieurs sillons rudiinentaires ; la lèvre est courte et large : la partie centrale avance considérablement sous la forme d'un lobe quadrilatère, comme on le voit dans le Bo- lax. La tête est presque aussi large que le thorax , le cha- peron transversal et les élytres ovales oblongues ; les tarses antérieurs ont les 4 dernières articulations très dilatées, et les ongles sont formés comme dans le Leucoihjrcus , mais ils sont beaucoup plus petits. Le presternum et le mesosternum sont tous les deux simples. Un autre échantillon du Brésil, que j'ai disséqué, et qui correspond par sa couleur et sa forme avec l'espèce fauve ou femelle du Bolax Zoubkovii, ressemble au précédent excepté dans les particularités suivantes. La tête est plus petite , les tarses antérieurs ne sont pas aussi dilatés, et les mâchoires ont quatre sillons profonds qui forment 4 dents obtuses et une plus aiguë ; les antennes ont 1 o articu- lations. Un autre insecte très voisin du dernier, ou, comme on le pense , la femelle du Bolax , m'a fourni par la dissection des caractères qui justifient la séparation que j'en ai faite d'avec le genre précédent , sous le nom de Loxopjga ( voyez pi. 72 ). La tête est large , les antennes n'ont que 9 articulations , et l'abdomen est tronqué obliquement ; la dernière articulation est presque aussi large que toutes les précédentes ; les mâchoires sont terminées par une large masse qui présente trois sillons transverses ; les mandibules Cr,. IX. Pi.. 70, 71 . '„ , , pies. ) avancé. j holax ' SWfr Tous les ongles bifides J slpogonia. Kirby. Tarses anté- j Tête petite. | f.eucolhyreus. Mac L. rieurs peu >. dilatés. J Tête large. | Melolonth. obsc. lab. Ahtenmîs de) /Menton couv. 1 9 articles. \ Tarses anté- \ d'une barbe > Géniales. Kirby. rieurs très < épaisse. * dilates. j Menton légère- ) , „ r , ment velu. ! ^xo PrS a. Wcstw. Cl. IX. Pt. 70, 71 et 72. EXPLICATION DES PLANCHES. PI. 70. Fig. 1. Leucolhyr eus Kirby anus , Mac Leay, un peu grossi. 2. Sa tête très grossie, vue en dessous. 3. Labre. 4* Lèvre inférieure. 5-6. Mandibule. 7, 8. Mâchoire. 9. Antenne. 10. Patte antérieure. 11. Thorax*^ia. Abdomen. PI. 71. Fig. 1. Bolax Zoubkovii. Fischer, un peu grossi. 2. Labre. 3. Lèvre inférieure. 4>5, Mandibule. 6, 7. Mâchoire. 8. Antenne. PI. 72. Fig. 1. Loxopyga bicolor, Westvvood , un peu grossi. 2. La tête très grossie , vue en dessous. 3. Labre. \. Lèvre inférieure. 5, 6, 7. Mandibule. 8, 9. Mâchoire. 10. Antenne. 11. Patte antérieure. 12. Tarse posté- rieur. i3. Abdomen. J. O. Westwood, The Grove , Hammersmith near London. 4 mai i833. / 7°- Leucothyreus Kiriyanur, Mac/m*/. Gtrmud 7* E oLlX ZoidthoVU/, Fischer J2 < Loxopwa h ico for, Westwopd . (rrraad se. N. lïenwnd unp. Cl. IX. Pl. ?3. TRIGONODACTYLE. trigonodActyla. Dejean. Nous avions figuré cet insecte , et nous allions le publier quand le Species de M. Dejean a paru ; comme il y avait établi ce genre, nous avons cru devoir abandonner le nom que nous nous proposions de lui donner , et nous avons adopté celui que M. Dejean lui assigne dans son ouvrage. Cet insecte étant encore peu connu , et le genre dans lequel on Ta placé ne comprenant que deux espèces , nous avons pensé que la figure que nous en donnons ici ferait plaisir , aucune des deux espèces n'ayant encore été représentée. Sp. 1. T. terminée. T. termiiiata. Dejean. Long. 10 millim.; larg. 3 millim. T. depressa; capite brunnea , punctato ; thorace rujo , cordato, punctato; cljtris iestaceis , apice aigris ; pe- dibus testaceis. Du Sénégal. Dej. Spéc. desColéopt. t. 5. i re partie, suppl. p. 289. sp. 2. Sp. 2. T. céphalote. T. cephalotes. Dejean. Long. 8 mill.; larg. 2 millim. 1/2. T. depressa, brunnea; thorace cordato; pedibus eljtris- que testaceis, macula oblonga suturali brunnea. Des Indes-Orientales. Odacantha cephalotes. Dej. Spéc. des col. t. 2. suppl. p. 439» n° 3- EXPLICATION DE LA PLANCHE. Fig. a. Grandeur naturelle de l'insecte. b. Trigonodactyla termiiiata grossi. c. Son antenne grossie. d. Une patte antérieure grossie. Guerin. Novembre 18Î.I. / 7$ Tri o'oiio Aactvla terminata, Bej'. a,,/ JV '.Jiemond vi Classe IX. Pl. 7/,. AMALLOPODE. amallopodes. Lequien. - / Antennes filiformes, atteignant la moitié des élyties, de onze arti- cles cylindriques , le troisième un peu plus long seulement que le qua- trième. Palpes inégaux ; les maxillaires notablement plus longs que les labiaux; dernier article ovale , tronqué , pas plus long que le précédent. Mandibules assez longues, fortes, arquées, dentées intérieurement, ayant une échancrure au côté externe. Labre petit, visible seulement à l'éebancrure du cbaperon. Tête ayant au milieu une ligne longitudinale enfoncée. Corselet en carré transversal, dilaté à ses angles antérieurs ; la dila- tation étant prolongée en une épine forte , aiguë, recourbée en arrière ; angles postérieurs arrondis. Écusson arrondi postérieurement. Elytres un peu ovalaires , plus larges au milieu et à l'extrémité ; angle suturai rentrant, sans épine à la suture. Pattes longues, égales : cuisses mutiqucs ; jambes antérieures pres- que lisses ; les intermédiaires et les postérieures munies intérieurement d'une double rangée d'épines. Tarses sans brosses en dessous ; le premier article alongé , plus long que les deuxième et troisième réunis ; les deuxième et troisième semblables entre eux, courts, triangulaires; le quatrième très grand, aussi long que les trois autres ensemble. Cet insecte vient, avec tant d'autres qui se découvrent tous les jours , nous prouver l'impossibilité de trouver dans nos méthodes , même pour les grandes divisions , des carac- tères tranchés et invariables. Tous les jours on peut se con- vaincre que la nature , se jouant de notre prétention à la* di- viser méthodiquement en classes, sections, genres, etc., n'a laissé aucun intervalle dans la chaîne de ses productions, et que partout où nous trouvons quelques lacunes , nous pouvons être assurés que c'est qu'il manque quelque chose à nos connaissances déjà acquises. Depuis longtemps ou a cherché à prouver la nécessité Or.. IX. Pr.. 74. d'abandonner le système larsal ; et parmi les exemples nombreux qui démontrent son insuffisance, je citerai le genre Triclenoloma , décrit par Gray dans le Règne ani- mal publié à Londres par Griffith *. Cet insecte, regardé jusqu'à ce jour par les entomologistes comme un hétéro- mère , a été rangé par Gray dans les Lamellicornes , et par d'autres auteurs dans les Longicornes. Il est probable qu'il appartient à cette dernière famille : peut-être aussi un exa- men plus approfondi des tarses postérieurs nous condui- rait-il à trouver qu'ils ont cinq articles aussi bien que les antérieurs. Ce fait, s'il était confirmé, tendrait à prouver que tous les Prioniens sont pentamères, et que l'on doit considérer , comme un article distinct , quoique très petit , l'espèce de nodule formé par un rétrécissement à la base du quatrième article. Le genre nouveau dont je donne ici la description ne peut être le sujet d'aucun doute sur la place qu'il doit occuper : que l'on considère les Prioniens comme pen- tamères ou comme tétramères , évidemment il appartient à cette tribu dans la famille des Longicornes , famille dont on a toujours indiqué pour principal caractère : « Tarses de quatre articles, les trois premiers garnis de brosses en dessous ; les deuxième et troisième cordiformes, le quatrième étant bilobé » Et effectivement, dans toutes les espèces connues jusqu'à ce jour , il n'en est pas une qui ne présente cette conformation d'une manière plus ou moins tranchée. Cependant notre insecte a les tarses totalement dépourvus de brosses en dessous ; les arti- cles sont cylindriques, et le quatrième n'est nullement bilobé. Ainsi , laissant de côté la question du nombre des articles des tarses, question dont j'abandonne la décision à de plus habiles , on devra rayer de la liste des caractères des 1 Voy. la description de cet insecte, donnée par M. Dupont jeune, dans le Magasin de Zoologie de Guérin , cjasse IX , pi. 35. Cl. IX. Pr.. 74. Longicornes , celui qui avait été tiré de la forme de ces articles. Ce genre appartient à la première subdivision de la tribu des Prioniens de M. Serville ' , et vient se placer entre les genres Titan et Ctenoscelis. Je ne puis m'empêcher de déplorer ici la facilité avec laquelle on surcharge la science de nouveaux genres ; trop souvent on indique comme ca- ractères génériques les différences qui existent entre les espèces que Ton a sous les yeux , sans penser qu'à tout mo- ment il peut se présenter des espèces inconnues , qui , offrant une nouvelle variété de forme dans les parties que l'on avait adoptées pour caractères , viennent ou détruire le système de classification proposé , ou forcer ceux qui les dé- crivent à en former autant de nouveaux genres , ce que chacun n'est déjà que trop porté à faire. Dans son travail sur les Prioniens, M. Serville partage la première subdivision (ceux qui ont les jambes munies d'une double rangée d'épines ) en quatre genres , qu'il ca- ractérise ainsi : i° Titan. Corselet sans crénelures, fortement triépineux latérale- ment. a« Ctenoscelis. Corselet dilaté et fortement crénelé latéralement , mais sans épines notables. 3° Ancistrotes. Corselet ayant ses angles antérieurs avancés, sensi- blement dilatés , et armés chacun de deux fortes épines. 4° Macrotome. Corselet un peu rétréci en devant , armé latérale- ment (et souvent même à chaque extrémité du bord postérieur) d'épines fines et nombreuses. Ainsi quand même notre insecte n'offrirait pas cette con- formation remarquable dans les tarses , qui suffit seule pour le distinguer , nous serions forcés d'en faire un nouveau genre par la forme de son corselet, qui n'est armé que d'une seule épine de chaque côté. Ne serait- il pas plus na- 1 Voy. Annales de la Société entomologique de France, tom. I", pag. i33. Cl. IX. Vh. 74. turel de se servir de ces différences que présente la l'orme du corselet , comme de simples divisions parmi toutes les espèces que réuniraient, sous un nom générique, des ca- ractères plus importants? A. raboteux. A. scabrosus. Dupont. A, brunneo castaneus , thorace dilution , utrinque unica spina recurva armât , du abus supra fossu lis impresso. Eljtris valde rugosis , marginatis , inermibus , quatuor lineis elevatis inter rugulas leviter apparentibus. Abdo- mine subtus nigriori. Long. 6 1/2 cent. ; larg. (in med. elytr.) 28 mill. Il est entièrement d'un brun marron , plus foncé et presque noir sur la tête, les antennes et l'abdomen; plus clair sur le corselet. La tête a un enfoncement longitudinal au milieu, et deux élévations à l'insertion des antennes; on remarque quel- ques points enfoncés, visibles "seulement à la loupe. Les mandibules sont d'un tiers moins longues que la tête ; la gauche est aiguë , armée antérieurement d'une dent au milieu ; la droite est obtuse et échancrée au milieu ; toutes deux ont une échancrure très prononcée, placée extérieure- ment aux deux tiers de leur longueur : les palpes sont apla- tis , les articles égaux entre eux. Les yeux sont noirs. Le corselet est en carré transversal , cilié de poils roux sur les bords antérieurs et postérieurs ; il présente à cha- que angle antérieur une dilatation denticulée extérieure- ment , chagrinée , et recourbée en arrière de manière à former une épine forte , très aiguë. On voit , placées un peu en arrière, deux très fortes impressions formant des fos- settes profondes. Cl. IX. Pl. 74 L'écusson est arrondi, avec des points visibles seulement à la loupe , et une petite impression à la base très lisse. Les élytres sont fortement chagrinées , rebordées , un peu plus larges au-delà du milieu et à l'extrémité , sans épines à l'angle suturai ; parmi les rugosités , on distingue sur chaque élytre quatre lignes légèrement élevées. Les pattes sont égales entre elles; les cuisses sont lisses. Les jambes, de la longueur des cuisses, sont lisses aux pattes antérieures ; chez quelques individus, peut-être les mâles , on voit quelques épines très petites. Les intermé- diaires et les postérieures sont munies intérieurement d'une double rangée d'épines assez fortes ; elles vont en grossissant depuis l'origine jusqu'à l'insertion des tarses, et sont ter- minées extérieurement par une épine , et par deux inté- rieurement. Les tarses sont pareils entre eux : le premier article est un peu alongé , avec une ligne longitudinale en- foncée en dessus ; les deuxième et troisième articles sont très courts , triangulaires , terminés en dessous , ainsi que le premier , par deux épines droites ; le quatrième est très long , renflé à son extréminé , terminé par deux forts cro- chets simples , entre lesquels on voit en dessous une petite épine. Les anneaux de l'abdomen sont entiers ; on voit sur le dernier, près de son insertion, deux points enfoncés. Ce bel insecte a été trouvé en i83i , par M. Gay, dans un jardin à Taguatagua ( Chili) ; il a été pris aussi à Val- paraiso, par M. Gaudichaud. Je lui ai conservé le nom spécifique que lui avait déjà donné M. Dupont jeune, qui a bien voulu me communiquer l'exemplaire de sa collection. Lequien fils. Novembre i833. 7 4 Aitiallopodes soabroju*. L coûte*) N ■ Jîemoml' imp Classe IX. jN° ;5. ANISOSCÈLE. anisoscelis. Latr. A. a pattes ailées. A. alipes. Guérin. A. antennis brunneis; capite thorace anlice rubris. Scutello eljt risque nigro -viridibus ; circuit u vittisque obliquis luteis; membrana fusca. Pedibus brunneis , Jlavo-linea- tis , tibiis posticis basi valde dilatatis , luteo-sangui- neoque marmoratis. Long. 21 mill.; larg. 11 mill. Ses antennes sont grêles , un peu plus longues que le corps , brunes. La tête est petite , d'un rougeâtre ferrugi- neux , avec les yeux noirs. Le corselet est transversal , avec une pointe assez avancée de chaque côté; il est de la cou- leur de la tête , avec une bande noire transverse en arrière , et une bordure jaune derrière cette bande et sur le bord postérieur. L'écusson est rouge au milieu, brun sur les côtés , avec les bords jaunes. Les élytres sont d'un brun verdâtre , avec la membrane grande , brune enfumée. Leur contour, jusqu'à la membrane , est borde' d'une ligne étroite jaune , qui se ramifie en petites lignes obliques allant de dehors en dedans, et traversant les élytres dans toute leur largeur. Les quatre pattes antérieures sont brunes, avec des bandes longitudinales jaunes. Les pattes posté- rieures sont plus grandes , d'un brun ferrugineux , avec la base de chaque jambe dilatée en une large palette arrondie en arrière , d'un jaune orangé avec de larges taches rouges de sang , et le bord postérieur noir. Les tarses sont jau- nâtres, et le dessous brun varié de jaune. Cette belle espèce vient du Mexique ; elle a été envoyée au Muséum par M. Lebas. Guérin, Mai i834. 7* Allisoscelis ahpes , (mer in . N.Memond tnip . UTO^ teJEWS Classe IX. Vl. 76* ASTATE. àstata. Lalreille, Spinola. A. de Vanderlinden. A. Vanderlindenii . Robert. A. fuscipes. Vanderl. collect. A. nigra , nitida ; ab do mini s segmenlis tribus anterio- ribus rufis ; pedibus fuscis. Long. 6 mill. ; enverg. 17 mill. Il ressemble beaucoup à Y Astata Boops; mais il est pres- que de moitié plus petit. Sa tête est noire , avec quelques poils d'un gris blanchâtre , et des points enfoncés , mais beaucoup moins serrés que dans V Astata Boops. Les pal- pes , la base des mandibules et même un peu la base des antennes sont d'une couleur brunâtre. Le thorax est noir , luisant , avec quelques points enfoncés très éloignés les uns des autres . et légèrement velus ; le métathorax est rugueux , avec les rides obliques plus serrées et plus régulières que chez Y Astata Boops. L'abdomen est noir, avec les deux premiers segments , ainsi que la plus grande partie du troi- sième, d'une couleur roussâtre pâle ; le dernier segment est brunâtre. On remarque, de même que sur le corselet, des points enfoncés très distants , mais moins marqués. Les pattes sont entièrement d'une couleur brunâtre , avec les cuisses un peu plus foncées. Les ailes ont une légère teinte obscure qui commence vers le milieu et s'étend jusque près de l'extrémité. Des environs de Liège. Je n'ai jamais trouvé que cet in- dividu , qui , je crois , doit former une espèce distincte de Y Astata Boops. Feu Vanderlinden , de Bruxelles , à qui je l'avais d'abord communiqué , lui donna le nom de Fuscipes, que j'ai changé en celui de Vanderlindenii , en l'honneur de ce savant entomologiste , ravi trop tôt à la science. Ch. Robert. 7» Astata 1/anderhndenu , Robert. /\'<>/>f/1 />///<< N. Rmntmd itnpr CtASSE IX. Pi,. ^7. POLYBOTRIS. polybotris. P. Crésus. P. Crœsus. Dupont. P. supra nitida chryseo-viridiqite refulgens; thoracc trans- verso laleribus rolundatis , postice latiori punctato-ci- catricoso} elytris convexis gradatim attenualis, utrinque sinuatis striatis sparsimque cicatriculosis : subtus pune- tata , nilidissime viridi-aurea. Long. 4 1/2 cent. ; larg. 18 mill. Ce superbe insecte est , en dessus , d'un vert métallique très brillant , à reflet d'or plus ou moins clair. La tête est petite, avec une impression en forme de cœur renversé entre les yeux ; on voit dans le milieu de cette impression une petite élévation longitudinale bordée par deux canne- lures très ponctuées ; le reste de la tête est parsemé de gros points plus nombreux en avant qu'en arrière. Les yeux sont noirâtres ; le corcelet, moitié moins long que large , et. très rétréci antérieurement, a une impression longitudinale assez profonde dans son milieu, et plusieurs autres irré- gulières où les points se confondent à mesure qu'ils ap- prochent des bords latéraux postérieurs ; il a en outre quelques parties en relief, presque rondes et luisantes. Les élytres sont longues , assez convexes, et rétrécies à leur extrémité ; elles sont striées irrégulièrement par des ran- gées de points, et couvertes de petites cicatrices remplies de poils grisâtres. On remarque, auprès de la suture, de longues taches cuivreuses interrompues, ainsi qu'une plus grande de même couleur , et ronde , aux deux tiers de leur longueur. Le dessous du corps , ainsi que les Cl. IX. Pl. Tr pattes, est ponctué et du plus bel éclat doré : chacun des trois anneaux du centre de l'abdomen a deux grandes plaques latérales ovales et très luisantes. De Madagascar. Dupont jeune. 77- PO ly\) tri S (rœSUS , Dupont A . J\e/rwnd urtfj. PSELAPHIORUM MONOGRAPHIA CUM SYNONYMIA EXTRICATA ' ÀUCTORIÏ CAROLO AUBE Socictatis Entomologicœ Gallicœ sodalc. AD LECTORES. Etsi nitidissimis coloribus cnitent , aut magni- tudine quasi gigantea, et forma ferè barbara, arri- piant oculos peregrinainimregionuminsecti, non minorem observatoruni admirationem nostratûm insectorum fabrica provocat, et natura maxime mirandain minimis nos tris opibus externas Ento- mologie divitias anteponere vetat: Quodquidem magis ac magis Entomologis hodiernis confir- matur , quippequi micrographicis laboribus incumbunt , et jamjam notatis novum opus mi- raculis refertum addit quisque dies; sic genus quodcumque sit insectorum, microscopicis dicam speciebus conflatum , suam peculiarem descrip- tionem et monograpbiam , ut aiunt , jam possidet. Cl us Mûller Elmides illustravit , Scjdmem Cl or Kunze et Dcnny solertiam fugere non x833. " PSELAPHIORUM potuerunt , a Ci° Germar et Cl Kirby Apiones fueruut rccensiti , Cl us Illiger Àlticarum genus edidit , et Cryptopliagi et Scaphidia Cl Schuppel gémis Ptiïium tribuerunt. Plures adhuc super- sunt clarorum auctorum productiones, quas hic numerare longius et supervacuum est; sed in- tcr eas non tacendœ et prœtermittcndse sunt Cl 1 Reichcnbach et Cl 1 Denriy Pselaphiorum mo- nogi aphiœ. Rndis antea indigestaque moles, Pse- laphiorum familia obscura adeo hucusque deli- tuerat , ut neniine , nisi pro sua virili parte , et ad libitum species déterminante, in quacumque insectorum collectione Pselaphiorum quisque va- rium nomen obtineret. Sed eorum Entomologo- rum patientia huncce scientise campum diligentcr adeo exaravit, ut vix specilegii quidquani reli- querint. Quorum vestigiis hacrentes et novam monographiam Pselaphiorum proponentes, eo- rum monumenta eruere aut minoris pretii facerc in mentem non venit; etenim quidquid novi de Pselaphiis tenemus, ut supplementum tantum- modb eorum laboribus et addimentum pubJici juris lieri meretur, sedEntomologorum , prœser- tim nostratûm , commodo consulentes temporis et pecuniae dispendium , investigationum tœdium et difficultates , lectoribus parcere voluimus; nam in nostris bibliothecis publicis operorum prsedic- torum alia dcsunt , rarissime apud nos caetera veneunt, et vixPactolii auriferi lluctus sufïicerent nunc ad emendum omnia quœque acta acade- MONOGRAPIIIA. 3 mica, mole sua atlantica, cœlum jamdudum inva- dere minantia, in quibus de nostris Psclapkiis quidpiam passim agitur. Igitur rariorum Cl 1 Ptei- chenbach et CV Denny operum nectareum suc- eum praedantes, clarissimorumque Leach, Illi- ger et caeterorum , in periodicis collectaneis , disseminatas gemmas insectantes et in unum coercentes , hunece primogenitum alienis doti- bus ornât uni Entomologiae sectatorum gratia prelo subjicimus. Imperfectum opus quidem, sed ad manum et utilitate sua forte commendan- dum. Gratum opus insecticolis et optatum valdè, scdarduum tentavimus, nostris conatibus lectores îndul géant. Sexto die nonarum octobris scripsimus Parisiis Anno Christi M. DCCC. XXXJII. PSELAPHIORUM PROEMIUM. In minimis insectorum , elytris abdomen in parte tantum tegenlibus, adnumerandi sunt Pselaphii , intimam adeô eum Staphylinis afnnitatem proferentes, ut alii ab aliis in systemate an distinguendi sint dubitemus. Etenim non so- lum figura et habitu conveniunt , sed etiam Staphylinorum mores omninô referunt, etquod prrccipuum nobis videturani- inalibus substantiis pari modo vescuntur ; nam , ut in caeteris generibus insectorum carnivorum , pedes ad cursum quam maxime idoneos, mandibulasque longas admodum et acutas pracbent et naturae indagatio non secus ac analogia rem ad evidentiam usquè facit manifestam ; quum Cl" s Skim sbire Anglorumentomologus Euplectum sanguineum tenuissimos Acaros incredibili aviditate vorantem observasse refert. Intimum Pselaplliorum vivendi genus adbuc penè deside- ratur: per diem in latebras suas sese recipiunt,speculatorum oculos fallentes, nec nisi appropinquante nocte, solummodo propter venationem et generationem vagantur. Ad seram igitur eorum disquisitionem incipere decet ; qua3quidem solis ad occasum et cœlo sereno , in pratis floribundis aut per sylvas umbrosas , lenteario rete gramineas berbas per- cutiendo instituendaest; quœdam Pselaplliorum gênera alias peten'da sunt ; Clavigeri et Batrisi formicarum cuniculos inter quseruntur. Cl 1 Clievrolat et Lucas sicut et nos in ligno carioso, vel ad truncorum radiées jam formiculis fulvis occu- patas sub bypnis detexerunt Batrisos; lignum putrefactum humore imbutum plantarumque détritus Bythinis pla- cent : et rêvera sub arborum jampridem mortuorum cor- ticibus in bumido stantibus Bythinum Curtisii piaesertim reperire juvat , et in fimo ad culturam cucumidis melonis preparato sese delectatur Euplectus Kirbii. Vix nullum inter mares et feminas in plerisque Psela- MO.NOGKAPHIA. 5 pbiorum gentrilms, intercst discrimen, quod saltem sic ba- bere contendimus, qua de récura Angli& Entomologis liaud parum dissidentes: hi enim in Bythinorum, exenipli gratia, et Arcopagovum geueribus inter utrumcjuesexum niaximam dilïerentiam proponunt, mares esse eos Bytliinos quorum antennarum artieuius secundus in anguium interne evadit , i'emineos contra Bytbinos omnes eodem articulo spberico reputantes. Idemque pro feminis Arcopagi bulbiferi ha- betit eos quorum artieuius primus cylindrieiformam adi- piscatur, dum mares esse quorum artieuius idem intus bisi- nuatus est opinantur. Talibus sentientibus vix acquiescere docet naturœ accuratior observatio. Etenim, eodem die et in eodem fimo melonifero, circa quadraginta Bjihinos Cur- lisii omnes inter se ad unguem rêvera simillimos reperire nobis invenit , et pro maxime mirandam sane rem te- neri , unius tantuin sexus tôt exemplaria in uno domicilio congregata debereinus. Nusquam unum soluinraodo By- tbinum sectmdo antennarum articulo spberico , cœteris ebaracteribus. ad banc speciem conferendum invenimus , et rursùm per multos Bjthinos Securigeros colligentes ad ultimum usque , omnes articulum secundum antennarum securiformem praebuerunt; addemus Bytbinos omnes ar- ticulum secundum spbscricum gerentes qui nobis exa- minandi pervenerunt seu Bjthino glabricolli congruere , seu palporum forma aliis speciebus referendos esse. Quacque tamen ad naturam omnino et matbeinatica, ut itadicam, ra- tione , non probata esse fatemur, quum organorum genita- liuin anatomica disquisitione non freti eos ad generandum copulantes non vidimus , et coi tu m soli Euplecti Kirbii , in quo inter marem et feminain nuUa prodit differentia, nobis bucusque considerandi fuerit datum ; sed ipse Cl lls Leach exemplum Kunzeœ nigricipilis Pselapbiorum generis, in connubio conjunctœ in quo génère maris et fe- mina? antennarum ebaracteres similes reperiuntur , annota- vit. Et ideô quousque eam difletentiam inter Bytbinos ob- 6 'PSELAPIIIORUH servatam ad sexûs notas refercndam esse non probatuiii fuerit, inductionis auspicio antennarum varietatem spe- cierum cbaracteres esse in Bythinis ratura liabebimus. Pselapbiorum historiain explanantibus , in generum dis- tributione, formam exteriorem in génère, prsesertimque palporum maxillaiium structaram, prœcaeteris inditiis ha- buimus ; oris intimarum partium dispositioneni babituin- que relinquentes , non eo quod negligendum verte , boc exa- men, quotiesenim potuimus , toties borunice oris organorum delineationera , ad naturam summa diligentia absolutam dedimus , sed quod diffieillimum nobis videtur. Omni ope atque opéra nitentes palporum labiorum articulos nuine- rare tentavimus, in vanum luctati sumus. Atlameubicutin Stapbylinis et forsan in omnibus Coleopterorum generibus, articulos très reperire conceditur.Quod adpalpos maxillares attinet, quatuor articulis instructi in Pselapbiis inveniuntur ; quorum primus miniums adeô apparet ut Entomologiae qui- dam elari scriptores eura abesse oinnino sensuerunt. Psela- phum genus palpos maxillares articulos quinque primo as- pectu nientientes exbibet , et Cl us Denny alioquin natura? solertissimus indagator in Pselapbiis rem ita se babere putat; quod miratnus ! etenim ut notum est in cscteris Coleoptero- ruin generibus bucusque cognitis nullum palpibus maxib îaribus quinque partitis adest spécimen , sed propius baccce organa intuentibus quatuor tantum modo ut in ejusdem ordinis cœteris animalibus occurrunt articuli. Quorum qui dcin secundus circa mediam longitudinem quanidam , sed non articularem , sed immobilein , errons unde pnedictt Denny causa, structuram refert. llicloquendi finem iaciamus. Duin loquimur luge rit invida jËtas MONOUIUPIUA. N0MI5NA AUCTORUM, Citm abbrevialionum èkpliàatiàne. Aud.-Seiv. et Lepel. de St.-Farg. Audinet-Serville et Le- pelletier de Saint- Fargeau , Encyclopédie méth., t. 10. Paris, 1825. Beck Beit. Beitrage sur Baiersclien Insecten Fauna, et von L. Beck Ausburg , 1817. Curtis Brit. Entom. British entomology by J. Curtis. London. Daim, om fns. Om Insekter inneslutne i copal af Dalman. Stockolm, 1826, 1 vol. 111-4. De], Cat. Catalogue de la collection de coléoptères de M. le baron Dejean. Paris, 1821, 1 vol. in- 8. Dennj M. P. Monograpliia Pselapliidorumet scydmsenida • runi Britanniœ. By H. Denny. Norwicli, 1825, 1 voL in-8. Fab. Sjst. Eleuth. Systema Eleutberatoruin a Joh. Christ. Fabricio. Kilia:, 1801, 2 vol. in-8. Gory. Mag. de Zool, de Guér. Gory, dans le magasin de Zoologie de Guérin. Paris. Gjll. 1ns. Suecc. Insecta Sueccia descripta a Leonardo Gyl- lenbal. S caris. Pars 1, 1808, pars 2, 1810, pars 3, i8i3, pars 4» 1827, 1. tom. in-8. Herbst. C. Natursystem aller bekaunten in und auslan- dischen insecten, etc., von. C. G. Jablonsky, und forgel- gesetztvon J. F. W. Herbst. Berlin, 178g, 4° vol. in-8. Illig. Kaf. Preus. Verzeicliniss der Kâfer Preussens ents- vorfen von J. Gottleib Kugelann, augeanbeitet von J. K. W.Illiger, etc., etc. Halle, 1798, in-8. Latreil. Gen. Crust, et lnsect. P. A. Latreille, Gênera crus- 8 PSELAPHIOIUIM taceorum et insectorum sccundum ordinem naturaleni in familias disposita , iconibus , exemplisque plurimis explicata. ParisiisetArgentorati, 1809, 4 vol. in-8. JLatreille, Reg.anim. Le règne animal , distribué d'après son organisation pour servir de base à l'histoire naturelle des animaux, etc., par M. le baron Cuvier. Paris, 1829, ^ vol. in-8. Le quatrième et le cinquième contenant les Crustacés , les Arachnides et les Insectes, par M. Latreille. Leach. E. E. In Edinburgh Encyclopedia. Edinburgh, 1810, etc., in-4- Leach. Z. J. The Zoological Journal . London,in-8. Leach. Z. M. The Zoological Miscellany, or descriptions of new, rare , or highly interesting animais. By W. E. Leach. London, 1814? 3 vol. in-8. IJnn. Sjst. nat. Caroli Linnasi systema naturae per régna tria. Vendobonaa, 1767, 3 vol. in-8. Linn. Faun. Suecc. Caroli Linnaei fauna sueccia. Stockhol- miae, 1761, in-8. Linn. Ent. Caroli Linnaei Entomologia fauna? suecciœ des- criptionibus aucta. Lugduni, 1789, 4 in-voL 8. Marsham. Entomologia britannia sistens insecta Britannia? indigena secundum methodum linnaeanam disposita , auctore T. Marsham, t. 1, Coleoptera. Londini , 1802,' in-8. Muller ( P. TV. J. ) In magazin Entomologie von E. F. Germar, Halle, 1813-1817-1818-1821, in-8. Oliv. Ent. Entomologie ou Histoire Naturelle des Insectes, avec des caractères génériques et spécifiques , etc., par M. Olivier. Paris, 1789, 6 vol. in-4- Panz. F. I. G. Fauna insectorum Germania initia. Auctore Dr. G. W. F. Panzer. Nunrberg, 1789, etc., in-12. Panz. F. I. E. Fauna insectorum Europae auct. Dr. G. W- F. Panzer. Cura Germar, Halle. MONOGRAPIIIA. f) Pajrk. Faim, suecc. G. Paykul Fauna Sueccia. Insecta. Upsaliœ, 1798, in -8. Prejslerlns. Zfo/i.Verzeichniss Bohmischer inseckten.Von J. D. Preysler. Prague, 1790, in-4- Reich. M. P. Monographia Pselaphorum. Auct. H. F. L. Reichenbach. Lipsise, 18 16, 1 vol. in-8. Samou. The entomologist's useful compendium , or an in- troduction to the knowledge of british insects, etc. By G. Samouelle. London, 1819, in-8. Schranh. Fau. Boic. P. Schrank Fauna Boica. Nuin- berg, 1798, in-8. Sturm. Catal. mein. Catalog meiner Insecten-Sammlung. Von Jacob Sturm. Nurnberg, 1826 , 1 vol. in-8. PSELAPHIOUUM PSELAPHII. Pselaphiiy Latr. Gen. Crust. et 1ns , t. 5 , p. 76. Psélaphiens , Latr. Rcg. anim. do Cuv. , t. 4 , P »63\ Pselaphidea , Leach. , Zoolog. Miscell. , t. 3, p. 80. Pselaphidœ , Dcnny. Mon. Ps. etScydm., pu g. 1. Pselaplùy Reich. Mon. Ps. , p. 17. Oculi prominuli, in Clavigero nulli. Palpi quatuor inajquaies , anlicis majoribus 4 -articulatis , postieis bi-ai liculatis. Labrum corneura , truncatum vcl emarginatuni. Labium corneum , cordatum. Ligula minima, membranacea utrinque appendice mandibu- liformi membranaceo armata. Mandibules corneae arcuata? 3-6-8-dentatae , dente primo ma- jore (inermes tantum in Clavigero). Maxilice membranaceœ bifidœ lacinia anteriore majore. Afilennœ 1-6-1 1 articulatœ. Thorax aut cordalus aut cylindraceo-elongatus. Elytra apice truncala. Alœ ab elytris tectœ. Scutellum vix perspicuum. Abdomen latum obtusum. Pedes elongati ; Femoribus clavatis; Tibiis arcualis; Tarsis 5-articulatis , primo articulo minimo, secundo elongato apice vix dilatato , tertio filiformi ungue simplici aut duplici armalo. Metamorphosis ignota. Habiialio. Alii in pratis et sylvis , die sub lapidibus et hyp- nis latentes et versus vesperam celeriter in graminibus currentes, alii in formicetis, alii sub arborum corlice et in ligno putrido Viclus. Insecta exigua dévorant. MONOGRAPHIA. I ! SYNOPSIS GENERUM i Sectio. Antennis undecim articulait 's . i Divisio. Tarsis didactylis, A. Dactylis inaequalibus. i Me lopins, « B. Dactylis ccqualibus. Palporum tribus articulisprimis obeouicis. Thorace fere splierico 2 Tyrus, Palporum secundo articulo splierico , maximo. Antennis moniliformibus. . 3 Chennium Palporum tribus articulis ultiniis extus apophysa setacea armatis 4 Ctenistcs. 2 Di\>isio. Tarsis monodactylis. Corpus leviter elongatum , eljtra et ab- domen depressiuscula. Ultimo palpo- rum articulo maxime elongato clavato. 5 Pseiaphus Corpus curtum paru m convexum. Ultimo palporum articulo conico leviter extus dilatato. Thorax cordatus tribus fo- veolis impressus t> Bryaxis. Corpus curtum convexum ultimo palpo- rum articulo intus maxime dilatato se- curiformi. Thorax fere angulatus niti- dus absque impressionibus 7 Tjçhus. Corpus valde convexum ultimo palporum articulo intus maxime dilatato securi- 1 1 PSELAPHIOUUM for mi. Thorax cordatus , lineola ar- cuata posticè ad basin impressus. . 8 Bjthinus. Corpus elongatum cylindraceum. Ultiino palporum articulo conico intus leviter dilatato. Thorax ovatus sulco trans- verso posticè impressus. Antennarum ultimo articulo maximo 9 Trimium. Coipus elongatum, cynndraceum. An- tennœ in fossula laterali insertœ. Tho- rax tribus sulcis longitudinalibus im- pressus, 10 Batrisus. Corpus elongatum, depressum. Ultimo palporum articulo conico. Thorax sœpe cruciatim impressus 11 Euplectus. •1 Sectio. Antennis sex-articulatis. 12 Claviger. 3 Sectio. Antennis uni-articulatk. i3 Articerus, MONOGRAPHIA. l3 i S»ct[o. Antcnnis undccim- articulatis \ i Divisio. Tarsis didactylis. A. Dactylis inaequalibus. i Genus. METOPIAS. Metopias , Gory. Caput trigonum ; frons antire, anguste, valde producta; an- tennes geniculatœ , articulo primo maximo ; palpi maxillares elongati, articulo primo minirno , secundo et tertio majoribus cylindraceis, ultimo maximo intus dilatato; labiales brevissimi cylindrici. Thorax cordatus. Elylra bi-slriata. Abdomen obtu- snm , marginibus leviter reflexis. Pcdes elongati \femoribus pa- rum clavatisj tibiis fere rectis ; tarsis elongatis , unguiculis duobus inœqualibus armatis \ unguiculo interno longiore. . M ETOPIAS CURCULIONOIDES. Melopias curculionoides , Gory. Mag. de Zool. de Guér. Cl. 9, pi. 42. Tab. 79. Fig. 1. Elongatus convexus rufus pube dense vestitus , antennis maximis. Caput trigonum , convexum , rufo velutinum , antice , anguste , valde productum , postice latum , in vertice duabus impressionibus obsoletissimis notatum ; oculi mi- nimi nigri ; palpi maxillares eapitis longitudine , labiales minimi ; antennœ corporis longitudine , geniculatac , i° arti- culo maximo cylindraceo , 2-7 gradatim minoribus obeo- nico-cylindraceis, 8-9 ovatis minoribus , 1 o lenticulari , 1 1 conico. Thorax velutinus , cordatus , convexus , capite la- tior, sulco medio impressus. Elytra antice thoracis latitu- \i\ PSELAPHTORUM dine, postice non niliil ampliaîa et l'ère rccte truncata, in humero plicato-striata et ad suturam uni-striata, dense ve- lutina. Abdomen obtusum, marginibus parum elevatis. Pedes pubescentes ,femoribus leviter incrassatis ; tibiis ferc rectis; tarsis elongatis articulo i° minimo , 2-3 longioribus œqualibus. Bis lineam rcquat. In insula Cayenne dominus Lacordaire iegit. Ex musco domini Gory qui ad desciïptionem bénévole communicavit. B. Dactylis œqualibus. 2 Genus. CHENNIUM. Chennium , Latr. Aud-Servil et Lep. de Saint-Farg. Caput trigonum , anterius attenuatum, in utroque latere tu- berculo acuto armatum ; palpi raaxillares breviores , i° articulo minimo spherico , i° elongato clavato , 3 maximo spherico , ultimo praecedente minore conico. Antcnnœ superfoliato-moni- liformes. Thorax conico cylindraceus. Elytra bi-striata. Ab- domen obtusum ; marginibus leviter reflexis. Pedes curti; fe- moribus compressis in medio dilatatis ; tibiis arcuatis ; tarsis bi-dactylis. i. Chennium bituberculatum. Chennium bituberculatum , Lat. Gen. Crust. et Ins. t. 3 , P- 77- — Aud. Serv. et Lep. de St-Farg. Ency. M. t. io, p. 220. Tab. 79. Fig. 1. Elongatulum convexum castaneo-piceum elytris dilutio- ribus. Caput rugosum, trigonum, anterius antennatum, posterais rotundatum ; fronte in medio impressa, cana- liculata unde antice caput bifidum apparet , tuberculum MONOGRAPHIA. l5 minimum pyramidale in u troque lalere sub antennis vi- cletur ; ocull parum proininuli ; anlennœ moniliformes pube tenuissima tecta?, decem primis articulis acqualibus , lenticulo-subglobosis , ultiino paulô majore ovato ; palpi maxillares capilc multo breviores. Thorax rugosus conico- cylindraceus , antice capite angustior et versus basin supra leviter foveolatus. Eljtra antice tborace parum latiora, dein non nibil ampliata , fere recte truncata. Abdomen ob- tusum , marginibus reflexis. Pedes curti ,; femoribus corn- pressis intus dilatatis; tibiis arcuatis; /am^brevibus articulo i°minimo. Lineampaulo excedit. In Galiia australi dom. Latreille unicum individuum legit. Ex museo dom. coin. Dejean qui bénévole communi- cavit. 3 Genus. TYRUS. Psclaphus , Reich. Gyll. Payk. Staphjlinus , Linné. Fabr. Caput trigonum versus os angustatum ; fronii in duobus tu- berculis suko divisa; ocull prominuli; palpi maxillares capitis longitudine , tribus primis articulis obconicis , ullimo conico- acuminato ; anlennœ dimidii corporis longitudine, extrorsum crassiores. Thorax spherico-ovatus. Elyira bi-slriala. Pedes elongati ; femoribus crassatis , tibiis arcualis , iarsis tri-articu- lalis bi unguiculatis. l6 PSELAPHIORUM . Tyrus MUCRONATUS. Pselaphus mucronatus , Panz. Faun. Germ. 89, fig 1 f . Gyll. Ins. suecc. 4> 23 1 , 9. insignis , Reicli. M. P. 60, 16. saiiguineus , Payk. Faun. suecc. 3, 363, 1. Staphylinus scuiguineus, Linné , syst, nat. 2,685, 19. Faun. suecc. 853. — Entom. t. 1, pag. ^\Ç>. crassicornis ? Fab. syst. eleut. 2, 601 , 64. Tab. 79 . Fig. 3. Elongatulum , convexum , capite , thorace abdomineque nigris, elytris rufo-ferrugineis. Caput tiigonuni , versus os angustatum , in vertice duabus foveolis rotundatis im- pressum ; oculi nigri , prominuli granulati ; palpi maxil- lares capitis longitudine, testacei, articulis tribus primis obconicis , gradatim majoribus, ultimo conico acuminato; «/7^/i«rt?ferruginea3, articulo i°cylindraceo, 2°majo»eovato et crasso, 3-8 minoribus aequalibus, 9-10 gradatim majo- ribus, apice subtruncatis , ultimo maximo ovato. Thorax capite paulo latior, longior, sphœrico-ovatus , pube tenuis- sima tectus et postice duabus lateralibus foveolis lineoia arcuata confluentibus notatus. Eljira rufo-ferruginea bi- striata, stria suturali intégra, dorsali postice evanescente; humeris elevatis. abdomen nigrum obtusum , marginibus reflexis. Pcdes longiusculi rul'escentes , coxis primis et se- cundis spina parva et longiore armatis , fcmoribvs clavatis primis dente minima intus instructis , tibiïs arcuatis , tarsis pallidioribus , didactylis. Lineam paulô excedit. MONOGRAPHIA. j rj Habitat in Suecia et Germania, sub arborum cortice, niuscis et lapidibus. 4 Genus. CTENISTES. Ctenisf.es , Reich. Aud Serv. et Lep. de Saint-Farg. Dionyx, Aud. Serv. et Lep. de Saint-Farg. Caput antice productum , os angustatum bi-lobum ; oculi prominuli granulati ; palpi maxillares capite longiores, i arti- culo minimo spherico , i° clavato arcuato , 5-4 cuneiformibus transversim impositis , bis tribus ultimis apopbysa setacea extus armatïs ; anlennœ dimidio corpore longiores , extrorsum grada- tim crassiores. Thorax conico-cylindraceas. Eljtra bi-striata. Abdomen latum, obtusum, marginibus^eflexis. Pedes longius- culi , Jemoribus incrassatis , tibiis arcuatis , tarsis bi-ungui- culatis. i. Ctenistes palpalis. Ctenistes palpalis , Reich. M. P. 76, tab. r, fîg. A. Latreil., Rëg. anim., t. 5, pag. i65. Aud. Serv. et Lep. de St-Farg. , Ency. m éth. , t. 10, p. 220. Tab. 79. fig. 1. Testaceo-rufescens, elongatus, parum convexus, pilisalbis raris tectus. Caput trigonum antice productum, bi-lobum, in vertice duabus foveolis obsoletis impressum ; oculi nigri ; palpi capite longiores, articulis tribus ultimis seta longa ar- matis; antennœ dimidii corporis longitudine 1 articulo cylindraceo, 2 spherico sequen te majore et précédente mi- nore, 3-7 obconicis gradatim paulo majoribus , 8 etiam obco- nico sed minore , 9- ï o obconico-sphericis majoribus, cum ultimo elongato-ovato clavam efformantibus. Thorax co- l8 PSELAPHIORUM nico-cylindraceus capite longior et anlice angustior , lateri- bus, basi et foveola média dense albo-pilosis. Elytra ad basin thoracevix latiora, posticedilatata,fererectetruncata, marginepostico dense albo-piloso, striis duabus , suturali in- tégra, dorsali postice abbreviata. Abdomen latum , margini- bus reflexis, segmento primo ab elytris non tecto, ad mar- ginem posticum dense piloso. Pedes graciles pallidi, tarsis pallidiorius. Lineam aequat. Habitat sub hypnis in Germania rarissime. 2. Ctenistes Dejeanii. Dionyx Dejeanii, Aud. Serv. et Lepel. de St-Farg. Encyc. méth. , t. 10, p. 220 '. Tab. 79. Fig. 2. Capite, palpis, thorace, elytris, abdomine et pedibus praecedenti omnino similis , antennis aliter constructis tan- tum distinctus : articulo 1 cylindraceo, 2spberico sequente majore et praecedente minore, 3- 7 aequalibus minimis, lenticulari-sphericis , coarctatis , 8-10 cylindraceo- conicis , elongatis (9 breviore ), n elongato-ovato. An praecedentis mas? Lineam aequat. In Galba meridionali rarissime. Dom. Com. Dejean, in praefecturaAtacis,unicum individuum volantem versus ves- peram cepit, et hune ad descriptionem bénévole communi- cavit. ' Unico individuo hujus speciei palpis lalentibus in museo Dom. Com. Dejean visu , Audinot , Serville et Lepelletier de St-Fargeau genus Dionyx constituerunt. Certe non sic peccavissent si individuum cum palpis maxillaribus manifestatis in poteslate habuissent. Antennarum mirabilis structura in errorem hos entomophilos induxit. MONOGRAPHJA. 19 2 Divisio. Tarsis monodactylis. 5 Genus, PSELAPHUS. Pselaphus , auctorum. Anlhicus, Panzer. Caput antice productum , bi-lobum ; oculi prominuli ; palpi maxillares longissimi fere antennarum longitudine , articulo 1 minimo cylindrico , i longissimo basi tenue, in tertia parte breviter abrupte angustissimo et apice leviter clavato, 5 ob- conico-uiinimo , ultimo longissimo amplius clavato ; aniennœ dimidio corpore longiores , gradatim extrorsum crassiores. Thorax elongato-ovatus. Elytra depressiuscula , sub-triangu- laria, dùabus striis notata, fere recte truncata. Abdomen pos- tice magis dilatatum , marginibus late reflexis. Pedes graciles , femoribus incrassatis , tibiis arcuatis , tarsis monodactylis. A. Thorace postice linea transversa non impresso. i. Pselaphus heisei. Pselaphus Heisei, Herbst. C. 4> P- 109, n° 1, pi. 36, fig. 9, a. Reich. M. P. 28, f. 2 Leach. Z. M. 3. 87. — Samou. 1. 35. — Demiy M. P. 45, tab. 6, f. 2. Latreil. Gen. Crust, et Ins. 3, p. 76. — Gyll. Ins. Suec 4? p« 223, n° 1. eyrigaster, Beck. Beyt. 1 1 , tab. 2, f. 8. , gracicollis , Dalh. Tab. 80. Fig. 1. Elongatulus, cynnamomeus , rufo-ferrugineus , vel fere piceus. Caput prorectum trigonum ; frons in medio pro- 20 PSELAPIIfOUUM funde canalieulata ; vertex elevatus , nitidus et u trinque le- viter bi-foveolatus ; oculi nigri , granulati \palpi cor pore pallidiores, pubescentes, articulis primis gracilioribus , ul- timo clavato, clava ovato-elongata ; antennce corpore di- midio longiores , i° articulo magno, cylindraceo-elongato , i° ovato crasso , 3-8 niinoribus nodosis ,9-10 iterum majo- ribus, late obconicis , ultimo magno, ovato, apice extus leviter oblique truncato. Thorax ovatus capite longior, an- tice et postice attenuatus , in medio ampliatus , nitidissi- mus, absque impressionibus. Eljtra sub-triangularia, de - pressiuscula , bi-striata, stria suturali intégra recta , dorsali etiam intégra sed arcuata. Abdomen postice ampliatum, marginibus reflexis , segmento i° maximo. Pedes graciles, femoribus parum incrassatis , tibiis arcuatis , larsis palli- dioribus. Lineam paulo excedit. Habitat sub niuscis et arboruin cortice , in locis humidis frequens , in Gallia , Anglia , Suecia , Germania , etiam Parisiis. ?.. PsELAPHUS HERBSTU. Pselaphus Herbslii, Reicb. M. P-, pag. 2-5, fig. f. Leacb. Z. M., 3, 87. . — — Samou. 179, tah|. f\, fig. i5. Denny M. P., 43 , tab. 9 , fig. 1 . Heïsei , Herbst. c. 4, p- 1 10, tab. 3g, fig. 10. brcvipalpis, Scbrank, Faun. Boic. 1, 438. Tab. 80. Fig. 1. Elongatulus , testaceo-cynnamomeus. Caput antice pro- ductum sulco profundo iinpressum ; vertice elevato lacvi ; oculi nigri , palpi pallidi , clava ovata ; antennœ dimidio corpore parum lorigiores, ut in praecedente, articulo ultimo parum longiore et graciliore. Thorax fere cylindricus capite MONOGRAPHIA. 21 îongior, non latior, antice et postice vix angustatus, absque iinpressionibus. Elytra sub-triangularia ad basin thorace parum latiora , dein valde ampliata , fere recte truncata , depressiuscula , bi-striata. Abdomen obtusum , marginibus reflexis. Pedes testacei longiusculi , femoribus tibiis que gracilibus, tarsis dilutioribus. Lineam paulo excedit. A précédente , thorace angustiore fere cylindrico tantum differt et antennis pedibusque gracilioribus. Habitat sub liyptns lapidibus et arborum cortice raris- sime ; in Anglia et Gerniania. B. Thorace linea transversa postice impresso, 3. PSELAPHUS LONGICOLLIS, Pselapluis longicollis, Reich. M. P., 3o, f. 3. Leaçh. Z. M., 3, 87. — Samou, 1 , 35. __. DennyM. P.,46, tab. 10, fig. 1. Gyll. , Ins. suec. , t. 4 > P a S* 22 4 > n° 2. Dalh. Anihicus dresdensis. Panzer. F. J. G. 98 , fig. 1. Tab.' 80. Fig. 3. Parum elongatus piceo-rufescens. Caput prorectum , trigonum , in medio profunde sulcatum ; vertex elevatus, nitidus , utrinque bi-foveolatus ; oculi nigri prominuli ; paljri\)a\\ià\, clava ovato-elongata , extus magis ampliata ; antennœ ut in Heisei. Thorax oblongo-ovatus , capite Ion— gior nitidus , tenue pubescens , antice duabus foveolis obli- quis , postice linea arcuata punctoque intermedio profunde impressus. Elytra sub-trian^ularia, depressiuscula, oblique 22 PSELAPHIORUM truncata , lineis duabus ex foveolis versus basin prodienti- bus, notala, suturali intégra, dorsal! postice abbreviata. Ab- domen latum , obtusum, marginibus reflexis. Pedes piceo rufescentes , pubescen tes, femoribus crassiuscitlis , tibiis ar- cuatis , tarsis pallidioribus. Lineam pauio excedit. Habitat in pratis depressis , sub muscis , et versus vespe- ram in graininibus ambulat, rarius ; in Galba, Anglia, Aus- Iriaet Saxonia. 4- PsELAPHUS DRESDENSIS. Pselaphus dresdensis . Herbst C. 4» pag. 1 1 o, tab. 39, fig. 1 1 . Reich. M. P., 3a, fig. 4. Leacb. M. Z. 3. 87. Sainou. I; 35. Denny. M. P., 47 5 ta ^- >o, fig. 2. Gyll. Ins. suec, t. 4? P a g- 22 5, n° 3. Heisei. Payk. Faun. Suec, 2, 364, n ° 2 * Tab. 80. Fig. 4. Minus elongatus , pieeo-nigricans. Caput trigonum , an- tice productuin, in fronte profunde canaliculatum ; vcrtex elevatus nitidus ; oculi ïi\§v\ prominuli ; palpi corpore palli- diores , clava ovato-elongata ; antennœ ut in Heisei sed gra- ciliores. Thorax oblongo-conicus , capite paulo longior. antice angustior, in mediovalde ampliatus et postice leviter angustatus , versus basin linea semi-circulari impressus. Eljtra sub-triangularia , depressiuscula , ad basin thorace parum latiora et ad apicem valde ampliata , dense ciliata , fere recte truncata, bi-striata, stris integris, suturali recta, dorsali arcuata. Abdomen latum marginibus reflexis. Pedes graciles, testacei pubescentes , femoribus clavatis, tibiis ar- cuatis , tarsis dilutioribus. Lineam aiquat. MONOG RAPHIA. 23 Habitat sub muscis, locis liumentibus, in Gallia, Anglia, Austria , Suecia rarius. Semel Parisiis legi '. 6 Genus. BRYAXIS. Bryaxis, Knoch , Leach, Samou. , Denny, Latreille. Pselaphus , Panz. , Illig. , Payk., Reich. , Gyll. Staphylinus , Linné. Anthicus , Fabricius. Reichenba chia , Leach . Caput trigonum , tri-foveolatum ( tantum in B. tomentosa. infoveolatum) ; oculi prominuli , granulati ; palpi capitis longitu- dine, crassiusculi , i° articulo mininio spherico, 2° clavato ar- cuato , 3° obconico fere spherico , ultimo maximo conico , extus parum ampliato ; antennce extrorsum gradatim crassiores , i° ar- ticulo cylindraceo magno, i ovato, 3-7 minoribus obconico- subglobosis , 8 mininio globoso ,9-10 gradatim majoribus , len- ticulari-obconicis , ultimo conico (antennœ tantum in Bryaxi antennata aliter sunt constructae). Thorax cordatus tri-foveo- latus. jiïlytra convexa bi-striata. abdomen latum obtusum , marginibus reflexis. Pedes longiusculi , femoribus validis , cla- vatis , (Unis arcuatis , tarsis monodactyiis. 1 Nescio an species in Zoogical journal , t. H, p. 4^3 , a domino Leach descripta sub nomine nigricans sit noya. Descriptionem per- brevem hic refero : « Corpore toto nigrescente ; antennis , palpis pedi- busquc pallidioribus. » ^4 PSELAPHIORUM A. Thoracis foveolis œqualibus , aut média majore . * FOVEOLIS SULCO TRANSVERSO C0NJUNCT1S. i . Bryaxis longicornis. Brjaxis longicornis, Leach. Z. M., 3, 85 et Z. J., 2, 45 1. Samou. ,1,7. Denny M. P., 32, tab. 7, fig. 2. Tab. 81. Fig. 1. Convexa parum elongata , nigra, elytris rubris. Caput trigonum , tri-foveolatum , foveola antica majore , duabus minoribus rotundatis in fronte ; oculi globosi , nigri ; palpi capitis longitudine , ferruginei ; antennœ picese , pilosa?, di- midio corporc nmlto longiores, articulo primo elongato, cy- lindraceo , 2 ovato crasso , 3-8 minoribus , elongatis , 8 mi- nimo, 9-10 longioribus , gradatim cum undecimo apice acuminato clavam efformantibus. Thorax cordatus, glaber- rimus, niger, antice et postice angustatus, lateribus valde ampliatus , foveola média , singulaque paulo anterius in utroque latere , tribus sulco transverso conjunctis, impres- sus. Eljtra ferrugineo-rubra, ad apicem nigro transverse vittata, antice thoraee latiora , posterius non nibil dilatata, bi-striata , stria suturali intégra , dorsali leviter abbreviata , liumeris elevatis. Abdomen latum nigrnm , lineis duabus miniinis obsoletis divergentibus impressum , tribus primis segmentis fere sequalibus, marginibus reflexis. Pedes fer- ruginei, tibiis anticis in medio intus unidenticulatis, tarsis rufescentibus. Lineam paulo excedit. Habitat in Gallia et Anglia in pratis depressis. Parisiis ali- quoties legi , locis Petit Gentilly et Bondy. MONOGRAPHIA. 25 2. Bryaxis SANGUINEA. Pselaphus sanguineus. 111. Kaf. Preus., pag. 291. Reich. M. P., pag. 49> fig- *i- Anthicus Fab. syst. Eleuth. i,pag. 293, n°22. Bryaxis sanguinea , Leach. Z. M. 3-85 et Z. J. 2, 4$i . Samou.,1-7. Denny. M. P. 34, tab. 7, fig. 3. Tab. 81. Fig. a. A précédente tantum antennis brevioribus et aliter sculp- tis distincta. Antennarum articulo primo longiore , cylin- draceo , 2 ovato crasso , 3-7 minoribus , obconico-subglobo- sis , 8 minimo , 9-10 gradatim majoribus, truncatis , ultimo conico , acuminato. Tibiœ anticae inermes. ( An prse- cedentis femina ? ) Lineam paulo excedit. Habitat in pratis humidis, in Galba, Anglia, Austria, etc. Parisiis baud raro legi locis Petit Gentillj et Bondy. * * foveolis non sulco transverso conjunctis , coxis anticis inerm1bus. 3. Bryaxis fossulata. Pselaphus Jbssulatus, Reich. M. P., p. 54, 1. i3. Gyll. Ins. Suec. 4» P a S- 2 33, n ° IO< dresdensis, Payk, F. S. 2, 365 , n° 3. castaneus , Beck. Beyt., pag. 1 1, fig. 9. Bryaxis tripunctata , Knocb. fossulata , Leach Z. M. 3, 86. Samou. , 1,7. Denny , M. P. 3 7 , tab. 8, fig. 1 . Tab. 81. Fig. 3. Convexa , paruin elongata , pubescens, oinnino caslaneo - 26 PSELAPHIORUM picea- Caput trigonum, tri-foveolatum ; ocw/jglobosi, nigri ; palpi pallidi , capitis longitudine ; antennœ ferrugineae, pi- losse , ut in sanguineo sed paulo inagis crassa? , articulo ul- timo obtuso. Thorax cordatus , in medio valde ampliatus , tribus foveolis sequalibus impressus. Eljtra breviora, an- tice vix basi thoracis latiora , postice valde ampliata , fere recte truncata , bi-striata , stria suturait recta , dorsali ar- cuata. Abdomen latum obtusum , marginibus anguste re- flexis. Primo segmento maximo, duabus lineis minimis divergentibus impresso. Pedes ferruginei, tarsis palli- dioribus. Lineam aequat. Habitat in pratis humidis ad radiées arborum , in vegeta- bilibus putrescentibuset quisquiliis sat frequens. Commune Parisiis legi. 4- Bryaxis hj:matica. Pselaphus hœmaticus. Reich. M. P. 5i. fig. 19. Bryaxis hœmatica, Leach. Z. M, 3-86. Samou. , 1-7 Denny, M. P. 38, tab. 8, fig. 2. Tab. 82. Fig. 1. Elongata parum convexa omnino castaneo-cynnamomea. Caput trigonum , tri-foveolatum ; oculi globosi , nigri ; palpi pallidi ; antennœ ut jnjbssulata sed pallidiores. Tho- rax cordatus , antice et postice angustatus , non in medio valde ampliatus , tribus foveolis rotundatis impressus , aliis foveolis irregulaiïbus postice fere conjunctis. Eljtra abdomen et pedes ut in fossulata sed colore pallidiore, elytris paulo longioribus et minus ampliatis. Lineam sequat. Prsecedenti affinis sed colore pallidiore , thorace minus ampliato et foveolis fere conjunctis prsecipue distincta. M0N0GRAPHIA. 2H Var. (3 Bryaxis perforata. Abdominis segmento primo postice bi-sinuato et foveola profunda u trinque impresso. T. 82, fig. i,«. Var. 7 Bryaxis sinuata Abdominis segmento primo postice bi-sinuato, imperforato. T. 82, fig. 1 , b. Var. S Bryaxis bi -denticulata. Abdominis segmento primo postice producto et in medio bi-denticulato. Tab. 82 , fig. 1 , c. Habitat in pratis liumidis et sylvis frequens. Parisiislegi. Var. ^communis, V. 7 rarior et V- £ rarissima. 5. Bryaxis abdominalis. Tab. 82. Fig. 2. Parum convexa rubro-cynnamomea. Caput trigonum tribus foveolis impressum ; palpi et antennœ ut in B. hœ- matica. Thorax cordatus, antice et postice angustatus , tri- foveolatus. Elytra antice tborace parum latiora , posterius non niliil dilatata, bi-striata, stria suturali intégra, dorsali postice leviter abbreviata. Abdomen latum , primo segmento maximo apice producto, emarginato-bi-dentato, in disco duobus tuberculis elongatis parum elevatis , nitidis , diver- gentibus, cseteris articulis confuse conjunctis, in medio profunde rotundatim impressis et postice duobus tubercu- lis prominulis dense pubescentibus notatis. Pedes ut in hœ- matica. Lineam aequat. Statura , color et similitudo hœmaticœ , tborace amplius dilatato, foveolis tribus aequalibus non conjunctis et tandem abdomine aliter sculpto distinctus. Ex museo dom. corn. Dejean qui ex America septen- trionali accepit et mihi ad descriptionem bénévole commu- nicavit. 28 PSELAPHIORUM p (>. Bryaxis depressa. ïab. 82. Fig. 3. Elongata minus convexa, depressiuscula. Caput trigo- num, nigrum, tri-impressum ; oculi nigriprominuli \palpi nigri ; antennes piceae , extrorsum nigricantes , dimidii cor- poris longitudine. Thorax castaneo-pallidus , depressius- culus, ante médium ampliatus, tribus foveolis a?qualibus impressus. Eljtra depressiuscula, cynnamomea, antice thorace parum latiora , non nihil posterius dilatata , apice recte truncata , duabus striis notata , suturali intégra , hu- mera li parum abbreviata ; humeris elevatis. Abdomen nigro- piceum, obtusum, marginibus reflexis , primo segmento maximo , duabus lineolis minimis divergentibus in disco impresso. Pedes colore corporis dilutiores. A caeteris tantum corpore depressiusculo distincta. Dom. de Laporte hanc speciem exagris Telonis accepit et inihi bénévole concessit. *** Foveolis won sulco transverso conjunctis, coxis anticis spina acuta armatis. 7. Bryaxis lefebvrei. Tab. 83. Fig. 1. Convexa , minima , nigto-picea. Caput nigrum, trigo- num, tri-impressum ; oculi nigri; palpi picei ; antennœ ut in fossula ta. Thorax cordatus, in medio ampliatus, tri-foveolatus. Eljtra picea aut ferruginea, antice thorace parum latiora, postice non valde ampliata , fere parallela, bi-striata. Abdomen nigrum, primo segmento maximo. Pedes graciles, picei ; coxis anticis in nonnullis (an mari- bus?) spina arcuata armatis. M0N0ORAPHIA. 20 Haec species fossulata climidio minor, elytris magisangus- tatiset coxis anticis spinaarmatis valde distincta. Lineam non aequat. Habitat cum fossulata sed rarior, tamen Parisiis,et prae- cipue in silva Bondy, circum stagna, versus vesperam plu- ries legi. 8. Bryaxis rdbripennis. Tab. 83. Fjg. i. Elongata , convexa , nigto-picea. Caput trigonum, tri— impressum ; oculi aigri ; palpi picei ; antennœ testaceae ut iu fossulata. Thorax cordatus , niagis convexus , ante mé- dium valde ampliatus , postice magis angustatus , piceo- obscuius^ non nitidus, tri-foveolatus, foveola média oblon- giuscula, duabus caeteris rotundatis non supra sed in lateribus impressis. Elytra sanguineo-rubra, bi-striata. Abdomen nigro-piceum , primo segmento maximo. Pedes pallidi , longiusculi , coxis anticis in omnibus individuis spina arcuata armatis , tibiis intermediis intus apopliysa breviore ornatis. Lineam paulo excedit A caeteris facile distincta thorace postice angustiore et tri- bus foveolis non in disco impressis. In Gallia, Austria et Germa nia, sub lapklibus in pratis depressis rarius. Uni cum individuum Parisiis legi. 9. Bryaxis xanthoptera. Pselaphus x anth opte rus , Reich. M. P. p. 56. Fig. 14. Tab. 83. Fig. 3. Elongata, convexa, nigra, elytris ferrugineo-rubris. Ca- put trigonum , triimpressum; oculi nigri ; palpi nigri ; an- 30 PSELAPHIORUM tennœ piceœ , ut in fos su lai a. Thora.v nigro-nitidus , coi«da- tus , in medio valde ampliatus, tribus foveolis rotundatis œqualibus impressus. Eljtra ferrugineo-rubra , bi-striata. Abdomen nigrum , marginibus reflexis , primo segmento maximo. Pedcs picei ; coxis anticis in nonnullis indivi- dius ( an maribus? ) spina arcuata annatis et tibiis inter- mediis apophysa spiniforme ornatis , in feminis coxis mu- ticis et apophysa tibia r uni minus elongata et minus acuta. Lineam œquat. Coxis anticis non in omnibus individuis spina armatis , apophysa tibiarum longiore et tandem thorace in medio ampliato et nitido a précédente valde distincta. Habitat in pratis depressis Germanise rarius. B. Thoracis foveolis inœquallbus , média minima. 10. Bryaxis Gory. Tab. 83. Fig. 4- Convexa , parum elongata , castanea , abdomine minus obtuso. Caput tiigonum , tri-impressum ; oculi nigri ; palpi pallidiotes, capitis longitudine ; antennœ testaceae ut in fossulata. Thorax nitidus, cordatus, antice et postice angustatus, valde ante médium dilatatus , tribus foveolis inaequalibus notatus, foveola média minima. Elytris con- vexis , bi-striatis, stria suturali intégra, dorsali brevissima, leviter impressa vix perspicua. Abdomen latum minus quam in procèdent ibus obtusum, fere acutum, marginibus reflexis et ptimis segmentis aequalibus. Pedes ut infos- sulata. Lineam aequat. Ex museo dom. Gory qui ex America eequinoxiali accepit. MONOGRAPIIIA. BllYAXIS IMPRESSA. Pselaphus impressus. Panz. F. I. G. 89-10. Reich. M. P. 58, fig. i5. Latreille. Gen. Crust. et Ins., 3-77. Bryaxis impressa, Leach. E. E. , 9-117. Sa mou. 1-7. Denny. M. P. 36, tab. 7, fig. 4. Tab. 84. Fig. 1. Convexa , parum elongata , nigra , elytris rubris. Caput trigonum, tri-impressum ; oculi nigti , prominuli ; palpi testaceo-feriuginei ; antennœ ipiceœ ut mfossulata. Thorax cordatus , niger, antice et postice angustatus , in medio ampliatus, tribus foveolis insequalibus impressus, foveola média minima. Eljtra convexa ferrugineo-rubra , nitida, ad margines nigrescentia, bi-striata, stria suturali recta, intégra dorsali arcuata postice leviter abbreviata. Abdomen nigrum , nitidum , lineis tenuissimis divergentibus impres- sum , primis segmentis sequalibus , marginibus reflexis. Pedes ferruginei , tarsis pallidis. Vix lineam arquât. Habitat in pratis humidis ad radiées arborum , et versus vesperam in graminibus celeriter ambulat ; in Gallia, An- glia , Austria , et etiam Parisiis non infrequens. \%i Bryaxis antennata. Tab. 84- Fig. 1. Convexa, parum elongata, nigra, elytris rubris. Caput, palpi et oculi omnino ut in impressa $ antennœ nigro-picea? intus serratae, sex primis ai ticulis ferrugineis, 1 articulocy- 3?. PSELAPHIORUM lindraceo, 2ovato crasso, 3-6 minoribusobconico-globosis, 7-9 cuneiformibus intus dentés efformantibus , 10 qua- drato intus compresso, 1 1 obconico-elongato. Thorax ni- ger, cordatus , ante médium dilatatus , tribus foveolis hn- pressus , média minima. Elytra omnino ut in impressa. Abdomen nigrum , primo segmente maximo cum duabus lineolis divergentibus , marginibus reflexis. Pedes ferrugi- nei , tarsis pallidioribus. Lineam aequat. Praecedente , tborace ante médium dilatato, primo seg- mente abdominis maximo et tandem antennis aliter sculp- tis valde distincta. Habitat cum impressa sed rarior in Gallia. Parisiis plu- ries legi ; a nullo entomophilo Europae missa. i3. Bryaxis juncorum. Bryaxis juncorum , Leacb Z. M. 3-86, et Z. J. 2-452. Samou. 1-7. Denny. M. P. 4o , tab. 8, fig. 3. Reichenbachia juncorum. Leacb. Z. J., t. 2-452. Tab. 84^ Fig. 3. Convexa , curta , aut testagea, aut cynnamomea, aut tan- dem fusca. Caput trigonum, tri-impressum ; oculi mgvi, pro- imnulï ; palpi ipaMidi ; antenncp pallidae ; fere ut in fossula ta sed breviores et graciliores. Thorax cordatus, in medio ampliatus, confertissime punctulatus, tribus foveolis inse- qualibus notatus , foveola média, minima. Elytra convexa, bi-striata , stria suturali intégra recta, dorsali arcuata, leviter postice abbreviata. Abdomen obtus uni , marginibus reflexis , primo segmente sequentibus paulb majore. Pedes graciles , testacei , tarsis pallidioribus. Vix lineam aequat. MONOGRAPHIA. 33 A cœteiis colore pallidiore et prœcipue tliorace punctato difFert. Habitat in sylvis, die ad radices arborum, et versus vespe- ram in graminibus ambulat; in Gallia et Anglia. Pluries Parisiis legi in loco Bondy. i/f- Bryaxis tomentosa. Pselaphus tomentosus. Dejean, in Museo. Tab. 84. Fig. 4. Curta , fusco-cynnamomea , valde pubescens. Caput tri- gonum , inimpressum , inter oculos sed non in vertice punctatum ; oculi , palpi et antennœ ut in précédente. Thorax cordatus , antice et postice angustatus , in medio foveola minima vix perspicua et utrinque tantummodo depressionibus obsoletissimis notatus. Eljtra , abdomen et pedes ut in praecedentç. Pube densiore , capite non impresso et foveolis thoracis vix perspicuis a cœteris distincta. Ex Museo dom. corn. Dejean , ex America septentrio- nal! a domino Leconte missa. 7 Genus. BYTH1NUS. Bythinus, Leach, Saraou. , Denny, Latreille Pselaphus , Panz. , Payk. , Reich. , Gyll. Arcopagus , Leach , Samou. , Denny, Latreille. Bostrichus , Schrank. Curtus , convexus. Caput trigonum , trKfoveolaturn ; oculi granulati; palpi maxillares capite longiores, articulo i° sphe- rico minimo , i° clavato , 3° fere spherico , 4° securiformi valde inlus ampliato , aut globoso-truncato j antennœ corporis vix Ion- »833. i3 34 PSELÀPIHORCM gitudine , crassœ, articulo i° magao , 2° etiam magno, aut spherico (Arcopagus , Leach) , autiutus inagis producto (Bythi- nus , Leach), 3-8 sphericis minimis, coarctatis , aequalibqs , g-io iterum raajoribus lenticulari-perfoliatis , 1 1 maxitno, ovato. Thorax sab-globosus , antice et postice angustatus , linea ar- cuata versus basin impressus. Elylra convexa , ad basin bi-pli- cata et uni-striata , profonde punctata. Abdomen latura , obtu- sum, marginibus vix visibiliter reflexis. Pedes graciles , femo vibus incrassatis , tibiis arcuatis , tarsis monodactylis. A. Antennarum secundo articulo in tus producto. (Bythinus, Leach.) t. Bythinus Ccrtisii. Bythinus Curtisii. Leach. M. Z. , 3, &3. — Samou. i , 8. — Denny. M. P. , 20, tab. 3, fig. 1. Bythinus curtisianus. Leach. Z. J. , 2 , p. 446- Tab. 85. Fig. 1. Piceus ,. pube lœvi tectus. Caput trigonum , tri-foveola- tuin, foveolis frontalibus minimis, vertice elevato et linea tenuissima impresso ; oculi nigri , prominuli ; palpi inaxil- lares capite longiores , rufescentes , articulo ultimo intus securifornii-elongato ; antennœ crassae , testaceae, pilosœ , articulo i° crasso cylindraceo, 2 spherico intus leviter acute producto, 3-8 minimis globosis , 9-10 lenticulari- perfoliatis, ultimo conico- ovato. Thorax convexus , ca- pite latior, antice et postice angustatus, supra versus basin linea arcuata impressus. Elytra inflata , sat profunde punc- tata , basi bi-plicata , ad suturam uni-striata. Abdomen brève , segmentis œqualibus. Pedes testacei , femoribus in- crassatis , tarsis pallidioribus. Lineam œquat. MONOGRAPHIA. 35 Habitat prrecipuc in ligne putrido in Gallia et Anglia. Parisiis sat commune in vaporariis hortulanorum inveni. 2. ByTHINCS LON1GER. Pselajjhus hœmaticornis . Dejean. Cat , i33. Tab. 85. Fig. 2. Piceo-rufus , pube tectus. Caput trigonum , tri-foveola- tum , in vertice lineolatum ; oculi prominuli ; palpi maxii- lares paliidi , articulo ultinio intus valde securiformi am- pliato ; antennœ brèves , crassa? , articulo primo cylindra- ceo, 2 intus angulato lunato , 3-8 minimis globosis , 9-10 perfoliatis, 11 ovato-conico obtuso. Thorax sub-globosus , ante médium ampliatus, versus basin supra linea arcuata impressus. Elytra bi-plicata , profunde punctata et ad su- turam uni-stiiata. Pedes picei , femoribus incrassatis , tar- sis pallidioribus. Linea dimidia vix longior. Habitat in Gallia et Germania. Unicum individuum in graminibus ambulantem Parisiis legi. 3. Bythinus Burellii. Byihinus Burellii. Denny. M. P. 22, tab. 4, fig- i> Tab. 85. Fig. 3. Piceo-rufus , pube tectus. Caput trigonum , tri-impres- sum , in vertice breviter lineolatum ; oculi nigri ; palpi maxillares rufescentes, articulo ultimo intus valde securi- formi-ampliato ; antennœ brèves, crassa?, testaceae, arti- culo i° magno cylindraceo, 2 maximo intus angulato lunato-quadrato , 3-8 minimis globosis , 9-10 lenticulari- 36 PSELAPHIORUM perfoliatis, ultimo crasso obtuso. Ihorax sub-globosus , linea arcuata impressus. Elylra xiùde convcxa , punctata, bi-plicata et uni striata. Abdomen brève, obtusum. Pedes picei , tarsis pallidioribus. Linea dimidia vix longiôr. Habitat in Gallia et Anglia. Magnitude-, color, etsumma auinitasprrecedentis; sed se- cundo antennarum articulo quadrato-lunato valde dis- tinctus. 4- BïTHINUS SECUBIGIiH. Pselaphus securiger. Reich. M. P. 45, 9. Byihinus Leacb. Z. M. 3, 83. — — — — — — Sainou. 1, 8. Denuy. M. P. 21, tab. 3, fig. 2. Tab. 85. Fig. 4. Àut niger, aut piceus , pube laevi tectus. Caput trigonum , tri-impressum , in vertice suleo tenuissimo notatum ; ocull nigri ; palpi maxillares pallidi, articulo ultimo valde intus dilatato; antennœ crassse, testaceae , articulo j« cylindraceo, 2 maximo intus acute securiformi , 3-8 minimis glo- bosis, 9-10 perfoliatis, ultimo crasso obtuso. Thorax 0111- ninout in duobus p racée de nti bus. Eljlra convexa punctata bi-plicata et uui-striata. Abdomen obtusum. Pedes cras- siusculi picei , tarsis dilutioribus. Linea dimidia vix longior. Habitat in liumidis pratis ad radiées arborum , in Gallia, Anglia et Germania. Parisiis semel legi. TflOVOGRAPHIA. 37 5. BYTHINUS NODICORNIS *. Tab. 86. Fig. 1 . Piceus , pubi la?vi tectus. Caput trigonum ; tri-foveola- tuin , vertice elevato in medio linea brevissima impresso; oculi nigri prominuli; palpi rufescenles capite longiores , articulo ultimo elongato intus ampliato ; antennœ testaceae crassae , articulo i° cylindraceo , 2 dentiformi intus obtuse producto , 3-8 minimis, 9-10 lenticulari-perfoliatis , ultimo ovato. Thorax convexus , linea arcuata impressus. Elj'tra inflala profunde punctata , basi bi-plicata, uni-striata. Ab- domen obtusum. Pedes crassiusculi testacei , tarsis palli- dioribns. Ter linea? quartam partem sequat. B. Anlennarum i° articulo non intuÉ y producto (Arcopagus, Leach). 6. Bythinus bulbifeb. Pselaphus buîbifer. Reicli. M..P. 37, fig. 6. _ Oyll. Ins. suec. 4> 228, n° 5. Kuoch. , Dabi. Boslrichus anomalus. Scbrank. Arcopagus buîbifer. Leach. Z. M. 3, 84. Samou. i,5. Denny. M. 24, tab. 5, fig. 1. Tab. 86. Fig. 2. Aut niger, aut piceus, pube lœvi tectus. Caput tri- gonum, tri-foveolatum , vertice sulco tenuissimo notato ; 1 Dom. Buquct hujus insecti duos individuos generose mihi concessit sub nominibus nodicornis Muller et denUcornis*** ; ipse ex Saxonia sic denominatos accepta. Primum nomen servavi^ 38 PSELAPHIOnUM ocu/inigri granulati; palpi maxillares pallidi ; articulo ul- timo securiformi intus elongato-dilatato ; aniennœ crassse , articulo i° maximo intus bi-sinuato , 2° magno fere splie- rico, intus ad apicem leviter angulato , 3-8 ininimis glo- bosis, 9-10 perfoliatis , 1 1 conico-ovato. Thorax convexus, capitc latior , antice et postice angustatus , supra versus basin linea arcuata notatus. Eljtra convexa , punctata,bi- pîicata et uni-striata. Abdomen ohtusum. Pedes crassius- t uli , testacci ; tarsis dilutioribus. Ter lineœ quartam partem œquat. Habitat ad radiées arborum in locis bumidis sat frequens, in Gallia , Italia, Anglia et Germania. Parisiis in loco Petit-Gentilly legi. Bythinus glabricollis. Pselaphus glabricollis. Reicb. M. P. 43, fig. 8 Gyll. Ins. suec. 4? pag. 229, n° 7. A rcopagus glabricollis. Leacli. Z. M. 3, 83. — Saniou. j , 5. Denny. M. 28, tab. 5, Gg. 4. . Tab. 86. Fig. 3. Aut niger , aut piceus , aut ssepius testaceus , pube Ucvi tcctus. Caput trigonum , tri-impressum , in vertice lineola iuiprcssum; oculi nigri , prominuli; palpi pallicli , articulo ultiino intus ampliato , paulo elongato , apice minus ob- tuso ; aniennœ testaceœ, i° articulo cylindraceo , a°spherico , 3-8 minimis globosis , coarclatis, 9-10 lenliculari-perfo- liatis , ultimo conico— ovato. Thorax antice et postice an- gustatus, paulo ante médium ampliatus , supra ad basin linca arcuata impressus. Eljtra convexa , punctata bi-pli- cata et ad suturam uni-striata. Abdomen oblusum ; pedes pallicli , tarsis pallidioribus. Ter Hneae quartam partem aiquat. MONOGHAPHIA. 3C) Habitat in Gallia, Anglia, Italia et Germania rarius , ad radices arborum. A dom. Ducos semel lectus in loco Saint- Cloud. Prœcedentiaffinis, primo antennarum articulo cylindraceo et palporum ultimo inagis elongato et minus ampliato valde distinctus. 8. Bythinus macropalpds. Tab. 86. Fig. 4. Piceus, a ut testaceus , pube tectus. Coput trigonum , tri-foveolatum , et in vertice leviter lineatum ; oculi nigri , prominuli. Palpi pallidi , articulo ultimo curto, valde intus incrassato ; antennœ testaceœ , crassa? , 1 ° articulo cylin- draceo, 2 spherico, 3-8 minimis globosis , 9-iolenticu- lari-perfoliatis, ultimo ovato obtuso. Thorax convexus, paulo ante médium ampliatus, linea arcuata impressus. Elylra înflata , punctata, ad basin bi-plicata, ad suturam uni-striata. Abdomen obtusum. Pedes testacei , tarsis di- lutioribus. Linea dimidia vix longior. Habitat in Gallia rarissime, ad radices arborum sub liypnis tantum semel Parisiis legi. Summa affinitas Glabricollis ; sed statura multo minore , et palporum articulo ultimo magis incrassato et obtuso abunde dift'ert. 9. Bythinus globulipalpus. Tab. 87. Fig. 1. Piceo -testaceus , pube laevi tectus. Coput trigonum , tri- impressum ; oculi nigri ; palpi pallidi , articulo ultimo in- crassato , fere spberico , apice truncato ; antennœ testaceae omnino ut in précédente. Thorax cordatus , paulo ante médium ampliatus, supra ad bas : n lineola arcuata im- 40 PSELAPHIORUM pressus. Elytra punctata, bi-plicata et versus suturam uni-striata. Abdomen obtusum. Pedes testacei , tarsis^dWi- dioribus. Linea dimidia vixlongior. Habitat in Gallia. Dom. Ducos Parisiis legit. 10. Bythinus clavicornis. Pselaphus clavicornis. Panz. F. I. G. 99, n° 3. Reicb. M. P. 40, f. 7. Gyll. Ins. suec. 4, 229, n°6. Arcopagus Leach. M. Z. 3, 84 • — Samou. i,5. Denny. M. P. 25, tab. 5, fig. 2. Tab. 87. Fig. 2. astaneo-piceus , elytiïs obscurioribus , pube laevi tectus. Caput trigonum , tri-impressum et in vertice lineola im- pressum ; oculi nigri prominuli ; palpi pallidi , articulo ul- timo intus ampliato , apice minus obtuso ; antennce testa- ceae crassiusculae , i° articulo cylindraceo , i° spberico , extus apice paulo angulato , 3-8 minimis globosis ,9-10 len- ticulari-perfoliatis, 1 1 conico-ovato. Thorax castaneus, con- vexus , sub-globosus , paulo ante médium ampliatus , an- tice laevis , postice ad basin punctis minimis et linea arcuata notatUs. Elytra picea , convexa , punctata , bi-plicata , uni- striata. Abdomen latum , obtusum. Pedes testacei, femo- ribus crassiusculis , in nonnullis valde incrassatis ( feminae Denny) tarsis pallidioribus. Lineam non sequat. Habitat in Anglia rarissime. MONOGRAPHIA. /^I PI. BYTHINUS CllEVROLATr. Arcopagus puncticollis. J Curtis. Britisli entomôlogy , t. 9, n° 422. Tab. 87. Fig. 3. Castaneus , pube tectus. Capitt trigonum , punctatum , tribus foveolis notatum et in vertice sulco lsevissimo im- pressum ; oculi nigri ; pnlpi pallidi , articulo ultimo intus ampliato-elongato ; antennes testacese , crassa? , articulo i° maxiiïio apice intus obtuse producto , 2 spherico , 3-8 minimis globosis,9 ioleiuiculari-perfoliatis, ultimo ovato. Thorax convexus , paulo ante médium ainpliatus , crebre punctatus et lineola arcuata notatus. Elytra convexa, punc- tata , ad basin bi-plicata , et ad suturam uni-striata. Abdo- men obtusum. Pedes testa cei,yêmon'^w^crassiusculis, in non- nullis valde incrassatis, et tibiis intus dente minimo arma- tis (feminse Denn y, mares Curtis), tarsis pallidioribus. Ter linese quartam partem œquat. In Italia rarissime. Praecedenti et sequenti afïinis ; primo , capite et tliorace punctatis , secundo , antennarum articulo primo ïn utroque sexu intus producto, valde distinctus. Certe speciespeculiaris. 12. Bythinus puncticollis. Arcopagus puncticollis. Denny.M. P. «6, tab. 5, fig. 3. Tab. 87. Fig. 4 Castaneus, pube la?vi tectus. Caput trigonum, puncta- tum , tri-foveolatum et in vertice lineola impressum ; oculi nigri ; palpi pallidi , articulo ultimo intus dilata to-elongato ; antennœ testacea? , articulo i° cylindraceo , 2 spherico, 3-8 minimis globosis coarctatis, 9-10 perfoliatis, 1 1 ovato. Tho- rax convexus , antice et postice angustatus et ante médium 4^ PSELAPHIORUM ampliatus , punctatus , lineola arcuata ad basin supra im- pressus. Eljlra bi-plicata etuni-striata. Abdomen obtusum. Pedes testacei , femoribus crassiusculis et in nonnullis valde incrassalis (femïnœ Denny), tarsis dilutioribus. Ter lineœ quartam partem œquat. Habitat in Gallia , Anglia, Italia et Germania, sub hyp- nis. Praccedenti valde affinis, antennarum articulo primo cy- lindraceo tantum distinctus '. 8 Genus. Tychus. Pselaphus, Reich. , Payk. , Beck Beit. , Gyll. Tychus, Leach, Samou. , Denny. Curtns, parum convexus. Caput trigonum , infoveolatum ; oculi granulati ; palpi maxillares capite longiores , articulo i° minimo spherico, a clavato, 3 triangulari-elongato , 4 secari- formi ; anlennœ dimidio corporepaulo longiores, articulo i°elon- gato, i ovato, 5-8 minimis globosis, coarctatis , quinto in mas- culis multo majore ,9-10 gradatim majoribus , 1 1 ovato. Thorax fere angulatus , poslice et praesertim antice angustatus , absque 1 Genus Kunzra , qnod dom. Leach in Zoohgical Journal des- cripsit, non vidi. Nescio an sit novnm genus aut tantum species generis Bythini ? Hic descriptionem refe'ro : Gcnus Kunzea. (Leach, Zoo!. Joum., tom. II, pag. 44^0 Corpus brève convexum. Ântenna? articulis i° et 2° aliis crassioribus , articulo i° elongato cylindraceo, interne in J et î abrupte dilatait) , 2 sub-globosiusculo , primo tenuiore, articulis 3-8 œqualibus suh-glo- bosiusculis , 9 crassiore lcnticulari, 10 globosiusculo-lenticulari nono majore , t 1 crassiore ovato apice acuminato. Palpi maxillares articulo primo fiîiformi , apice gradatim clavato, 2 elongato ovato, 3 scuti- formi basi angustissimo. Kunzea nigriceps. Corpore toto ferruginco. Antennis paipis pedibusque pallidiorihus , capite nigrescenîc. Habitat in Alpibus marilimis in sylvis pinestribus rarissime. Mus. dom. Fabre <£ et $ in copulatione capta. MONOGRAPIIIA. 43 imprcssionibus. Elytra convexiuscula , bi-striala. Abdomen la tum minus obtusum, marginibus reflexis. Pedes longiusculi , iarsis monodactylis. Hoc genus Bythino vicinnm corporc minus convexo , se- cundo palporum articulo longiore . thorace inimpivsso et elytris impunctatis minus inflatis prœcipue distinctum. I. TyCHUS NIGER. è Pselaphus niger. Payk. F. S. 3, p. 365, n° 4- nodicornis. Beck Beit. 12, tab. 2 , fig. 10. 2 rujîconiis. Dabi. détritus. Essembeck. ^ et $ niger. Reicli. M. P. 35, fig. 5. Gyll. Ins. suec. 4? P- 226, n° 4- — Tjchus niger. Leach.Z. M. 3,84,etZ. J.2, tfo. — Samou. 1 , l\i. Denny. M. P. 3o, tab. 6, fig. 1 . Tab. 88. Fig. 1. Piceo-niger , cinereo valde pubescens. Caput trigonum , apice leviter bitidum et in vertice lineola tenuissima iin- pressum ; oculi nigri. Palpi testacei , i° articulo minimo spherico , 2 clavato arcuato , 3° triangulari-elongato , intus dilatato , 4° securiformi obtuso , intus valde ampliato j an- tennœ testaceae, pilosœ, dimidio corpore paulo longiores, articulo i ô cylindraceo magno, i° ovato etiam niagno, 3-8 minimis globosiusculis coarctatis , quinto in masculis multo majore globoso obtruncato , 9-10 gradatim majoribus, ob- truncatis , ultimo maxiino ovato. Thorax convexus, capite longior et latior, antice magis angustatus et in lateribus 1ère angulato-ampliatus , supra laevis. Elytra antice tborace la- tiora et postice non niliil dilatata, apice fere recte truncata, impunctata, bi-striata , stria suturali tenui intégra , dorsali valde impressa , postice abbreviata. Abdomen latum , margi- 44 ' PSELAPH10RUM nibus reflexis. Pedes graciles ferruginei, larsis palli- dioribus. Vix lineam aequat. Habitat in Gallia , Anglia , Sueccia , sub arborum çortice et sub muscis. Parisiis plures legi sed tantum feminam. 9 Genus. TRIMIUM. Pselaphus , Reich. , Gyll. Euplectus , Denny. Elongato-cylindraceus. Caput trigonum , antice rotundatum , impressum ; oculi miuuti ; palpi capitis longitudine , articule i° splierico, i clavato, 3 fere spherico, 4 securiformi ; antennœ brevissimae artkulis 1-2 crassis , 3-8 minimis coarctatis , g-io len- ticulari-perfoliatis , 1 1 maximo ovato. Thorax capite vix latior , postice angustatus , foveolis tribus sulco transverso conjunctis impressus. Elytra convexa , vix thorace longiora , impunctata , bi-striata. Abdomen oblongo ovatum , depressiusculum , mar- ginibus reflexis. Pedes médiocres tarsis monodactylis. Hoc genus primo aspectu vix Euplecto distincturn , attamen corpore cylindraceo et palpis aliter sculptis certe ab illo sepa- randum. \. Trimicm brevicorne. Pselaphus brevicomis. Reich. M. P. 47» %• ! o- _. Gyll. Tns. Suec. l\ , 23o, n° 8. Euplectus Denny. M. P. i8, tab. i , fig. 4 Tab. 88. Fig. i. Rufotestaceus , nitidus glaber. Caput majusculuin , tri- gonum , antice rotundatum, in fronte duabuslineis antice convergente bus impressum ; oculi nigri ; palpi pallidi , ar- ticulo i minimo spherico, i° curto clavato , 3° fere sphe- rico primo majore ; 4° secuiiformi intus ampliato ; antennœ testaceac vix thoracis médium attingentes, articulo i°magno MONOG RAPHIA. 4^ cylindraceo, 2° ovato etiam magno , 3 -8 minimis, globosius- culis, coarctatis ,9-10 gradatim majoribus, lenticulari-per- foliatis , uUinio ovato maximo tertiam partem antennae efformante. Thorax vix capite latior sed multo longior , obovatus , antice et praesertim postice angustatus , supra ad basin tribus foveolis sulco transverso conjunclis impres- sus , foveola média majore. Elytra tborace latiora sed vix longiora , bi-striata , stria suturali intégra lœvi , dorsali abbreviata et valde impressa. Pedes médiocres , femoribus anticis crassioribus , tibiis extus dilatatis, tarsis tenuibus. Bis tertiam lineae partem aequat. Habitat in Gallia , Anglia , Sueccia et Austria sub muscis ad radiées arborum. Unicum individuum Parisiis legi. 10 Genus. BATRISUS. Pselaphus , Reich. Bryaxis , Denny. Corpus cylindraceo- elongatum , convexum. Caput majus- culum in vertice tuberculosum , utrinque lateribus elongato- elevatis; palpi maxillares capitis vix longitudine , i° articulo minimo spherico , i° arcuato clavato , i° fere spherico intus )e- viter angulato, 4° conico intus parum ampliato; anlennœ nïqli «iforrnes fossula laterali orientes. Thorax trapezoïdalis in medio canalicula longitudinali et utrinque singula ante basin cum tribus foveolis conjunctis , his foveolis,- média majore, sulco transverso bi-sinuato connexis. Elytra convexa , bi-striata, humeris elevatis. Abdomen elongatum , convexum, postice an- gustatum , marginibus non reflexis. Pedes graciles , femoribus valde iocrassatis , tibiis elongatis , tarsis monodaclylis. 46 PSELAPHIORUM i. Batrisus FORMICARIUS. Tab. 89. Fig. i. Elongato-convexus , cynnamomeus. Caput majuscuïum , quadratum, granulatum , in vertice tuberculo magno fos- sula minimain inedio impresso et sulco profundo circum- ducto, marginibus elevatis suie uni ainbientibus ; oculi ni- gri granulati ; palpi testacei ; antennœ testaceae pube teclae , i° articulo cylindraceo , 2-8 aequalibus spherico-obeonicis , 9-10 gradatini majoribus apice intus leviter acute productis, ultimo maximo externe ad apicem et interne ad basin de- pressiusculo , in nonnullis individuis intus apophysa acuta ad basin armato (aii(/). Thorax trapezoïdalis in inedio ca- naliculo longitudinali integro et utrinque singula ante basin cura tribus foveolis conjunctis , his foveolis sulco transverso bi-sinuato connexis. Elytra nitida bi-striata , stria suturali intégra recta , dorsali abbreviata , humeris valde elevatis. Abdomen eloiigatum , primo segmento tribus foveolis im- presso. Pedes longiusculi ,Jemoribus valde incrassatis. Habitat in Gallia sub lapidibus et inuscis ad radiées ar- borum in societate cum formicis minimis fulvis. Parisiis in silvis Bononia 1 et Fontis-Bellaquei pluries legi. 2. Batrisus Delaporti. Tab. 82. Fig.V Elongato-cylindraceus , convexus , badio-cynnamomeus. Caput majusculum , quadrangulum , granulatum , in ver- tice tuberculum magnum fossula minima in medio im- pressum et sulco profundo circumductum observatur, late- ralibus marginibus elevatis antice in tuberculo rolundato terminatis ; palpi pallidi ; antennœ capitis cum thorace vix longitudine, pube lœvi tectae, articulo i° cylindraceo magno, MONOGRAPHIA. 4? i° fere spherico etiam magno , 3-8 aequalibus spherico- obconocis , 9-10 gradatim majoribus obconicis , ultiino ovato intus ad apicem depressiusculo. Thorax trapezoïdalis in medio linea longitudinali et utrinque singula ante basin cum tribus foveolis conjunctis , bis foveolis sulco transverso bi-sinuato connexis , inter lineolas leviter utrinque cari- natus. Eljtra convexa , nitida , bi-striata , stria suturali in- tégra , dorsali abbreviata, humeris elevatis. Abdomen elon- gatum , primo segmento tribus foveolis impresso. Pedes longiusculi ,femoribus incrassatis. Habitat in Gallia. In liguo putrido semel Parisiis silva Bo- nonise in societate cum formicis miniinis fulvis legi. 3. Batrisus Brollei. Tab. 89 Fig. 3. Elongato-cylindraceus , convexus, badio-cynnamomeus. Caput majusculum , trigonum , antice rotundatuni et dense longis pilis luteis subornatum , in vertice tuberculum magnum in medio inimpressum , sulco profundo bi-punc- tato circumductum observatur, marginibus tantum latera- libus elevatis ; oculi nigri \palpi testacei ; antennœ testaceœ pilosœ , primo articulo cylindraceo-elongato , 2 ovato ma- gno , 3-8 minimis œqualibus splierico-obconicis , 9-10 obco- nicis gradatim majoribus, ultimo ovato brevi extus ad apicem depressiusculo. Thorax, eljtra , abdomen et pedes ut in précédente. Lineam cum dimidia œquat. Habitat in Gallia. Dom. Brullé in silva Fontis-Bellaquei unicum individuum invenit in ligno antiquo , et generose mibi concessit. Praecedentis magnitudo et summaaffiuitas; antennis paulo longioribus et minus coarctatis fere tantum distinctus. 4& pselaphiorum . . 4» Batrisus oculatos. Pselaphus oculatus. ,Dej. Cat. 1 33. Tab. 89. Fig. 4. Elongato-cylindraceus , convexus, badio-cynnamomeus. Caput majusculum , trigonum , granulatum , et sub dense et longe pilosum , in vertice tuberculum magnum in medio infoveolatum sulco profundo bi-punctatocircumductum ob- servatur, marginibus lateralibus elevatisetantice ut cornubus rectis obtusis productis ; oculi nigri ; palpi pallidi , articule- ultimo magis quam in prsecedentibus elongato ; antennœ di- midii corporis longitudine, articulo i°cylindraceo-elongato, a ovato magno , 3-8 sequalibus globoso-obconicis , 9-1 o gradatim majoribus , io interne acute angulato , 11 ovato- elongato extus ad apicem depressiusculo et intus ad basin spina brevissima annato. Thorax, elylra, abdomen et pedes omnino ut in Delaporti , sed tibiae posticae spina acuta intus ad apicem sunt arma ta?. Habitat in Gallia. Unicum individuum a dom. Solier concessum possideo circum Massiliam captum. Parisiis dom. Cbevrolat pluries invenit in formiceto. Prœcedenti aftinis , sed capite fere cornuto, antennis lon- gioribus gracilioribus et tibiis posticis spina armatis vere distinctus. 5. Batrisus venustus. Pselaphus venustus. Reich. M. P. 65, fig. 18. Bryaxis nigriventris . Denny. M. P. 4 1 » tab. 7, fig. 1. Tab. 90. Fig. 1. Elongato-cylindraceus , convexus , badio-cynnamomeus , abdomine nigro Caput majusculum , trigonum , antice ro- MONOGR APHIA. ^(\ tundalum et dense longis pilis luteis subornatum , in vei tice tuberculum magnum in medio leviter impressum et sulco profundo bi-punctato circumductnm observatnr , margi- nibus , antice minus, postice magis elevatis, sulcum am- bientibus ; oculi nigri ; palpi testacei. Antennœ , thorax, elytra, abdomen etpedes omnino ut in précédente (abdo- mine nigro et tibiis posticis inermibus). Lineamcumdimidiaœquat. Habitat in Gallia, Austria , Italia , Anglia et Helvelia, sub arborum cortice et in ligno antiquo. Unicum indivi- duum agro Lugdunensi ad radiées arboris in liypnis cum foimicis parvis dom. Lucas mense octobre detexit. 6. Ratbisus albionicus. Pselaphus albionicus. Dej. in museo. Tab. 90. Fig. 2. Elongato-cylindraceus, convexus, niger, elytris casi.».,. testaceis. Caput majusculum , nitidum , in vei tice tuber- culum parum elevatum in medio fossula vix perspicua im- pressum et sulco lanvi circumductnm observatnr , I oc sul- cum postice duabus foveolis rotundatis est terminatum , marginibus anticis et lateralibus parum elevatis sulcum ambientibus ; oculi nigri ; palpi pallidi ut in précédente ; antennœ testaceae dimidii corporis longitudine, articulo i° cylindraceo-elongato , 2 ovato, 3-8 minoribus globoso- obconicis , 9-10 gradatim majoribus, ultimo ovato extus ad apicem depressiusculo. Thorax niger, nitidus, trapezoi- dalis, in medio lineola brevissima et utrinque singula in- tégra ante basin cum tribus foveolis conjunctis, bis foveolis sulco transverso bisinuato connexis. Eljtra testacea. Ab- domen nigrum , pedes testacei ut in De La port i. Lineam cum dimidia panîo superat. 5o PSELAPHIORllM Ex museo dom. Com. Dejean , qui ex America Septentrio- nali accepit et ad descriptionemeommunieavit. Ab omnibus vere distinctus capite et thorace nitidis , nigris , et linea média tboracis val de antice abbreyiâta vix perspicua. 7. Batrisus lineaticollis. Pselaphus lineaticollis. Dejean in museo. Tab. 90. Fig. 3. Elongato-cylindraceus, convexus, castaneo-testaceus. Caput quadrangulum , granulatum , in vertice tuberculum magnum in-impressum sulco lœvi circumductum obser- vatur, marginibus, antica et lateralibus parum elevatis sulcum ambientibus ; palpi ut in albionico ; antennœ testa— cese , pilosse, articulo primo cylindraceo-elongato , 2-8 mi- nimis globoso-obconicis , 9 obeonico paulo majore, 10 maximo globoso , ultimo ovato-elongato. Thorax , abdo- men et pedes ut in De Laporti. Habitat in America Septentrionali. Lineam cum dimidia rcquat. Ex museo dom. Com. Dejean, qui ad descriptionem communicavit. A caeteris decimo articulo maximo spherico val de dis- tinctus. 8. Batrisus Buqueti. Tab. 90. Fig. 4. Elongato-cylindraceus , convexus , castaneo-testaceus , abjlomine nigro. Caput majusculum , rotundatum , granu- latum , in vertice tuberculo nitido Jbssula minima in medio impresso et sulco profundo circumducto, marginibus late- ralibus elevatis ad apicern fere acute convergentibus , sulcum ambientibus; palpi ut in De Laporti ; antennœ MONOGKAPIUA. 01 Thorax trapezoidalis , in metlio linea longitudinali et utrinque singula ante basin cum tribus foveolis conjunctis , his foveolis sulco trans verso bi-sinuato connexis. Eljlra ut in De Laporti. Abdomen nigrum , nitidum, elongatum , primo segmento tribus foveolis impresso Pcdes médiocres, femoribus incrassatis. Lineam cum dimidia sequat. Habitat in Gallia. Dom. de Laporte unicum individuum sine antcnnis in museo possidebat et generose mihi concessit ; tant uni hune vidi. A caeteris capitis marginibus antice fere acute convergen- tibus prœcipue distinctus. Ç ii Genus. EUPLECTUS. Euplectus , Kirby, Leach , Samou. , Denny. Pselaphus , Illiger, Payk. , Gyll. Staphylinus , Panz. , Marsham. Anthicus , Fab. Elongatus, depressus. Caput fere semper impressum ; oculi minimi, granulati; palpi maxillares capitis vix longitudine , ai ticulo primo sphaerico minimo , i clavato , 3 fere spliserico primo majore, 4 elongato ovato vix intus amplialo ; antennœ crassaB, brèves, vix capitis cum thorace longitudine, primo articulo cylindraceo , i ovato crasso , 5-8 minimis globosis , coarctatis , 9-10 majoribus, lenticulari-perfoliatis, 11 maximo, ovato. Thorax depressus , cordatus aut quadralo rotundatus , fere angulatus , supra impressus, et saepe cruciatim. Eljlra quadrata, depressa , bi-striata. Abdomen depressum , segmentis aîqualibus, marginibus reflexis. Pedes breviusculi , tarsis mo- nodactylis. 52 PSFI.APIIIOUUM A. Capite impresso. * ÏN MBDIO VKRTICE FOSSULA MINIMA. I. EuPLECTCS SULCICOLLIS, Pselaphus sulcicollis. Reich. M. P. 62, fig. 17. Gyll. Ins. suec. 234» • 1o 4 i " Dresdensis. Illiger. Kaf. Preuss. 1 , pag. 290,11° r . Payk. F. S. 2, 365. Jnthicus Fab. Syst. Eleuth. 1 , pag. 293 , n° ?.3. Bryaxis sulcicollis. Curtis. Brit. Entom. tom. 7, n° 3i5. Tab. 91. Fig. 1. Elongatus , depressus , cynnamomeus , valde pubescens. Caput trigonum , angulis obtusis , depressum, duabus in fronte fossulis convergentibus antice late conjunctis, pos- tice in aliis fossulis rotundatis terminatis , vertice eîevato, nitido , in disco foveola tenuissima impresso; ocidi nigri ; palpi maxillares testacei ; antennœ testaceae capitis cuni tborace longitudine, pilosae, articulo 1 ° cylindraceo, 2 ovato. sjx secpientibus minimis globosis coarctatis , majorions , 9-ioiterum majoribus , distantibus, lenticulari- perfoliatis, ultimo maximo parum acuminato. Thorax Capite longior vix latior , cordatus , antice et postice angustatus , ante médium dilata tus , ad basin tribus foveolis , média maxima triangularia , sulco transverso conjunctis et in medio linea longitudinali impressus. Eljtra tborace latiora , bi-striata, stria suturali intégra dorsali brevissima , fere recte truncata et ad angulos externos pro abdominis maiginibus reflexis excisa. Abdomen latum , depressum , elytrorum longitu- dine. Pedes rufescentes, femoribus crassiusculis , libiis compressis arcuatis , tarsis pallidioribus. Lineam cum dimidia scquataut superat. Habitat in Gallia, Anglia, Austria et Sueccia in liypnis. MONOGRAPHJA. 53 2 EuPLECTUS NANUS. Pselaphus ngnus. Reich. M. P. , pag. 69, fig. 20. Gyll.ins.suec.t.4>pag. 237, n»i4- Euplectus Reichenbachii. Leach. Z. M. 3, 82. — ' — Samou. 1, 7. Denny. M. P. 9, tab. 1, fig. 1. Tab 91. Fig. 2. Elongatus , depressus , castaneo-piceus , vix pubescens. Caput trigonum , fossis duabus prolundis convergentibus antice ïate conjunctis impression , in occipite elevato, nitido, foveola minima ovali observatur ; oculi nigri ; palpi testacei; antennœ ferrugineae pilosaecapitiscum thorace longitudine, articulo primo cylindraceo , 2° crasso spberico, 3-8 sequali- bus , minimis , globosis , coarctatis ,9-10 iterum majoribus , lenticulari-perfoliatis , ultimomaximo ovato. Thorax capite laiior et longior , antice et postice angustatus , paulo ante médium ampliatus , ad basin supra tribus foveolis sulco transverso conjunctis et in disco antico striola sat profunda abbreviata impressus. Eljtra thorace latiora et longiora, bi- stria ta , stria suturali intégra , dorsali abbreviata , ad angulos externos non excisa. Abdomen elytrorum longitudine aut longius , postice angustatum , segmentis œqualibus , margi- nibus reflexis. Pedes médiocres testacei, tarsis pallidio- ribus. . Lineam vix a?quat. Habitat in Gallia , Anglia, Germania , Sueccia, sub ar- borum cortice. Semel Parisiis legi in ligno carpino antiquo sylvœ Fontis-Bellaquei. 54 PSELAPHlOKClUr 3. EUPLECTCS FlSCHERî. Tab. 91- Fig. 5. Elongatus, depressus, cynnamomeus , nitidus, vix pu- bescens. Caput trigonum , apicé bi-sinuato in medio acute reflexo , in fronte fossis duabus profondis convergentibus vixconjunctis , vertice angustato antice producto et in disco ïineola impresso , fere separatis , his dnabus fossis antice et postice magis impressis; oculi nigri,pfli^j pallidi; antennœ testacea? ut in E. nano constructa. Thorax nitidus, cordatus, antice et postice angu status, in medio valde ampliatus, versus basin supra tribus foveolis sulco transverso con- junctis et in disco antico fossula sat profunda abbreviata impressus. Eljtra tborace longiora^t latiora, nitida,bi- striata , stria suturali intégra tenuissima , dorsali brevissima sed valde sulcato-im pressa. Abdomen elytrorum longitu- dine , postice angustatum , marginibus reflexis , pedcs testa- cei , tibiis dilutioribus. Bis linese tertiam par te m aequat. Habitat in Saxonia. A dom. Buquet sub hoc nomine con- cessus. A prsecedente colore dilutiore , capite antice acute pro- ducto , verticis impressione longiore , valde distinctus. ** lu medio vertige fossula nulla. 4. EUPLECTUS KlRBII. Euplcctus Kirbii. Benny. M. P. 14, tab. 2, fig. i'. Tab. 91. Fig. 4. Elongatus , depressus, cynnamomeus , pubescens. Caput tiigonum, fossis duabu s profundis convergentibus antice late conjunctis; occipite elongalo, elevato, nitido , absque MONOGUAPIUA. 55 impressionibus ; oculi nigri ; palpi pallidi ; aulcnnœ testaceae pilosae capitis cum thorace vix longitudine ut in praecedente constructae, sed articulo ultimo paulo breviore. Thorax cordatus , capitis latitudine sed longior , antice et postice angustatus, paulo ante médium ampliatus, ad basin tribus foveolis , média maxima triangulari , sulco transverso con- junetis , et in disco antico striola abbreviata impressus. Ab- domen depressiusculum , elytris paulo brevius, segmentis aequalibus, marginibus reflexis. Pedes testacei pubescentes, torsis pallidioribus. Bis lineaî lertiam par te m aequat. Habitat iti Gallia, Anglia, praecipue in bortulanorum va- poraiib. His in locis commune Parisiis legi. 5. ElJPLECTUS SANGUINEUS. Eupleclus sanguineus. Denny. M. P. 10, tab. i, fig. 2. Tab. 9-2. Fig. 1. Elongatus, depressiusculus , castaneo-piceus, pubescens. Caput trigonum , foveolis duabus coeuntibus verticem ele- vatum angustum includentibus ; oculi nigri ; palpi pallidi ; antennœ ferrugineae, pilosae, capitis cum tborace longitu- dine , ut in praecedente constructae , articulo ultimo angus- tiore et longiore. Thorax , eljtra , abdomen et pedes ut in Euplecto Kirbii. Bis lineae tertiam partem aequat. Yix praecedente distinctus colore obscuriore articulo an- tennarum ultimo paulo longiore et elytris abdomineque paulo latioribus tantum differt(an varietas ?). Habitat in Gallia et Anglia. Cum praecedente invenitur, sed rarissime. 56 pselaphiouitsi 6, EuPLECTUS KaUSTEJNII. Pselaphus Karstenii. Keich. M. P. 7», fig. 11. Gyll. Ins.suec.,t. 4, pag. 2.38, n° i5. Staphylinus minutus. IMarsham. r. 5u. 36. sanguineus. Panz. F. G. 11. 9. Euplectus Karstenii. Denny. M. P., 12, tab. i, fig. 3. Tab. 92. Fig. «2. Elongatus , depressiusculus , cynnamomeus , pubescens. Caput majusculum, tborace latius , punctalum , duabus foveolis ut in procèdent! bus sed obsoletioribus impressum; vertice minus elevato in-impresso ; oculi nigri parvi ; palpi pallidi ; antennœ testaceœ pilosae ut in Kirbii. Thorax corda tus, capite longior, punctatus, atitice et postice angustatus , tribus foveolis sulco connexis et lineola in disco impressus. Elytra , abdomen et pedes ut in procedentibus. Bislineae tertiani j artem aequat. Habitat in Gallia , Anglia et Austria , sub arboruin cor tice et in hortulanorum vaporariis. His in locis Parisiis seniel legi. 7. EuPLECTUS SIGNATUS. Pselaphus signatus. Reicli. M. P., 73, fig. 22. G y 11. Ins. suecc, tom. 4> 2^9, n° 16. Euplectus — — Denny. M. P. i3,t. i,fig. 4- Tab. g?. Fig. 3. Elongatus , depressus, cynnamomeus , pubescens. Caput tiigonum majusculuni , in Ironie inter antennas transverse auguste sulcatum , et in vertice duabus foveolis rotundis im- pressum ; oculi nigri ; palpi et anteniiaî ut in E. Karstenii. Thorax capite paulo anguslior sed longior , foveola antiea, MONOGKAPHlA. 57 et tribus posticis sulco ciuijunctis , profundc impressus. Elytra, abdomen et pedes ut in praecedentibus. Bis tertiam partem linea? sequat. Habitat in Gallia , Anglia , Sueccia et Austria , sub ar- borum emortuarum cortiee. Ex Parisiis unicum individuuin j)ossideo. 8. EUPLECTUS DuPONTI. Tab. 92. Fig 4. Elongatus , depressus , cynnainomeus , vix pubescens. Caput trigonum , nitidum , thorace paulo latius , in ironie inter antennas fossula cordata lata sed parum proiunda, et in vertice duabus foveolis lotundatis impressum ; occipite uitido, in-impresso ; oculi nigri ; palpi pallidi ; antennœ testaceaa , capite cum thorace longiores , articulo i° cyliu- draceo-elongato , 2°ovato crasso, 3-8 minimis , obeonicis, minus brevibus et coarctatis, 9-10 lenticulaii-perfoliatis , ullinio ovato. Thorax capite longior , nitidus, cordatus, ad basin tribus foveolis sulco connexis , et in disco lineola brevissima impressus. Elytra , abdomen et pedes ut in E. Karstenii. Bis tertiam partem lineae parum superat. Habitat in Gallia. Parisiis unicum individuuin in ligno putrido inveni. lla?c species congeneribus valde affinis , capitis foveola antica latiore , et antennis longioi ibus graciliori busqué di- versa. 9. EUPLECTUS BÎCOLOR. Euplectus bùolor. Denny. M. P. 17, t.ib. 2, fig. 3. Pselaphus glabricitlus. Gyll. 1ns. suecc. , t. /j? a36, n<> i3. Tab. 93. Fig. 1. Elongatulus, depressus, nigro-piceus , pube hevi tectus. Caput trigonum thorace angustius, iu fronte duabus 58 PSELAPHIORUM foveolis convergentibus antice conjunclis impressum ; ver- tice elevato in-impresso ; ore testaceo; oculi nigri parvi ; palpi pallidi ; antennœ testacea? capitis cuin tborace vix lon- gitudine , ut in E. nano constructae ," sed breviores et magis coarctaUe. Thorax cordatus , antice et postice angustatus , versus basin foveola minima et utrinque in latere singula tenuissima , et in disco alia etiam tenuissima vix perspicua, notatus, lateribus sulco brevi impressis. Eljtra tborace multo latioraetlongiora, bi-striata , stria suturali intégra , dorsali dimidiata. Abdomen eiytrorumlongitudine, margi- nibus reflexis. Pedes breviusculi , rufo testacei , tarsis dih\- tioribus. Lineae dimidiam partem paulo excedit. Habitat in Gallia , Anglia et Sueccia. Parisiis in ligno pu- tridosemel inveni insula Louviers dicta. IO. EUPLECTUS AMBIGUUS. Pselaphus ambigmis. Reicb M. P., 67, fig. 19. G yll. Ins. suecc, tom. 4> 236, n 12. Tab. 93. Fig. 2. Elongatulus, depressus , nigro-piceus , pube lœvi tectus. Caput trigonum , tboracis latitudine , in fronte duabus fossulis convergentibus antice conjunctis impressum , vertice elevato in-impresso; oculi nigri; palpi pallidi ; anlennœ ferrugineo-lestaceae , clava obscuriore , ut in prsecedente constructa. Thorax quadrato-rotundatus , antice et postice •angustatus, versus basin tribus foveolis sulco transverso conjunctis impressus, disco antico hevi. Elylra, abdomen et pedes ut in prsecedente , elytrorum tamen stria dorsali breviore. Lineae dimidiam partem paulo superat. Habitat in Gallia , Germania , Sueccia. Parisiis in loco Boudy scmel legi , mense junio. MO OGKAPHÏÀ. 5çj I I . EuPLECTCS PUSILLUS. Euplectus pusillus. Denny. M. P., i5, tab. 2, fig. 2. Tab. " 9 3. Fig. 5. Elongatulus , depressus , nigro-piceus , pube lam tectus. Caput trigonum , tboracis latitudine , in fronte duabus fo- veolis convergentibus antice conjunctis impressum , vertice elevato in-impresso ; oculi nigri ;palpi pallidi ; anlennœ ad basin ferrugineo- testacese clava obscuriore ut in duobus praecedentibus constructa. Thorax cordatus, antice et prse- sertim postice angustatus, ad basin tribus foveolis sulco transverso connexis notatus, disco antico laevi. Eljtra r abdomen etpedes ut in E. ambiguo. Lineae dimidiam partem sequat. Praecedentipaulobreviore, attamen valdeaflinis. Thorace cordato postice angustato vix distinctus. An tantuni ambigui varietas? Habitat in Galba et Anglia. Parisiis unicuni individuum in prato depresso legi. 12. Euplectus miinutissimus. Tab. 9 3. Fig 4- Elongatulus, depressus, cynnamomeo-castaneus. CapuL trigonum valde antice productum ,in vertice duabus fossulis rotundatis impressum ; oculi nigri ; palpi pallidi; anlennœ testaceo-flavescentes ut in praecedentibus , sed breviores. Thorax rotundatus capite latior , latitudine longitudinem acquat, ad basin tribus foveolis , foveola média maxinia, notatus , bis tribus foveolis sulco profundo et lato connexis, fere in unica confusis , disco antico bcvi. Eljlra bi-slriata , striis valde impressis. Abdomen latum , depvessuin , mai- ()o PSELAPHlOItlîM gmibus reflexis. Pedes médiocres testaceo-flavescentes, larsis dilutioribus. Lineae tertiam partem vix aequat. Habitat in Sicilia. Ex museo dom. Helfer, qui ad descrip- tionem bénévole conimunicavit. Euplectis ambiguo etpusillo valde affinis, capite anguste producto, duabus foveolis îotundatis impresso , thorace breviore et tandem brevitate corporis certe distinguendus. B. Capite in-impresso. l3. EUPLECÏUS LEIOCEPHALUS. Tab. 93. Fig. 5. Elongatus; depressus, castaneo-cynnamomeus. C< i Sectio. Antennis sexavticulatis . 12 Genus. CLAVIGER. Claviger, Millier, Panzer. Caput elongatnm ; oculi latentes aut milli; pal pi maxillares brevissimi , sub cylindrici , indistincte articulati , apico bi-un- guiculati ; anlennœ sex articulatae , duobus primis articulis minimis et ultimo maximo cylindraceo , apice truncalo. Thorax fere spherico. Elytra sub-hiangularia , ad angulos exteinos plicata. abdomen latum , primo segmento maximo , in disco late depresso, marginibus reflexo-elevatis. Pedes crassiuscuti , larsis tri-articulatis , duobus primis articulis nrinhnis, ultimo maximo uni-unguiculato. I. ClWIGER FOVIOLATUS. Claviger foveolalus. Mùller, in Genn. mag. 3, pag. (ic) et sequent. testaceus. Panz. Faun., 49, fig- 3. Preysler, Ins. Bob. n° 65 , pag, GS , t. 3, fig. 5, a. b. Tab. 94. Fig. 1. Elongatus , antice angustatus , ru fo testaceus. Caput pro- rectum , posterius attenuatum , angulis posticis longius pi- 62 PSELAPIIIORUM losis, pilisconniventibus spinulam mentientibus. Oculi nulli aut imperspicui ; p« ^>jf maxillares brevissimi ; antennœ pilis rigidis tectae, capite paulo longiores , articulis 1-2 globosis, primo minimo in fossula laterali capitis latente , 3 sub-he- inispherico , 4 ob-hemispherico , 5 iterum sub-hemisphe- rico , his tribus fere œqualibus, ultimo maximo cylindraceo apice truncato. Thorax capite longior et duplo latior sphœ- rico-ovatus , in lateribus leviter rotundatim impressus , et supra ad basin fossula rotundata notatus. Elytra breviora antice thorace parum latiora , postice valde ampliata , sub- triangularia , angulis externis posticis plicatis et plica pilis rigidis flavescentibus ornata. Abdomen latum, obtusum , quasi inflatum, marginibus elevatis, segmento i° maximo in disco fossula profunda semi-ovali impresso. Pedes va- lidi , femoribus sub-cylindricis , tibiis sub-compressis tarsis angustis ; in non nullis femoribus et tibiis dente parvo armatis (an o* )• Lineam paulo excedit. Habitat sub lapidibus in societate cum formicis in Sueccia , Germania et Belgica. 2. Claviger longicornis. Claviger longicornis. Mùller. In Germ. mag. 3, pag 85 et sequent. . ,■■■— Sturm. Cat. mein. Ins. sam. — Panz. F. J. E. Fasc. 7. Tab.^94. Fig. 2. Elongatus , antice angustatus , rufo-castaneus. Caput prorectum posterius attenuatum , angulis posticis longius pilosis , pilis conniventibus spinulam mentientibus ; oculi nulli aut imperspicui ; palpi maxillares tenuissimi ; antennœ pilis rigidis tectœ, longitudine capit4s cum tborace, in fos- MONOGRAPHIA. 63 sula latérale capitis insertie, articulo primo minimo spbœ- rico , 2 sub-bemispherico , 3-4-5 cylindraceis grâdatim mi- noribus (3 multo majore), 6 prœcedentibus latiore , cylin- draceo , apice truncato. Thorax capitis longitudine sed duplo latior , spherico-ovatus , in laleribus leviter rotun- datim impressus , et supra versus basin fossula oblonga no- tatus. Eljtra ut in précédente sed latiora. Abdomen latum , obtusum , quasi inflatum , marginibus elevatis , segmento primo niaximo , in disco foveola profunda lata in fnndo duabus lineolis impressa , notato. Pedes validi , fe- moribus subcylindraceis , tibiis subcompressis , tarsis an- gustis. In nonnullis tibiae anticœ parvo dente sunt armatar. (An ,/.) Lineam paulo excedit. Habitat cum formicis in Germania rarissimus. A précédente capite longiore antennis aliter constructis et abdomine fossula latiore impresso valde distinctus. 3 Skc.tio. diiteimis uni-articulatis. i3 Genus. ARTICERUS '. Ariicerus , Dalman. Antennaeprorectae , clava elongata, cylindrica, inarliculata , apice truncata. Oculi latérales, distincli , prominuli. Habit us Clavigeri , ore clauso; elytris dimidiatis , abdomine magno , marginato. Genus memorabile, ad coleopterorum finem forte ponendum , clavigero certe nimis affine , sed distinctum an- tennarum clava aut vere inarliculata , aut articulis adeo saltem connatis, ut dislingui haudqueunt; cum in Clavigero antennae constant articulis 6, inaequalibus , discretis et valde distinctis. Oculi in articero valde conspicui , ad iatera capitis siti; in Cla- vigero aut plane nulli , aut adeo oculati , ut nec oculatissimo 1 Hoc génère inviso quod in illo dom. Dalman scripsit accurate hic refero. 64 PSELAPHIOKUM Miillero nec ttiihi unquani successum est corn m rudimeuta de tegere. — À Pselapho omnino distat ariieerus forma et antenna- rum et capitis, atque tarsis aliter constrnet js . Nomen ab aprtoç integer et xépaç cornu. i . Articerus armatus. Articerus armatus. Daîman oui Insect. innés, i copal , pag. 23, tab. 4, fig- ifo Tab. 9 / f . Fig. 5. Ferrugincus antennarum clâva cylindriea truncata longi- tudine capitis'; pecluni intermediorum femoribus bi-den- tatis , tibiis uni-dentatis. Habitat speciminaduo copaloinclusalustravi, mag- mtudine, habitu et colore similia , quorum unum pedes intermedios distincte dentatos habet , alterum vero pedes omnes contractes . quare dignoscere nequeoan sint armati an ineniies, quod de pedibus posticis utriusquespeciminis ctiain valet. Clavigero testaceo dimidio mtnor, gracilior. Corpus to- tum ferrugineum vel testaceum , nitidum, oculis solis ni- gris , punctisque duobus dorsalibus obscuris. Antcîina* 0lX\- quantum ante oculos inserta?; articulus primus parvus, obsolètes ; secundus maximus , longitudine capitis, crassitie femoris, basitenuior; deinde cylindricus , apice truneatus, nec incrassatus. Caput thoracis longitudine , levés antice erassius; vertex intra oculos punctis duobus impressis. Oculi nigi'i , latérales proininuli , in medio capite siti , omnino distincti. Thorax quam latus manifeste longior , in medio aliquantum dilatâtes, antice angustatus., canalicula dorsali obsoleta Scutellum nullum. Eljtra tliorace dimidio saltem longioia , et jam basi illo latiora, posterius valdc dilatata , apice truncata , abdoininis tantummodo ttrtiam MONOGRAPHIA. 65 partem obtegentia , supra plana laevia. Scripturam quandam detegere nequeo , nisi forte lineolam abbreviatam utrinque juxta scutellum , atque alteram intra-marginalem , lon- giorem. Abdomen pone elytra eorum latitudine, sedillis manifeste longius , marginatura , apice rotundatum ; seg- mentum primum brève , transversum , punctis duobus dorsalibus nigris ; posterior abdominis pars, sub-pul- vdlata, laevis. Corpus subtus concolor. Segmenta abdo- minis supra haud distinguenda , subtus quinque. Pedes corpore paulo pallidiores ; antici mutici ; intermediorum femora sub - clavata , margine postico pone médium bi-dentato , inter dentés sub-emarginata ; tibiœ ejusdem* paris pone médium denticulo minuto intus armatae. Pedes posticiiterum mutici videntur , quod tamen pro certohaud dicamus , cum in nostris speciminibussub corpore contracti, et examinatu difficiles. Tarsi brevissimi , articulo ut vi- detur unico ; — sed articulis tribus constare ex analogia suspirare licet j secundum obseivata Mitlleri in Clavigerî speeies. l833. TABULARUM EXPLICATIO. Tab. 78. Fig. i.Melopias curculionoides. i a. Antenna extre- mitas, i b. Palpus maxillaris. i c. Tarsus. Fig. 2. Chennium bituberculatum. i a. Antenna. s b. Pes. i c. Palpus maxillaris. Fig. 5. Tyrus mucronatus. 3 a. Antenna. 3 b. Pal- pus maxillaris. 3 c. Pes anticus. 3 cl. Pes intermedius. Tab. 79. Fig. i, Ctenistes palpalis . i a. Antenna. i b. Pal- pus maxillaris. Fig. a. Ctenistes Dejeanii. i a. Antenna. i b. Pal- pus maxillaris. Tab- 8o. Fig. i. Pselaphus Heisei. i «.Antenna. i b. Palpus maxillaris eu m maxilla. i c. Mandibula . i d. Labrum. i e. Ligula cum palpis labia- libus. Fig. i. Pselaphus H erb s tii. a a. Palpus maxillaris. Fig. 5. Pselaphus hngicollis. 3 «.Palpus maxillaris. Fig. 4- Pselaphus dresdensis. 4 a. Palpus maxillaris. Tab. 8i. Fig. i. Bryaxis longicornis. i a. Antenna. i b. Palpus maxillaris cum maxilla. i c. Man- dibula. i d. Labrum. i e. Ligula cum palpis labialib us. \ f. Pes anticus. Fig. i. Bryaxis sanguinea. i a. Antenna. Fig. 3. Bryaxis fossulata. 3 «. Antenna. Tab. 8a. Fig. i. Bryaxis hœmatic a. i a, i b, i c. Varieta- tum B. perforâtes, B. sinuatœ et B, bidenticulatœ abdomina. Pig. 2. Bryaxis abdominalis . Fig. 3. Bryaxis depressa. Tab. 83. Fig. i. Bryaxis Lefebvrei. i a. Pes anticus. Fig. 1. Bryaxis rubripennis. i a, ib. Pedes anticus et intermedius. Fig. 3. Bryaxis xanthoplera. 3 a, 5 b Pedes anticus et intermedius. Fig. 4- Bryaxis Gory. Tab. 84- Fig. i. Bryaxis impressa. Fig. i. Bryaxis antennata. 2 a. Antenna. ÏABULARUM EXPLICATIO. 67 Fig. 3. Bryaxis juncorum. Fig. 4- Bryaxis tomentosa. Tab. 85. Fig. i. Bythinus CurtisiL i a. Antenna. i b. Pal- pus maxillaris cum maxilla. i c. Mandi- bula. 1 d. Labrura. i e. Ligula cum palpis labialibus. F)g. 2. Bythinus luniger. 2 a. Antenna. 2 b. Pal- pus maxillaris. Fig. 3. Bythinus Burellii. 3 a. Antenna. 3 b. Pal- pus maxillaris. Fig. 4- Bythinus securiger. 4 «• Antenna. 4 b. Pal- pus maxillaris. Tab. 86. Fig. i. Bythinus nodicornis. i a. Antenna. i #. Pal- pus maxillaris. Fig. 2. Bythinus bulbifer. 2 a. Antenna. 2 b. Pal- pus maxillaris. Fig. 3. Bythinus glabricollis. 3 a, Antenna. 3 b. Pal- pus maxillaris. Fig. 4- Bythinus macropalpus . 4 «• Antenna. 4 &• Palpus maxillaris. Tab. §7. Fig. 1. Bythinus globulipalpus. 1 a. Antenna. 1 b. Palpus maxillaris. Fig. 2. Bythinus clavicornis. 2 a. Antenna. 2 b. Pal- pus maxillaris. Fig. 3. Bythinus Chevrolati. 3 «. Antenna. 3 £>. Pal- pus maxillaris. Fig. 4- Bythinus puncticollis . 4 #• Antenna. 4 £• Palpus maxillaris. Tab. 88. Fig.- 1. Tychus niger. 1 a. Antenna maris. 1 b. An- tenna fœmina?. 1 c. Palpus maxillaris. Fig. 2. Trimium brevicorne. 2 a. Antenna. 2 b. Pal- pus maxillaris. Tab. 89. Fig. 1. Batrisus formicarius . 1 a. Antenna. 1 b. Palpus maxillaris cum maxilla. 1 c. Man- dibula. 1 d. Ligula cum palpis labialibus. i e. Labrum. Fig. 2. Batrisus De Laporti. 2 a. Antenna. Fig, 3. Batrisus Brullei, 3 a, Antenna. 68 TABULARDM EXPLICATIO. Fig. 4- Batrisus oculatus. 4 a - Antenna. Tab. 90. Fig. 1 . Batrisus venustus. Fig. 2. Batrisus albionicus. 2 a. Antenna. 2 b. Pal- pus rnaxillaris. Fig. 3. Batrisus lineaticoilis. 3 a. Antenna. Fig. 4- Batrisus Buqueti. Tab. 91. Fig. 1. Euplectus sulcicollis. 1 a. Antenna. Fig. 2. Euplectus nanus. 1 a, Antenna. 2 b. Mandi- hula. 1 c. Palpas rnaxillaris cum maxilla. 1 d. Labrum. 2 e. Ligula cum palpis la- bialibus. Fig. 3. Euplectus Fischeri. Fig. 4- Euplectus Kirbii. Tab. 02. Fig. 1. Euplectus sanguin eus. Fig. 2. Euplectus Karstenii. Fig. 5. Euplectus signât us. Fig. 4- Euplectus Duponti. 4 «• Antenna Tab. 93. Fig. 1. Euplectus bicolor. Fig. 2. Euplectus ambiguus. Fig. 3. Euplectus pusillus. Fig. 4- Euplectus minutissimus. Fig. 5. Euplectus leiocephalus . 5 «. Antenna. Tab. 94. Fig. 1. Claviger foveolatus. \ a. Antenna. 1 b. Maxilla cum palpo raaxillari. 1 c. Man- , dibula. 1 d. Ligula. 1 e. Labrum. \f. Pes interinedius. Fig. 2. Claviger longicornis. 1 a. Antenna. 2 b. Pes intermedius. Fig. 5. Articerus armatus. INDEX ALPHABETICUS ANTHICUS. dresdensis. Pages. 21-52 sanguineus. Pages. 25 ARCOPAGUS. hulbifer. clavicornis. 37 4o glabricollis. punclicollis. 38 4i ARTICERUS. 63 arrnatus. 64 BATRISUS. 45 albionicus. BruUei. Buqueti. De Laporti. 49 4 7 5o 46 formicarius. lineaticollis. oculatus. venustus. 46 5o 48 48 BOSTRICHUS. anomalus. 57 BRYAXIS, 25 abdominalis, antennata, bidenticulata. depressa. fossulata. Gory. haematica. 27 3i 28 •j.5 3o 26 longicornis. nigriventris. perforata. rubripennis. sanguinea. sinuala. sulcicollis. 48 2 7 *9 25 2 7 52 1 m pressa. juncorum. Juefebvrei. 5i 02 • 28 tomentosa, tripunctata. xanthoptera. 33 25 39 BYTH1NUS. 33 hulbifer. Burellii. Chevrolati. 3 7 35 4i clavicornis. curlisianus . Curtisii. 4o 34 il. 7° INDEX ALPHABETICUS. glabricoUis. 'globulipalpus. luniger. macropalpus. Pages 38 nodicornis. 3g puncticollis. 35 securiger. CHENNIUM. 14 fegn 37 il 36 bituberculatum. i4 CLAVIGER. 6i foveolatus. longicornis. 6r testaceus. 6i CTENISTES. 17 61 Dejeanii. 18 palpalis. DIOJVYX. »7 De jean ii. 18 EUPLECTUS. 5i ambiguus. brevicornis. bicolor. Duponti. easterbrookianus . Fischeri. Karstenii. Kirbii. 58 leiocephalus. 44 minutissimus. 5y nanus. ib. pusillus. 61 Meichenbachii. 54 sanguineus. 56 signatus. 54 sulcicollis. KUNZEA. 60 % 55 59 55 55 56 52 nigriceps. 4* METOPIAS. i3 curculionoides. i3 PSELAPHUS. 19 . albionicus. •ambiguus. brevicornis. 4g brevipalpis. 58 bulbifer. 44 caslaneus. 20 3- 25 INDEX ALPHABETICUS. Pages Pages clavicornis. 4o lineaiicollis . 5o dresdensis. 25-52 longicollis. 21 dresdensis. 22 mucronatus . 16 détritus. 43 nanus. 55 erygaster. i9 niger. 45 fossulatus . 25 nodicornis. ib. glabricollis . ï 9 -38 oculatus. 48 glabriculus . 5 7 ruficornis. 45 hœmalicornis . 35 sanguineus. i6-25 Heisei. >9 securiger. 36 Heisei. 20-22 signatus. 56 Herbstii . 20 sulcicollis. 52 impressus. 3i venus tus. 48 insignis. 16 xanthopierus. 2 9 Karstenii. 56 REICHENBACHIA. juncorum. 32 STAPHYL1NUS. crassicornis . 16 sanguineus. i6-56 minutas. 56 • TRIMIUM. 44 brevicorne. 44 ÏYCHUS. 42 niger. 43 • TYRUS. i5 - mucronatus. 16 FIJNIS. ERRATA. Page 6, lig. ai. Pselaphiis; lisez Pselaphis. Page 6, lig* 23. Palpibus; lisez Palpis. Pi)ge*i3, lig. 17. Tab. 79; lisez Tab. 78. Page 14, lig- 26. Tab. 79; /isez Tab. 78. Page 16, lig. 10. Tab. 79; lisez Tab. 78. Page 16, lig. 11. Elongatulum, convexum; lisez Elongatulus convexus. Page 18, Note. Audinot; Usez Audinet. Page 39, lig. 2. Ducos ; lisez Duros. Page/jo, lig. 5. Ducos; lisez Duros. Page 53 , lig. 11. Ovali; Usez ovalis. Planche 83, fig. 3. Aube; lisez Reicli. 7$ \\3.d. i . Me l o pi a s cureufianoidee, n f . 2 . C hennium ùUufierrulaiunv, Zat . t3.Tyrns mueronates, ôytt>. . tube st. 2 • P Uerbsfii '. Msie£ ■ 3, V. Zmatc&é&f, Meiek . i P. Pre*den*£fJM*e. IX 1.1 '-./• J.d. Briaxis i V> . îoiujicorn U , léœk . 2 B . sanquùiea , Ill(g . 3 . ^>JvssuIata , ReâJv. Ju&i dd /,<>/> ri//i .iv JV. /ù'OJO/n/ imp ,,v- Huntf Bryaxis i . IV hœ/tuiàca . JUeA ■ 2 .V>. abdommahs - lul>ô 3. V> . J)epressa . Aulè . Un N. /ténu) i ni /ni/) fcogi #e ■Sw* «'*> 83 Eryaxis i . V) . L efeèvreis . Aulé<. 2 . B , riibripennù? . Juie 3 Y). xasitAoptera/. Au6és. 4 ■ î> Gory . Julé< . Juhc . anteiuuttes '. 4uhe 3 . B sjuneorimv . Imck*. 4, . B . tomentosa . Dej dithè M . L ebriisi £ aSP L* tan I». 85 IVylhinus /.B. Curtirii . LeaeA . 2.W. /anujer. Auhè . .3 . IV Buro/Ia . 7)<> f „iy . 4.W. fettorieer. Reùh '//>!'' ,■//■/ . /. efirnn .iv N. Rémond itnp v Ufi± i wV frytnijrus y . B • nocficorniâ' . Miili. 2 . 1j . oii/Stfer.Keîch. 3. B . c/lahrioollis . ÂeicJv . ^ . B . macropalf>uan^ . 3 . B . ûimtrola/is. Jub&. 4. . B . pusicticol/is . Denmj N.J&mond unp . IX 88 i.b i .ïyeluis niaer. Pm/k . 2 .Tnmium brevicorru . Meut,. /de (M N Itmwiui tmp. V v: lia tri mi s i . B .formicarius . Auùè 2 . B . Dc//ii?orù . Aidé . 3 . B .BruUei/. Aidé . 4 B . oculatus . ])<>) . l^Nolrel. i s' IX Sf° 3.cv Bat ri sus i.B. P&lfUftuS. loœh. 2.B. a/l>um«>us. Dej. 3 . B . UneaticaWe . iW. 4 B . Buyuœtv. Aule . N.Bânondimp. Aiibé de/ &*■ 2 . tÙ. ■ M Eupiectus 1 . E . SulcZColllS . TlezvA. 2, . K . flOTUlS . JiewA . 3. K . Fifckérv . « « « ^ . E . Kirbii . ])e*iny. JV.JÏemond ùnp. - â 2 4.a- Euplectus i . E . safMUweuf.Jhmy. 2 . E . Karstetui . ÀM 3 . E . signâtes . jInu&. ^ . E . Duponii. JuU. leirun se . jy Jïemond imp . IX & 5 . a Euplectus J Ai. hicolor De/vu/. _2.E. df7ll)l(/UUS. Re/c/i . $.%.pUsdàlS. Dvwy. 4. . Ë . rrusucûssimus. Au6â . 3 . E . letôcepkaàif . Jui>ê lu/x' del Lebr N ' . Ré/nonJ vnp. $4 i . C lavîçer fdvevlaïus . MiMer . 2 . Clavier er lonyicornis . Mai*. 3. Articems armotus . Daiman . >?rii/i ,w . N Jie/noncL unp. ^-w*a Classe IX. Fi.. c)5. TROCHALONOTE. trochàlonota \ JVestwood. Genus novum , è familia Chrysomelidarum ; e forma corporis globulari , unguibus bifidis 9 elytrorumque lateribus sinuatis , singulare Lamprosomata ( inter Cryptocephalides) cum Cyrtonis Apamœisque {inter Chrysomelides) conjungens. Corpus parvum, rotundatum , valde convexum. Caput brève. Labrum transversum, subemarginatum (fig. 3). Mandibulœ apice bifidse (fig. 4)- Maxilice lobo externo apice articulato (fig. 5). Palpi maxillares brevissimi , arti- culis tribus ultimis sequalibus , apicali subtruncato (fig. 5, a). Labium antice latius , setis duabus obliquis apicalibus (fig. 6). Antennœ brèves apice incrassatae, 1 i -articulât» , articulo ultimo apice mamillari (fig. 3, a). Prosternum inter pedes anticos paulo protensum in canaliculam parvam mesosternalem ruptum (fig. 7). Elytra valde convexa marginibus prope humeros sinuatis et unispinosis (fig. 8). Pedes brèves crassi , tibiis trigonis , apice oblique exca- vatis. Ungues bifidi (fig. 9). Latreille , dans sa nouvelle édition du Règne animal, tome V, mentionne plusieurs groupes qui viennent près des Doryphora , et ajoute que « la Chrysomela badia de Ger- mar paraît former un autre genre. » J'ai été à même der- nièrement d'examiner cette espèce , et je suis entièrement de l'opinion de Latreille. J'ai formé un nouveau genre de cette espèce , auquel j'ai donné le nom de Trochàlonota , à cause de son corps arrondi et globuleux. M. Germar pa- raît n'avoir pas remarqué la structure particulière que pré- sentent les ongles des tarses, et les sinuosités du bord rpo^aXoç , rotundus; vwtoç, dorsum. Cl. IX. Pl. 9 5. humerai des élytres. Dans la nombreuse famille des Cyctica de Latreille , je n'ai trouvé d'exemples de ces deux carac- tères formés de la bifurcation des ongles et des élytres sinuées que dans le genre nouveau que je décris ici , et dans les Colaspis, ainsi que l'a remarqué M. de Laporte dans le premier numéro de la Revue Entomologique , publiée par M. Silbermann. J'ai vu plusieurs espèces qui présentent les mêmes ca- ractères que la Chrysomela badia; cependant cette espèce doit être considérée comme le type du genre. T. bapia. T. badia. Germar. Inst. nov. species. Long. corp. 7 mill.; lat. elytr. 6 mill. Fulvo-ochracea, nitida, subpunctata, singulo elytro maculis tribus obscurioribus antice positis lituraque lata longitudinali , cum margine laterali parallela, postice dila- tata , ad suturam baud extensa ; antennarum articulis quatuor ultimis fuscis. Habitat in America meridionali, Valparaiso. J. 0. Westwood. Hammermith , neav London , q3 déccmbcr i833. Nota. Nous avions de notre côté établi un nouveau genre avec cette chrysomèle , et nous allions le publier quand l'article de M. Westwood nous est parvenu. On verra , à la suite de son dessin, les figures 10 et suivantes , extraites de l'anatomie que nous avions faite de cet insecte ; nous avons cru devoir les ajouter ici pour compléter , autant qu'il est en nous, le travail de notre savant correspon- dant. Paris, i5 février 1 8 3 ^ . CiUÉiUN. IX fia 3g£ ^ si A IV oc halo no ta biond Classe IX. Pi,. 96. CICINDÈLE. cicindela. Linné. C. jolie. C lepida. Gory. C. nigt'O'Obscura , elytris croceis , maculis quatuor nigris ; prima ad basin discoidali , secunda tertiaque lalerali- bus , quarta ad apicem rotundata. Long. 16 raill.; larg. 5 millim. 1/2. Lèvre supérieure noire , avec une petite tache jaunâtre au milieu et cinq petites dentelures. Mandibules noires avec une petite tache jaunâtre au milieu. Palpes jaunâtres avec l'extrémité noire. Tête sillonnée antérieurement et fortement granulée , surtout entre les yeux. Corcelet un peu plus étroit que la tête , plus long que large, rétréci postérieurement, fortement granulé , avec deux sillons transversaux bien marqués et la ligne longi- tudinale peu sentie. Ecusson en cœur légèrement ridé. Elytres presque parallèles avec quatre taches : la pre- mière , discoidale , en triangle arrondi , entoure l'écusson ; la seconde et la troisième prennent à l'angle humerai, lon- gent le côté externe , et finissent au milieu des élytres en s'élargissant un peu ; la quatrième , ronde , commence aux deux tiers, et n'atteint pas leur extrémité. Les quatre premiers articles des antennes noir mat , les autres bruns. Yeux, tête, antennes, corselet, écusson , bronze foncé; taches des élytres, suture des côtés externes, noir mat; Cl. IX. Pl. 96. élytres d'un beau jaune d'or mat , pattes noir-bleu avec des petits poils blanchâtres. Cette jolie espèce se trouve dans les Indes orientales r province du Deccan. Gory. Décembre 1 833. I\. Cicindela fonda/, €> /■'nl/iintf te . I ' fiétmmd tntp ■ Classe ÏX. Fl. 97. CICI1NDÈLE. cicindela. Linné, C. tiiche. C. clives. Gory. C. viridi- obscur a; capite , thorace , scutelloque rubro- cupreis ; eljtris fasciis tribus croceis. Long. 16 mill. ; larg. 7 raill. Lèvre supérieure d'un jaune pâle , obscure à l'extrémité, avec cinq petites dentelures peu senties et presque sur la . même ligne. Mandibules jaunâtres avec l'extrémité vert-noir. Palpes ayant les premiers articles jaunâtres et les der- niers vert-noir. Tête large fortement ridée entre les yeux ; ceux-ci gris et peu saillants. Corcelet moins large que la tête , presque carré , se ré- trécissant postérieurement, fortement granulé avec deux sillons transversaux , l'un près du bord supérieur , l'autre près de la base, et une ligne longitudinale peu enfoncée au milieu , qui joint les deux sillons. Ecusson triangulaire , très fortement granulé. Élytres convexes légèrement ponctuées. Sur chaque élytre , trois bandes : la première prend au bord externe de la partie humérale , descend jusqu'au tiers de l'élytre , et forme une espèce de lunule ; la deuxième , sur les deux tiers , est transversale , plus large à sa naissance qui est au bord externe, et ne joint pas la suture ; la troi- sième est terminale et moins large que les deux premières. Tête , corcelet et écusson vert avec des reflets cuivreux, surtout près des yeux et des sillons du corcelet. Premiers articles des antennes vert cuivreux , derniers bruns. Cl. IX. Pl. 97. Elytres d'un beau vert mat , avec leur bord externe cui- vreux. Bandes des élytres d'un beau jaune d'or mat. Dessous du corps et pattes rouge cuivreux, tarses verts. Toute la partie inférieure est en outre couverte de petits poils blanchâtres assez serrés. Cette belle espèce a été rapportée du Deccan , dans les Indes orientales. GoRir. Décembre i833. • h ^7- Cienulela dwes , Go/y *rati(oi.r .ir X.fiéinond ùnp. C"fcfc*M IX. S* Classe IX. Pl. et). MALACOGASTRE. malacogàstek. Bassi. Antennœ undecim artîculatœ , serratœ , ante oculos in- sertœ. Mandibûlœ acuminatœ , interne nnidciitatœ. Palpi quatuw filiformes, Labrum minutum. Caput verticale , insert um , depressum. Thorax subquadratus ; scutellum triangulare. Elytra corpore breviora, apice singulatim rotundata. Abdomen deflexum , molle , segrnentis marginato-reflexis , ultimo papilla corneu elongala instructo. Pedes breviusculi , tarsorum arti- culis subcjlindricis in te g ri s, Ce genre , qui a les plus grands rapports avec les Drilus, en présente toutefois aussi avec les Cébrionites , et paraît former le trait d'union entre cette tribu et celle des Lampyrides. L'ensemble du corps est très recourbé (fig. 2). La tête , qui est insérée dans le corselet jusqu'aux yeUx , se trouve dans une position presque verticale ; les an- tennes, fort écartées à leur origine {fig- 3), sont en scie, et de onze articles {fig. 4). Le premier a presque la forme d'un cône renversé; le second est globuleux et fort petit. Les autres sont tous triangulaires, et à peu près égaux entre eux. Les organes de la bouebe {fig. 3) ressemblent aussi beaucoup à ceux des Drilus. La lèvre supérieure est très petite ; les mandibules sont fort aiguës , assez alongées, et avec une dent du côté interne , qui pourtant est beaucoup plus faible et plus éloignée de l'extrémité que chez les Drilus ; caractère qui rapprocherait cet insecte de la tribu des Cébrionites. Les palpes maxillaires {fig. 5) sont filiformes , et leur dernier article , plus grand que les précédents, se termine en pointe arrondie. Les labiaux sont plus petits que les maxillaires. Le corselet est presque carré ; Vécusson est de grandeur Cl. IX. P... 99. ordinaire. Les élytres, qui laissent plusieurs anneaux de l'abdomen à découvert, sont arrondies à leur bout comme dans les Zonitis; ce qui fait qu'elles sont écartées entre elles à l'extrémité. Elles n'ont de repli qu'à leur partie humérale. Il y a des ailes sous les élytres. L'abdomen , qui est très mou et très flexible , porte à son extrémité une palette coriacée aplatie , assez alongée, et plus large vers l'extrémité , fort ressemblante à celle du Drilus flavescens , mais beaucoup plus grande {fig* 6). Les pattes sont sim- ples et assez courtes ; les trois premiers articles des tarses sont cylindriques ; le quatrième est triangulaire , mais il est absolument entier, et nullement bilobé , comme ceux de tous les autres Lampyrides. Le dernier porte des crochets simples {fig* 7 )• M. de Passerim. M. Passcriiiii. Bassi. M. niger ; thorace , akdomine tarsisque fuhns. Long. 9 mill. ; larg. 4 mill. La tète de cet insecte est noire, luisante, fort aplatie, et même un peu concave au milieu , parsemée de petits points enfoncés. Les yeux sont assez petits. Les antennes sont noires , et de la longueur de la tête et du corselet réunis. Celui-ci est d'un jaune ferrugineux en dessus et sui- tes côtés, et la partie sternale est noire. Il est de forme carrée , un peu plus large postérieurement , et a de chaque côte de la base deux petits tubercules , comme on les ob- serve dans les espèces du genre Drilus. Il est lisse et très luisant, quoiqu'il soit recouvert d'un léger duvet de la même couleur. L'écusson et les élytres sont d'un noir ardoisé ; celles-ci sont fort élargies à leur base , et vont en se rétrécissant vers le bout : ce qui donne à l'insecte une forme qui se rapproche de la rhomboidale. En les obser- Cl. IX. Pl. 99. vant à la loupe , on voit leur surface légèrement rugueuse. Les ailes sont enfumées ; les anneaux de l'abdomen sont de la même couleur que le corselet. Ils sont fortement rebordés sur les côtés et un peu pubescents. Les cuisses et la base des jambes sont noires ; le reste des pattes est d'un jaune ferrugineux. J'ai pris un seul individu de cette espèce au vol , près de Trapani , en Sicile, à la fin de mai i832. En jugeant par analogie , il faudrait croire que c'est un mâle. La femelle lui ressemblerait-elle , ou ne serait-elle pa$ aptère comme celle du Drilus? C'est peut-être ce que le temps nous apprendra. Je crois impossible d'éloigner cet insecte des Drilus, avec lesquels il a tant de rapports. Cependant il manque du caractère principal qui signale la famille des Lam- pyrides, car les articles de ses tarses sont tous entiers. Voilà encore une preuve qu'une famille naturelle ne peut pas être désignée par un simple caractère. J'ai dédié cette espèce à M. Passerini, savant entomolo- giste et conservateur du Muséum d'bistoire naturelle de Florence. Nota. J'avais déjà envoyé un dessin de cet insecte à M. Passerini, lorsqu'à paru la deuxième livraison du Cata- logue de la collection de M. le comte Dejean , dans lequel j'ai cru le trouver désigné sous le nom de Ctenidion thora- cicum; et j'aurais conservé dans ma description ce nom, quoique inédit, si je n'avais pas observé qu'outre les noms de Ctenodes et de Ctenistes , depuis long-temps connus , il existe déjà un genre Ctenidia , formé par M. de La Porte, dans la famille des Mordelles. ( Voy. Annales de la Société Entomologique de France, tome II , page xlix , et le Jour- nal de V Institut , où se trouve la description du genre. ) Bassi. Milan, avril î83j. TX. 99 Mala cooaster Passermw, Basst h y.Rémondj urip $yZ y "^ /y m ■t f i X . $r Classe IX. Pt. 100. MÉLOÉ. meloe. Linné. M. de Saulcy. M. Saulcji. Guérin. M. atro-cœrulea, thorace lœvi, rufo} capite rugoso ; elj - tris subrugosis, lineis tribus paululum elevatis. Long. 5 mill. ; larg. 2 mill. Cette jolie petite espèce , qui appartient bien au genre Méloé proprement dit , par ses élytres courtes , l'absence d'ailes , les tarses bifides , les parties de la bouche , etc. , est facile à distinguer de toutes celles qu'on a publiées jusqu'à ce jour, et surtout des espèces décrites par MM. Brandt et Erichson , dans leur excellente monographie de ce genre. C'est la plus petite connue ; elle est d'une couleur noire tirant sur le bleuâtre , avec le corcelet rouge brique. Sa tête est grande , plus large que le corcelet , penchée , de forme .carrée , un peu rugueuse ; le labre est grand , transversal , un peu échancré au milieu ; les mandibules sont fortes , un peu contournées et tronquées à leurs extrémités , avec une forte dent au milieu de leur bord interne et une partie membraneuse à la base; les mâchoires sont terminées par deux lobes membraneux arrondis , dont l'externe est le plus grand et se recourbe en dedans , pour couvrir le sommet de l'interne ; tous deux sont fortement ciliés en dedans ; les palpes maxillaires ont le premier article très petit , les deux suivants plus grands , égaux , rétrécis à leur base , et le der- nier allongé , plus grand que le précédent , un peu plus large et tronqué à l'extrémité ; la lèvre inférieure est ovale, 1 ransverse , avec la languette saillante , arrondie , faiblement échancrée au milieu, et donnant attache , vers sa base , à, deux palpes labiaux de trois articles dont le dernier est un., Cl. IX. Pi.. ioo. peu plus gros, un peu ovoïde et tronqué au bout; les an- tennes sont plus longues que la tête et le corcelet; dans l'individu qui nous paraît le mâle, et qui est figuré sur notre planche , leur second article est très petit , les autres égaux , un peu allongés, avec le dernier à peine plus long que le précèdent et arrondi au bout ; dans l'autre individu , que nous croyons être la femelle , à cause de la plus grande brièveté de ses élytres , les antennes sont de la longueur de la tête et du corcelet, à articles moins allongés, avec le der- nier plus grand que le précédent , terminé en pointe ; le corcelet est ovalaire, un peu plus étroit en arrière, lisse; les élytres varient de longueur ; dans le mâle elles attei- gnent les trois quarts de l'abdomen ; dans la femelle elles arrivent à peine à la moitié ; elles sont chagrinées et lais- sent voir trois lignes élevées peu apparentes ; l'abdomen est finement rugueux. Les pattes sont assez grandes , terminées par des tarses simples à crochets bifides. Ce petit insecte a été découvert dans l'île de San-Lo- renzo , au Pérou, par M. de Saulcy, officier de marine. (tUÉRIN, Avril i834. Meloc Saulcyi , &*&*, N.Jîe L/ iA_aJh r% e-** 1 *- Czuti&e.- tut&Lej' /#/ &- SX/, /m MATERIAUX Pour une Classification des Mélasomes ( Extraits d'une monographie de cette famille ) , Pa*. M. F.-E. GllÉRIN. ( Paris , juin i8340 Depuis long-temps je prépare un travail complet sur cette famille de Coléoptères j déjà un grand nombre de dissections, dont plusieurs ont été employées dans mon Iconographie du Règne Animal 7 composent une série de dessins accompagnés de notes, que presque tous les ento- mologistes de Paris ont pu voir chez moi. J'aurais voulu mûrir mon travail , en ajoutant à chacun de mes genres la description de toutes les espèces qui les composent, et j'aurais désiré éviter ainsi l'écueil dans lequel sont tombés quelques entomologistes, qui se contentent d'établir un genre avec une espèce , sans s'inquiéter si celles qu'ils y rap- portent ensuite offrent les mêmes caractères ; mais comme un travail semblable exigerait beaucoup de temps , et que d'autres ouvrages m'empêchent de m'en occuper de suite , je prends le parti de publier, en attendant, les observations neuves et les coupes génériques encore inédites que j'ai été à même de faire, en préparant avec conscience un ouvrage dont je n'avais pas saisi d'abord toute l'importance, et qui devient tous les jours plus étendu, parles communications pleines de bienveillance que veulent bien me faire plu- sieurs entomologistes distingués , parmi lesquels je citerai MM. Chevrolat, Delaporte , Got;y, Lefebvre, Percheron, Reiche, etc. On sait que , dans la Méthode de LaUeille , les Mélasomes ne se distinguent des trois autres familles d'Hétéromères , que par la présence d'une dent cornée aux mâchoires , et que ce caractère unique n'est pas toujours constant , puis- 1834. - 5 2 Cl. IX. Vl. iot à 118. qu'on a un exemple d'un insecte possédant tous les carac- tères extérieurs d'un des premiers genres de ia famille des Mélasomes, et dont les mâchoires sont pourtant privées de dent cornée '. Cette exception ne doit cependant pas déter- miner à réunir cette famille avec la suivante , et quoique je n'aie pas encore pu parvenir à trouver un caractère bien net pour distinguer d'une manière positive les Mélasomes des familles suivantes , je crois que les caractères extérieurs, pris du faciès général , et le plus grand nombre de points de contact qui existent entre ces insectes , doivent nous porter à les grouper ensemble ; peut-être qu'on sera obligé plus tard de ne pas faire quatre grandes familles aussi tran- chées dans les Hétéromères , et qu'on se contentera de les diviser seulement en tribus ; niais il faut attendre encore quelque temps pour avoir une plus grande masse d'ob- servations de détail , afin de ne pas faire encore une de ces classifications éphémères qui ne servent qu'à embrouiller la science, au lieu de rendre son étude plus facile. En examinant le genre Pimelia et ceux qui ont été établis à ses dépens, j'ai eu occasion d'étudier les caractères d'un insecte que M. Lacordaire a rapporté du Chili , et qu'il a nommé Phjsogaster mendocinus (pi. 101) , sans en donner les caractères , dans son Mémoire sur les Mœurs des In- sectes d'Amérique ( Annales des Sciences naturelles , t. XX, p. 276 ). Ce petit Hétéromère ressemble à une Pimélie sous beaucoup de rapports ; mais le dernier article de ses palpes maxillaires n'est pas brusquement tronqué au bout , comme dans ce genre. ( Voj. mon Iconographie du Règne Animal, Insectes, pi. 28, fig. 2.) Il est un peu renflé au milieu, plus étroit à l'extrémité , et , quoique tronqué , il offre une forme toute différente La lèvre inférieure du Physogaster est aussi bien différente de celle des Pimélies, comme on 1 foy. mon observation , à la suite d'un Mémoire de M. Chevrol.it sur le Leptonychus erodioides, inséré dans le premier cahier de la Revue Entornologirjue de M. Silhennann. MELASOMES. peut le voir en comparant la figure démon Iconographie, qui représente la le vie inférieure de la Pimelia sericea , avec la figure de cette notice ; enfin les antennes du genre Phy- sogaster sont filiformes , avec tous leurs articles cylindri- ques, à l'exception des trois derniers; tandis que, dans les Pimélies , presque tous leurs articles sont renflés et grenus , et le dernier est plus petit. (Voy. Icon. du Règne animal, fig. 2, c.) Physogaster lomentosus , Nob. Cet insecte est un peu plus grand que l'espèce de M. Lacordaire ; sa longueur est de 7 à 9 millimètres , et sa largeur de 4 1/2 à 6. Tout son corps est d'un brun foncé. La tète et le corselet sont lisses, couverts d'un duvet gris. Les élytres sont très bombées et faiblement rugueuses , terminées en queue et couvertes de duvet gris. Les antennes sont plus courtes que dans le Physogaster mendocinus ; elles sont à peine plus longues que la tète et le corselet. Les pattes sont de longueur moyenne ; elles sont aussi garnies de duvet gris. Nous avons un individu qui est entièrement fauve. Ces insectes ont été rapportés de Valparaiso par M. Fontaine; ils se tiennent dans les lagunes. Latreille a établi , dans la deuxième édition du Règne Animal , un genre Nyctelia , auquel il a donné pour type le Zophosis nçdosa de Germar (Ins. Spec. nov. , p. 1 33) T qui nous semble ne pas différer de celui qu'il nomme , sans le décrire , Nyctelia brunnipes (Dict. cl. d'Hist, Nat. , article Piméliaires , t. XIII , p. 5^5 ) , et dont je donne ici la figure d'à près un individu étiqueté de sa main (pi. 102, f 2). Ce genre s'est enrichi de plusieurs espèces magnifiques , parles décou- vertes de M . Lacordaire , consignées très sommairement dans son Mémoire sur les Mœurs des Insectes d'Amérique; et le hasard a fait que ces insectes offrent bien les caractères de l'espèce type. Dans celle-ci et dans les autres espèces que nous rapportons au même genre , le bord antérieur de la tête est profondément échancré ; le labre est aussi long que 4 Cl. IX. Pl. 101 à 118. large ; la lèvre inférieure recouvre presque entièrement la languette; cette lèvre est échancrée en avant et arrondie aux angles antérieurs. Les Nj-ctelia ebenina , erjthropus , discicollis , etc. de Lacordaire offrent aussi ces caractères , ainsi que quelques espèces inédites que nous allons décrire. Njctelia pilipes , Nob. (pl. 102, f. 1). Son corps est tout noir, avec les pattes garnies de longs poils jaunâtres. Cette espèce vient de Coquimbo , au Pérou ; elle est longue de 1 5 à i8 millimètres , et large de 8 à 1 o. Sa tête est petite , insérée dans une large échaj&jure du corselet. Les antennes sont de la longueur du corselet, grenues, comme dans tou- tes les espèces du genre , et garnies de petits poils jau- nâtres. Le corselet est grand , arrondi sur les côtés , un peu plus étroit en avant , avec les angles antérieurs et posté- rieurs aigus. Ses côtés sont fortement rebordés; il est peu convexe en dessus , marqué dans son milieu et longitudi- nalement de trois sillons assez profonds ^ et plissé transver- salement de chaque côté. Les élytres sont lisses; elles sont de la largeur du corselet au commencement ; mais elles vont en s'élargissant en arrière , et se terminent ensuite en un commencement de queue , comme dans les Blaps. Exa- minées à la loupe , elles présentent une quantité de très petits points enfoncés et épars sans ordre. Le dessous du corps est également noir, luisant; les trois premiers seg- ments de l'abdomen ont , de chaque côté , une impression lisse et peu visible. Les pattes sont grandes , noires, avec les jambes postérieures un peu arquées à l'extrémité. Les cuisses sont garnies , sur les tranches supérieure et infé- rieure, de longs poils jaunâtres. Les jambes en sont aussi couvertes ; mais ils ne laissent à découvert que leur côté externe. \ Njctelia macrocosta, Nob. Cette belle espèce est lon- gue de 18 millimètres et large de 9. Elle est entièrement d'un brun foncé , rugueuse en dessus, avec les parties de la bouche, les antennes , les pattes et deux très fortes côtes MELASOMES. élevées sur les élytres , d'un ronge-brique. Le corselet est plus large que long , fortement échancré en avant, un peu prolongé en arrière aux angles postérieurs ; il est plane en dessus , avec les bords relevés , rougeâtres , et deux côtes longitudinales courbées au milieu. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur naissance , élargies ensuite et ter- minées en pointe ; leur surface est fortement rugueuse , et elles ont chacune une forte côte au bord externe , et une autre côte très élevée au milieu, qui n'atteint pas l'extré- mité. Cette espèce rare a été trouvée au sommet des Cordil- lières du Pérou ; elle a été rapportée par le docteur Fontaine. Nyctel iacrenicosta , Mob. Cette espèce est longue de 18 millimètres et large de 8. Elle est noire. Son corselet est un peu plus large que long , un peu échancré en avant pour recevoir la tête ; il est aussi large en avant qu'en arrière, arrondi sur les côtés, avec le milieu de son bord postérieur un peu lobé en arrière ; ses bords latéraux sont relevés , fortement rugueux ; le milieu est un peu bombé , profondément plissé longitudinalement. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur base, arrondies sur les côtés et rétrécies seulement à leur extrémité , qui ne s'échancre pas en pointe. Elles sont couvertes d'un épidémie jau- nâtre , et ont chacune, en y comprenant le bord externe , trois fortes côtes crénelées avec leurs intervalles presque lisses. Cette espèce vient du Chili; elle a été prise par M. Fontaine et par M. le commandant Dupetit-Thouars. Njctelia multicosta , Nob. Cette espèce ressemble assez à la précédente pour la taille et pour la physionomie gé- nérale ; mais son corselet est beaucoup plus large que long , en foi me de cœur tronqué, fortement échancré en avant, coupé droit en arrière, avec les côtés plissés transversale- ment et le milieu longitudinalement. Les élytres sont de la largeur du bord postérieur du corselet , mais moins large» que la partie antérieure ; elles sont allongées, rétrécies et arrondies au bout ; planes en dessus , avec cinq côtes éle- 6 Cl. IX. Pl. ioi à 1 18. vées , un peu crénelées , dont la première longe la suture , et la cinquième forme le bord extérieur. Cette espèce élé- gante vient également du Chili ; elle a été rapportée par les mêmes voyageurs. On a encore rapporté au genre Nyctelia quelques es- pèces propres à l'extrémité de l'Amérique méridionale , et qui en diffèrent d'une manière notable. J'en ai formé un genre propre sous le nom de Gyriosomus. Dans ces insectes , le bord antérieur de la tête est presque droit, le labre plus large que long , la lèvre inférieure sans échancrure au milieu , ayant les angles antérieurs très sail- lants et aigus , et la languette grande et tout-à-fait décou- verte. ( Voj. l'Iconogr. du Règ. Anim. , Ins. , pl. 28 , f. 5 a, 5 b. ) Ce genre est déjà composé de cinq espèces , savoir : Gyriosomus Luczotii , Nob. ; Nyctelia Luczotii (Chevr. , Iconogr. du Règ. Anim. , Ins. , pl. 28 , f. 5) , dont j'ai représenté la tète et la bouche à la pl. io3, fig. 2 de ce Mémoire, sous le nom de Gyriosomus curvilineatus . Gyriosomus Hoppei , Nob. ; Nyctelia Hoppei , Gray (The Kingd. Anim. 1ns. , t. I , pl. 5o, fig. 6). J'en donne une figure originale (pl. io3, f. 1). Gyriosomus Lœvigatus, Nob. ( pl. io3 , f. 3). Long de 19 à 21 millimètres, et large de 1 1 ou 12. Entièrement noir et lisse ; à tête petite , avec une impression transversale au milieu; à corselet presque aussi large que les élytres , trans- versal, deux fois plus large que long , rebordé , lisse , bombé au milieu. Les élytres forment un ovale allongé , ce qui rend l'insecte plus étroit que les deux espèces précédentes ; elles sont rebordées autour ; mais la bordure , qui est très saillante et granulée à l'épaule , va en diminuant et s'efface un peu au-delà du milieu. Les pattes et le dessous du corps sont d'un noir luisant. Cet insecte a été trouvé aux environs de San-Iago, au Chili, par M. Gay. Gyriosomus impressus } Nob. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente; elle est un peu plus petite , mais mélasomes. 7 ses formes sont plus ramassées, son corselet est plus étroit en avant, plus long et plus bombé. Ses élytres ont tou- jours un assez grand nombre d'impressions larges, varia- bles pour la forme , tantôt arrondies , d'autres fois allon- gées et linéaires. Cette espèce se trouve à Cobija , au Pérou , sur le sommet des montagnes ; nous en avons vu un grand nombre d'individus : tous offraient les mêmes caractères. Gyriosomus lineatus , Nob. Je place cette espèce avec doute à la fin du genre Gyriosomus , car son menton et son labre sont un peu plus larges; ses antennes ne sont pas tout-à-fait si grenues, et son corps n'est pas aussi arrondi. Cet insecte a 9 millimètres 1/2 de long sur 7 millimètres de large; sa forme est ovale allongée, et il est peu bombé. La tête est saillante, un peu granuleuse en avant, avec trois impressions peu marquées. Le corselet est grand, au moins deux fois plus large que long , échancré en avant , arrondi sur les côtés , avec les angles postérieurs aigus et le bord un peu lobé en arrière ; sa surface est lisse , avec le milieu élevé , aplati et marqué de deux larges impressions peu enfoncées. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur naissance , arrondies sur les côtés; elles ont chacune quatre lignes longitudinales formées par un duvet blanc , séparées par de larges côtes aplaties et lisses. Les pattes sont de grandeur ordinaire, noires, ainsi que le dessous du corps. Cet insecte vient du Pérou. A la suite de ce genre vient se placer un insecte rapporté de la Nouvelle-Hollande par les naturalistes de la corvette la Coquille. Cet insecte , dont j'ai formé le genre Nycto- zoilus dans la partie entomologique de cette expédition , offre des points de contact avec les Nyctelia ; mais il en diffère par un labre très étroit , transversal , point échancré en avant ; par sa lèvre inférieure en forme de cœur, très réjtrécie en arrière . à angles latéraux antérieurs arrondis , avec la languette très saillante , laissant l'insertion des pal- pes labiaux entièrement à découvert. Les mâchoires de cet 8 Cl. IX. Pt. 101 à 118. insecte sont courtes , avec le lobe interne armé d'une épine cornée , et l'externe arrondi et simplement cilié ; les palpes maxillaires sont terminés par un grand article en hache ; les antennes sont presque filiformes , n'ayant que les der- niers articles grenus, et leur troisième article est le plus long de tous. Une seule espèce constitue ce genre. Nyctozoilus obesus, Guér. (pi. io4). Cet insecte est figuré dans l'Atlas du Voyage autour du Monde du capitaine Duper- rey, Insectes, pi. IV, fig. 2; mais il s'est glissé une erreur dans la figure de la mâchoire , par l'omission de la dent cornée qui existe à l'extrémité du lobe interne de cette mâchoire. Cet insecte est long de 20 millimètres et large de 10. Tout son corps est noir, peu luisant. La tête est grande , arrondie en avant, avec deux petits rebords devant les yeux, couvrant l'insertion des antennes. Elle est aplatie , finement ponctuée , inégale , et présente en avant une faible élévation transversale. Le corselet est transversal, un peu plus étroit antérieurement , arrondi sur les côtés, bombé au milieu , avec des plis longitudinaux et irréguliers au milieu , de petites stries transverses près des bords latéraux, et deux impressions profondes près des angles postérieurs. Les élytres sont très bombées , plus larges au milieu , en forme d'ovale ; elles ont chacune trois côtes élevées , lisses , réunies entre elles par un réseau de réticulations formées par de petites lignes irrégulières élevées et lisses à leurs par- ties saillantes. Les pattes sont noires et de grandeur moyenne , avec le dessous des tarses garni de poils fauves. Le dessous du corps est tout noir. Un petit genre qui remplace les Zophosis et les £ rodais au Chili , le genre Praocis d'Eschscholtz , m'a offert matière à quelques observations. Ce genre, que son auteur place à tort dans la tribu des Blapsides , se rapproche bien plus des Erodius que les Njctelia, genre qui appartient, sui- vant moi, aux Blapsides. J'ai donné une nouvelle figure de l'espèce qui a servi de type à Eschschollz , dans la pi. 4 > MELASOMES. fig. i , du voyage de la Coquille , et j'y ai joint le dessin de la bouche. Depuis, ayan-t eu occasion d'observer la bouche de trois insectes fort curieux rapportés des mêmes pays par M. Lacordaire, et dont cet entomologiste avait fait deux genres nouveaux, sans leur donner de caractères ni de noms, j'ai reconnu que ces espèces, connues sous les noms spécifiques de Cucullatus , Vr sinus et Dilaticollis , entrent bien évidemment dans le genre Praocis d'Eschscholtz , et je leur ai donné les noms de Praocis cucullata , Praocis ursina et Praocis dilaticollis. On peut voir la figure que je donne de l'une de ces espèces (le Praocis cucullata) pi. io5, f. i ; on verra que sa bouche, représentée à côté de celle du Praocis rufipes d'Eschscholtz , n'en diffère en rien. Je vais donner aussi la description d'une autre espèce de ce genre ; elle a été rapportée des environs deSan-Iago, au Chili , par M. Gay. Praocis submetallica , Nob. ( pi. i o5 , f. 3 ). Il est long de 8 à 1 1 millimètres , et large de 5 à 7 ; il a une forme ovale arrondie aux deux extrémités , qui rappelle un peu celle de certains Zophoses de l'ancien monde. Sa couleur est noire , avec quelques tons un peu jaunâtres bronzés peu sensibles, et qui ne sont appréciables qu'en comparant l'in- secte avec une espèce d'un noir pur/La tête est petite , in- sérée dans une échancrure antérieure du corselet; les an- tennes et les palpes sont d'un brun foncé ; le corselet est' transversal , beaucoup plus étroit en avant , arrondi et légèrement rebordé sur les côtés , joint exactement aux élytres dans toute sa largeur, avec les angles postérieurs pointus et un peu prolongés en arrière ; son disque est peu bombé , lisse , peu luisant , et l'on voit au milieu une légère ligne longitudinale enfoncée : vu à la loupe , il est couvert de petits points enfoncés. Les élytres sont ovales , avec une petite bordure blanchâtre formée par la poussière qui s'ac- cumule dans leur rebord ; leur surface n'est pas tout-à-fait lisse, elle semble un peu in;égulière ; et, vues à la loupe , io Cl. IX. Pl. 101 à 118. elles paraissent couvertes de rugosités et de petits points enfonces , avec quelques traces de côtes plus visibles à leur partie postérieure. Les pattes sont courtes, noires, avec les tarses bruns. Les jambes antérieures ont deux dents à l'extrémité et en dehors. Le dessous du corps est noir et presque entièrement embrassé parles élytres Cet insecte est très commun. J'ai aussi reconnu quelques espèces nouvelles dans les Hegeter de La treille , genre bien caractérisé par le devant de sa tète, qui est toujours prolongé pour cacher le labre. On peut voir une figure du Y Hegeter tagcnioides , que M. Gory a fait connaître dans mon Icon. du Règ. Anim. (1ns. , pl. 28 , fig. 6 , a-b ) . V Hegeter caraboides ( pl. 1 06 , f. 1 ) , connu dans les collections sous ce nom , et décrit depuis par M. Brulié, dans l'expédition de Morée, offre aussi ce caractère. 11 est long de i3 millimètres et large de 6; son corps est entièrement noir, d'une forme ovale allongée; la tète est presque aussi large que le corselet , avec les antennes épaisses, peu grenues, un peu plus longues que ie corselet; celui-ci est presque carré, très peu arrondi sur les côtés, assez bombé en dessus , avec deux points enfoncés placés près- que au milieu de sa longueur et de chaque côté. Les élytres sont presque lisses, finement chagrinées, rétrécies en ar- rière , et un peu plus larges que le corselet. Les pattes sont de grandeur moyenne, avec les tarses composés d'articles serrés. Cet insecte est très commun en Egypte ; toutes les collections de Paris en ont plusieurs individus provenant de M. Banon, de Toulon. Hegeter indicus , Nob. (pl. 106, f. 2). Il ressemble beau- coup à l'espèce que M. Gory a fait connaître dans mon Icono- graphie , citée plus haut ; mais il est plus grand : sa longueur est de 1 1 millim. et sa largeur de 3; il est entièrement noir Sa tête est carrée, avec les antennes un peu plus longues que le corselet; celui-ci est un peu en forme de cœur, plus large en avant , arrondi sur les côtés , finement ponctué MELASOMES. ' I et un peu bombé. Les élytres sont plus larges que le corselet à leur naissance ; elles sont en ovale allongé , arrondies à l'extrémité, très finement ponctuées avec dix stries longi- tudinales de points enfoncés beaucoup plus gros. Les pattes sont de grandeur moyenne. Cet insecte vient du Bengale. Je place près de ce genre deux insectes trouvés par M. La- cordaire dans les pampas de l'Amérique méridionale , aux environs de Mendoza. Leurs caractères généraux ne per- mettent pas de les éloigner des Hegeler, dont ils diffèrent cependant d'une manière notable par leurs antennes , leurs palpes, etc. Dans le genre Salax , Nob. , le devant de la tête est divisé en cinq lobes inégaux , dont l'intermédiaire est le plus grand ; ces lobes cacbent entièrement le labre , qui est membraneux , arrondi, et forme une pointe obtuse en avant. Les mandibules de cet insecte sont bidentées à leur extrémité, et leur côté extérieur présente une bosse arrondie très remarquable. Les mâchoires sont assez allon- gées , avec leurs deux lobes presque égaux ; c'est le lobe interne qui porte la dent cornée, caractère le plus saillant des Mélasomes ; le palpe maxillaire est fort grand , composé de quatre articles , dont le second est le plus grand de tous , et le dernier un peu ovoïde et tronqué obliquement au bout. La lèvre inférieure est très grande et occupe pres- que tout le dessous de la tête ; elle est écliancrée au milieu , et cache entièrement la languette, les palpes labiaux , les mâchoires , et même les palpes maxillaires , quand les mâ- choires sont fermées. Les antennes sont filiformes à leur base et un peu grenues à l'extrémité. Je ne connais qu'une espèce dans ce genre. Salax Lacordairii , Nob. (pi. 107), que M. Lacordairea indiqué sous le nom spécifique de Salax , dans les Annales des Sciences INaturelles, t. XX, p. 288. Cet insecte res- semble beaucoup à ces Opatres du midi de la France , qui sont couverts de terre ; il est long de 9 millimètres et large de quatre ; il est entièrement noir et couvert de terre !3 Cl. IX. Pt. 101 à 118. jaunâtre ; les côtés de son corps sont presque parallèles ; sa tête est petite , ponctuée , avec un rebord de chaque côté , sous lequel s'insèrent les antennes, qui sont de la longueur du corselet; celui-ci est transversal, échancré en avant, rebordé sur les côtés avec les angles antérieurs et postérieurs un peu saillants. Son disque est peu bombé , couvert de points enfoncés ; les élytres sont allongées , rugueuses , ponctuées , avec des élévations longitudinales peu mar- quées. Le dessous du corps est finement ponctué , et les pattes sont petites , noires , avec les tarses à articles très serrés. Le genre Hjlithus , Nob. , est formé sur une espèce rap- portée aussi par M. Lacordaire, et trouvée à Mendoza. Dans ce genre , la tête est terminée en avant par trois lobes , dont celui du milieu est très grand , un peu pointu ; le labre et les mandibules sont entièrement cachés sous cette avance de la tête; en dessous, on voit une grande lèvre inférieure transverse , insérée dans une profonde échan- crure du menton , saillante au milieu , et recouvrant en- tièrement les organes de la manducation. Les palpes maxil- laires , dont on voit les deux derniers articles et une portion du second , sont terminés par un gros article triangulaire en forme de hache. Les antennes sont filiformes jusqu'au sixième article ; les autres vont un peu en grossissant et sont plus grenus. Hjlithus tentj-rioîdes, Lacord. (pi. 108). Cet insecte ne ressemble pas beaucoup à une Tentyrie ; il est long de 6 millimètres et large de 2 ; son corps est étroit , allongé , noir , avec quelques tons un peu rougeâtres en dessous. La tête est saillante, fortement ponctuée, avec les antennes de la longueur du corselet, et brunes rou- geâtres. Le corselet est aussi long que large, rétréci à ses deux extrémités , arrondi sur les côtés , très ponctué et presque plat en dessus. Les élytres sont oblongues , avec les angles numéraux un peu saillants; elles sont cou- MELASOMF.S. vertes de gros points rangés par stries longitudinales , qui sont composées alternativement de points plus ou moins enfoncés. Les pattes sont de forme ordinaire , rougeâ- tres. Les genres Akis et Elenophorus ne m'ont offert jusqu'ici que peu d'observations nouvelles; j'ai nettement exprimé les caractères de ces deux coupes dans les détails de la plan- che 109 jointe à ce Mémoire. Les figures 2 et 2 a appartien- nent à la bouche d'un Akixa reflexa y les figures 3 et 3 a à Y Elenophorus americanus , représenté à la pi. 28 , fig. 9, de mon Iconographie du Règne Animai Ces caractères , com- parés à ceux d'un joli petit insecte trouvé par M. de Saulcy dans l'île de Sân-Lorenzo , sur la côte du Pérou, m'ont décidé à établir pour lui une nouvelle coupe géné- rique voisine de ces deux genres, et surtout des Eleno- phorus. Je lui ai donné le nom de Melaphorus ; ce genre se distingue facilement des deux genres déjà cités par ses antennes, dont les deuxième et troisième articles sont égaux , plus grands , cylindriques ; par un labre profon- dément échancré , plus large que le chaperon , et surtout parla forme de la lèvre inférieure , qui est large en arrière , arrondie sur les côtés , avancée au bord antérieur, et terminée par deux petites dents. La languette , four- chue , est presque entièrement cachée par la lèvre in- férieure , qui rie laisse voir qu'une portion des deux lobes. Les palpes labiaux sont terminés par un article ovoïde , grand. Les palpes maxillaires sont filiformes , avec le der- nier article le plus long de tous , presque cylindrique , tronqué obliquement au bout. Les tarses antérieurs sont un peu dilatés. Melaphorus Reichii , Nob. (pi. 109, f. 1 ). Il est long de 5 à 6 millimètres et large de 2 millimètres à 2 milli- mètres 1/2 ; il ressemble entièrement à un Elénophore ; son corps est tout noir, luisant et finement ponctué. La tête est assez grosse , saillante ; les antennes sont aussi longues i4 Cl. IX. Vl. toi à ikS, que la tète et le corselet, d'une couleur rouge.Urc ; le cor- selet est en cœur, beaucoup plus étroit en arrière ; les élytres sont globuleuses, terminées en queue postérieurement; les pattes sont longues et d'un brun rougeâtre. Mon genre Evaniosomus vient se placer à côté de ce- lui-ci par sa forme et par la forme de la lèvre inférieure ; mais il en diffère par son chaperon , qui se prolonge en avant et recouvre le labre-, par ses palpes maxillaires , qui ont le dernier article tronqué obliquement au bout, et par les antennes , qui sont filiformes, un peu plus épaisses à la base , à articles égaux et allongés , à l'exception du dernier, qui est plus petit et terminé en pointe. Je ne connais qu'une seule espèce de ce genre nouveau. EvaniosomusOrbignianus ,Nob (pi. \o^bis). C'est un in- secte de forme élégante , à têteet corselet étroits , et à élytres pluslarges etovalaires. Sa longueur est de 7 à 10 millimètres, et sa plus grande largeur de 3 à zj- Sa tête est allongée, ru- gueuse , d'un brun foncé , avec un petit lobe arrondi de cha- que côté pour protéger l'insertion des antennes : celles-ci sont d'un jaune fauve, de moitié moins longues que le corps. Le corselet est assez globuleux , plus long que large , un peu rétréci en avant , mais beaucoup plus en arrière , de la couleur de la tête , rugueux comme elle , étranglé en des- sus postérieurement , et très bombé en avant. L'écusson est invisible; les élytres sont d'un jaune fauve deux fois plus longues que la tête et le corselet , le double plus larges à leur naissance, élargies et arrondies de chaque côté , et ter- minées presque en pointe; elles embrassent peu l'abdo- men , et présentent chacune deux côtes élevées qui n'attei- gnent pas l'extrémité. Les pattes sont grandes , de la cou- leur des élytres; le dessous du corps est aussi de la même couleur. (le joli insecte a été trouvé aux environs de Lima , par M. Fontaine. J'en ai vu quelques individus dans la collec- tion de M . Dreux, de Rio-Janeiro ; il les avait eus en échange MRLASOMES. de M. Fontaine , lors de son passage au Brésil. J'ai dédié cette élégante espèce à mon ami M. Alcide d'Orbigny, qui vient de faire dans l'Amérique méridionale un voyage si fructueux pour toutes les branches des sciences physiques. J'ai fait connaître plusieurs nouvelles espèces des genres Tentjria , Eurychora et Adelostoma , dans la pi. 28 des Insectes de mon Iconographie , et les caractères de ces genres ont été représentés pour la première fois. Dans la planche 28 bis du même ouvrage , on voit sept genres re- présentés par autant d'espèces nouvelles avec leurs détails ; j'y ai fait connaître un Scotobius , rapporté du Chili par M. Lacordaire ; je vais donner ici la description et des figures de cinq belles espèces de ce genre provenant de Buenos - Ayres ,. de Mon te -Video , du Chili et du Pérou. Scotobius muricatus, Nob. (pi. 110,, f. 1), grande espèce longue de 25 millimètres et large de 10. Tout son corps est d'un noir mat. Sa tête est un peu plus longue que large, ru- gueuse , rétrécie en avant ; les antennes sont à peine plus lon- gues que la tête et le corselet, grenues ; le corselet est un peu plus large que long , rebordé tout autour, de forme un peu hexagone , plus étroit en arrière , lisse au milieu et vers sa partie antérieure , rugueux sur les côtés et en arrière ., avec une ligne longitudinale enfoncée au milieu, et une impres- sion de chaque côté , vers le milieu de sa longueur. Il est séparé des élytres par un col étroit : celles-ci présentent une forme ovale allongée ; elles sont plus larges au milieu , terminées un peu en queue , rugueuses , avec sept ou huit lignes longitudinales de grains luisants , spiniformes , et plus serrés sur les côtés. Le dessous est noirâtre, grenu. Les pattes sont grandes , avec les cuisses renflées; les antérieures ont , vers leur extrémité et en dessous , une petite dent peu sail- lante. Cette belle espèce vient de Monte-Vicleo ; elle a été trouvée par M. Auguste de Saint-Hilaire. Scotobius chlathrotus , Nob. (pi. 1 10 , f. 2). Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente pour la taille , la couleur, i6 Cl. IX. Pl. ioi à 118. la tête et le corselet ; mais sesélytres , au lieu d'avoir des sé- ries longitudinales de tubercules spiniformes, offrent des côtes élevées dans l'intervalle desquelles il y en a d'autres trans- verses , un peu moins élevées. Les pattes sont grandes , avec les cuisses renflées. Il vient de Monte-Video, et a été rap- porté par M. Auguste de Saint-Hilaire. Scotobius cos talus, Nob. Long de 21 milliin. et large de 9 1/2. A l'état frais, il est entièrement couvert d'une poussière d'un gris jaunâtre; mais lavé, il est tout noir. Sa tête est assez grande, aplatie en dessus, rugueuse; le corselet est un peu plus large que long , tronqué presque droit en avant et en arrière , un peu plus rétréci postérieu- rement, largement rebordé et rugueux; les élytres sont ovalaires , plus larges que le corselet dans leur milieu ; elles ont chacune six côtes élevées et étroites, s'anastomosant ensemble vers l'extrémité. Les pattes sont de forme ordi- naire. De Lima, au Pérou. Scotobius substrialus , Nob. Long de 17 millim. et large de 8. Entièrement noir. Tète ponctuée, avec une impres- sion transversale. Corselet presque aussi long que large , un peu échancré en avant , arrondi sur les côtés, finement ponctué , coupé droit en arrière ; élytres ovales , plus larges que le corselet au milieu, lisses , avec de faibles stries pres- que effacées. Des mêmes lieux que le précédent. Scotobiusvulgaris , Nob. Cette espèce, très commune, est longue de 14 à 16 millim. , et large de 6 à 7. Sa tête est large , couverte de gros points enfoncés , avec une large impression en avant et une bien plus petite au-dessus de l'insertion des antennes. Le corselet est un peu plus large que long en avant , un peu en cœur, tronqué droit en avant et en arrière , arrondi et échancré sur les côtés, et bien plus étroit postérieurement. Il est couvert de très gros points enfoncés. Les élytres sont ovales , assez aplaties en dessus; elles ont chacune sept fortes côtes élevées, avec leur intervalle rugueux. Les première , troisième et cin- MRLASOMES. quième côtes , à partir de la côte suturale , partent de la base de l'élytre ; les autres ne commencent que plus bas. Les pattes sont fortes et couvertes de gros points enfoncés. Des environs de Lima. Scotobius planicosta , Nob, Il ressemble beaucoup au précédent; mais il est un peu plus grand, et il en diffère par plusieurs caractères faciles à saisir ; sa tête , et surtout son corselet , sont finement ponctués ; les côtés de celui-ci sont simplement arrondis , mais non écbancrés en arrière ; ce corselet est plus grand que dans le Scotobius vulgaris. Les élytres sont plus allongées , et leurs côtes sont si peu saillantes, surtout au milieu, qu'elles semblent effacées et aplaties par l'usure. Les pattes sont robustes et finement ponctuées. Même patrie que le précédent, mais rare. Scotobiuscollaris, Nob. (pi. 1 1 o, f. 4) 'Cette curieuse espèce est longue de 1 9 millimètres et large de 9. Sa tête est carrée , presque entièrement cachée sous les rebords du corselet ; celui-ci est arrondi , avec les bords latéraux dilatés et plats , ce qui le rend plus large que les élytres : cette dilatation laisse une profonde écliancrure en avant ; toute sa surface est rugueuse, et l'on voit au milieu la trace d'une impres- sion longitudinale. Les élytres sont ovales , plus étroites en arrière ; elles ont chacune sept à huit côtes élevées , tran- chantes et crénelées, entre lesquelles on voit de petites stries transversales. Le dessous du corps est ponctué. Les pattes sont de forme ordinaire. Cet insecte vient du Chili. Scotobius rugosulus, Nob. (pi. 1 1 o, f. 5). Il est long de 1 5 à 19 millimètres et large de 8 à 9. 11 est noir, et quelquefois d'une couleur marron foncé terne. Sa tête est rugueuse, en forme de trapèze ; les antennes sont à peu près de la lon- gueur du corcelet , grenues ; le corselet est un peu plus large que long , coupé carrément et beaucoup plus étroit en avant et en arrière ; ses côtés sont anguleux , rebordés , et il a une forme hexagone bien prononcée. Il est presque plat en dessus , rugueux , avec une légère trace de sillon .834. 6 i8 Ci.. IX. Pl. ioi à 1 18. longitudinal au milieu; les élytres sont ovales, plus larges au-delà du milieu et en arrière, terminées un peu en queue , planes en dessus , avec sept ou huit côtes rugueuses peu élevées et arrondies. Le dessous est entièrement ru- gueux , ainsi que les pattes , qui sont de forme ordinaire , assez grandes , avec les cuisses antérieures un peu renflées. Cette espèce a été trouvée au Chili , près de San-Iago , par M. Gay, qui m'en a communiqué quelques individus. Scotobius tristis, Nob. (pl. 1 1 o, f. 7). Cette espèce estlongue de 1 3 millimètres et large de 6. Tout son corps est d'un noir mat. Sa tête est un peu plus étroite que le corselet , arrondie en avant , rugueuse en dessus avec une impression tranver» sale ; les antennes sont un peu plus longues que le corselet , grenues, noires; le corselet est transversal, presque deux fois plus large que long , tronqué droit en arrière , peu échancré en avant , avec ses quatre angles aigus et ses côtés arrondis, mais presque pas rebordés. Il est peu bombé en dessus , couvert de petits points enfoncés , avec un léger sillon longitudinal qui s'efface avant d'atteindre le bord postérieur. L'écusson est plus visible que dans les autres espèces , arrondi en arrière , large ; les élytres sont ovales , courtes , très arrondies sur les côtés , et terminées en pointe obtuse et courte ; elles présentent chacune six ou sept côtes lisses, très peu élevées , faiblement crénelées , et dans l'in- tervalle desquelles on voit une ligne de petits points en- foncés. Le dessous du corps est très finement ponctué; les pattes sont petites , rugueuses , et paraissent denticulées , vues à la loupe. Cet insecte vient de Buenos- Ayres ; il a été rapporté à M. Dupont , qui m'en a vendu un individu. Scotobius ovalis, Nob. (pl. 1 10, f. 8). C'est la plus petite espèce connue. Long à peine de 1 o millimètres et large de 6 , cet insecte est tout noir, peu luisant , d'une forme courte et ramassée. Sa tète est petite , de forme ordinaire , rugueuse ; les antennes sont courtes , à peine de la longueur du cor- selet , grenues ; le corselet est beaucoup plus large que Mnr.ASOMKS. ÎÇ) long, très étroit, et tronqué carrément en avant et en arrière , arrondi et fort saillant de chaque côté , finement rebordé et ponctué.; les élytres sont ovales , courtes , à peine deux fois plus longues que larges , avec sept côtes arrondies , peu élevées, lisses, formant des sillons au fond desquels on voit des points enfoncés assez gros et rangés en séries. Les pattes sont petites , rugueuses et denticulées sur les bords. Les jambes antérieures sont un peu dilatées au côté externe, et cette dilatation est denticulée. Cet insecte a été trouvé à Monte-Video, par M. Auguste de Saint-Hilaire. J'ajoute aux figures de ces espèces , celles des Scotobius pilularius et varicosus de Germar, afin qu'on ait une con- naissance plus complète de ce genre. On trouvera dans mon Iconographie du Règne Animal (Ins., pi. 28 bis, fig. 4) , le Scotobius que M. Lacordaire a nommé granosus. M. Latreille a donné , dans le Règne Animal , les carac- tères d'un genre nouveau , qu'il place entre les Tagénies et les Scaures, et qu'il a nommé Psammeticus. J'ai re- présenté l'espèce qui lui a servi à établir ce genre, dans l'Atlas du Voyage autour du Monde du capitaine Duperrey, et je l'ai décrite sous le nom de Psammeticus costatus. Elle est aussi représentée dans mon Iconographie du Règne Animal (Ins. , pi. 2.8 bis , fig. 2, a et b). J'ai reçu une nouvelle espèce de ce beau genre provenant aussi du Pérou. Psammeticus pilipes , Nob. Cet élégant insecte est long de 12 à 14 millimètres et large de 5 à 6. Tout son corps est noir, couvert d'une poussière grise. Sa tête est aussi large que le corselet , plate , rugueuse et coupée droit en avant; les antennes sont plus longues que la moitié du corps, avec le troisième article très grand et garni de longs poils fauves ; le corselet est aussi large que long , plus étroit en arrière , avec ses quatre côtés coupés droit : ses bords latéraux sont tranchants , ainsi qu'une carène fort élevée , qu'on observe au milieu ; les élytres sont beaucoup plus larges que le corselet , ovales , un peu poin- 3o Cl. IX. Pi., ioi à nS. tues en arrière ; leur bord est terminé par une carène tran- chante, et elles ont chacune au milieu une autre carène élevée , qui ne descend pas et n'atteint pas l'extrémité des élytres , se contourne vers la suture , et forme sur celle-ci un espace ovale en plate-forme. Les pattes sont grandes , avec les cuisses renflées et les jambes garnies, surtout en dehors , de longs poils fauves. Cette espèce est fort rare. Je partage entièrement l'opinion de La treille , qui réunit les Psammodes de Kirby à ses Moluris. J'ai vu dans les collections plusieurs séries d'espèces de Moluris , qui m'ont offert tous les passages depuis la Moluris la plus globu- leuse jusqu'à la Psammode la plus allongée. Comme la Psammode longicorne de Kirby est rare , je crois devoir en donner une nouvelle figure (pi. 1 1 i , f. 2), afin de mieux faire sentir les différences que je vais exposer en parlant d'une espèce du genre Oxura de Kirby, qui ressemble plus aux Psammodes pour la forme générale , et qui possède ce- pendant tous les caractères du premier genre. Oxura psammodioïdes , Nob. (pi. 1 1 1, f. 1 ;. Cet insecte , qu'au premier aspect on serait tenté de placer à côté de la Psammodes longicornis, s'en éloigne d'une manière notable, par la forme du dernier article de ses palpes maxillaires , qui est en hache et fortement triangulaire ; sa lèvre inférieure est arrondie, plus petite ; ses antennes se terminent par un bouton plus gros et plus arrondi ; mais son corps n'est pas plus étroit. La tête est assez grande, un peu aplatie, fine- ment ponctuée, avec une impression profonde et transver- sale en avant ; le corselet est un peu plus large que long , plus étroit en avant et en arrière , arrondi sur les côtés , et d'une forme presque ronde. Il paraît lisse à la vue simple ; mais, examiné à la loupe, il est couvert de petites stries longitudinales courbes et très fines ; les élytres sont plus larges que le corselet à leur naissance , allongées , arrondies sur les côtés , fortement rebordées , et ayant chacune trois côtes plates , peu élevées , inégales , avec les intervalles con- MELASOMES. fusément rugueux. Le dessous du corps est noirâtre, très finement ponctué. Les pattes sont un peu grêles , noirâtres , avec les jambes brunes rougeâtres et les tarses tirant plus sur le rouge. Les jambes antérieures sont terminées , à leur extrémité externe , par une petite dent ; il y a deux épines au côté interne. Cette espèce vient du cap de Bonne-Espé- rance. J'en donne une figure qui permettra de comparer ses caractères avec ceux de YOxura setosa de Kirby, que j'ai aussi représentée dans l'Iconographie (Ins., pi. 29, fig. 1). Je connais huit espèces du genre Acaritliomerus de La- treille ; trois seulement me semblent décrites , et je n'ai pas reconnu les autres dans les ouvrages d'Olivier, Herbst, etc. Tous ces insectes offrent un caractère bien facile à saisir dans l'épine qu'ils ont sous les cuisses des pattes anté- rieures ; cependant j'ai reconnu une sorte d'exception à cette règle dans une espèce du Sénégal, chez laquelle ce sont seulement les pattes intermédiaires qui présentent ce carac- tère. Je vais donner une description sommaire des huit espèces que je possède. Acanthomerus gratilla, Nob. (pi. 1 12, f. 1). Pimeliagra- tilla, Herbst. Figurée dans mon Iconographie du Règne animal ( Ins. , pi. 29 , f. 2 ). Cet insecte est long de 18 millimètres et large de 9. Tout son corps est gris ; la tête est de forme carrée , rugueuse , avec une profonde impression transversale entre les an- tennes. Le corselet est presque aussi large que les élytres, très étroit en avant et en arrière, très saillant et arrondi sur les côtés, globuleux, sans aucun rebord, et couvert de tubercules noirs , grenus , assez distants entre eux. Les élytres sont ovales , rétrécies en arrière , rugueuses , avec quatre rangées longitudinales de gros tubercules luisants et spiniformes , surtout en arrière. Entre les côtes que forment ces séries de tubercules , on voit deux séries de petits grains bien plus rapprochés entre eux ; il y a aussi quelques gros a* Cl. IX. Vl. 101 à 118 tubercules irrégulièrement placés près de la suture. Le des, sous du corps est rugueux ; les pattes sont grandes , gre- nues ; les cuisses antérieures sont renflées en dessous vers leur extrémité, et armées d'une dent aiguë. Cet insecte vient du cap de Bonne-Espérance. Acanthomerus dentipes , Nob. (pi. 112, f. 2). Pimelia dentipes, Fab. Herbst. Espèce très voisine de la précédente, presque de la même grandeur ; mais s'en distinguant par son corselet qui est plus petit proportionnellement aux élytres, et par les tubercules de celles-ci, qui sont plus petits et placés irrégulièrement. Cet insecte a 17 millimètres de long et 9 de large ; sa tète est semblable à celle du précédent ; son corselet est beaucoup plus étroit que les élytres , un peu échancré en avant, tronqué carrément en arrière , couvert de petits tubercules luisants très serrés et plus petits que dans VA. gratilla. Les élytres sont ovalaires , plus allongées que dans cette . espèce , couvertes de poils jaunes assez clair- semés , ayant chacune huit stries formées par de petits tubercules très rapprochés , entre lesquels on en voit de plus gros placés sans ordre : ceux-ci ne sont pas si saillants ni si gros que ceux de l'espèce précédente. Le dessous du corps et les pattes sont rugueux ; les cuisses antérieures au côté externe et vers l'extrémité ; une petite dent peu sail- lante ; les jambes sont peu velues. Cette espèce vient du cap de Bonne-Espérance. A côté de cette espèce doit venir se placer X Acantho- merus mamillatus [Pimelia mamillata , Herbst), qui n'en diffère que parce qu'il est presque de moitié plus petit , que son corps est plus bombé, et que son corselet est un peu rétréci en avant. Du reste , la granulation du corselet et des élytres est en tout semblable à celle du précédent. V Acantho- merus mamillatus vient aussi du cap de Bonne-Espérance. Acanthomerus subslriatus, Nob. (pi. 1 12 , f. 3). Cette es- pèce, longue de i 1 millimètres et large de 6, est entièrement noire ; sa forme est semblable à celle des espèces qui précè- MXLASOMES. a3 dent , la tète est finement granulée; le corselet est presque tra- pézoïde , un peu plus étroit en avant , arrondi sur les côtés , très finement ponctué , vu à la loupe , avec des granulations élevées et presque effacées. Les élytres sont ovalaires, plus larges au milieu , plus effilées à l'extrémité , avec sept lignes de tubercules lisses , peu élevés , rapprochés , entre les- quelles on voit d'autres lignes de grains plus petits , égale- ment très serrés. Le dessous du corps est finement ponctué ; les pattes sont lisses , avec les cuisses antérieures renflées et armées en dedans d'une épine assez saillante ; l'extrémité des jambes et les tarses sont garnis en dessous de poils jau- nâtres ; les tarses antérieurs ont leurs trois premiers articles dilatés. Du Cap. Acanihomcrus calcaratus, Nob. (pi. 112 , f . 4 1 nommé par erreur Gibbosus , sur la planche). Cette espèce se rap- porte assez bien à la description que Fabricius donne de son Blaps calcarata; elle est courte et bombée , avec les pattes très grandes; sa longueur est de 10 millimètres et sa lar- geur de 5 1/2. Tout son corps est noir, un peu luisant ; sa tête est grande , presque carrée , lisse , avec une impression peu marquée entre les yeux et un tubercule assez saillant au-dessus de l'insertion des antennes , qui sont plus lon- gues encore que dans les autres espèces ; dans celle-ci , ces organes atteignent presque la longueur du corps, tandis que dans toutes les autres ils ont à peine la moitié de sa longueur. Le corselet est lisse , bombé , trapézoïde , pres- que aussi long que large , plus étroit en avant. Les élytres ne sont pas plus larges que le corselet à leur base ; elles s'élargissent beaucoup jusqu'à leur milieu, et vont ensuite en diminuant pour se terminer presque en queue. Elles sont bombées et sillonnées par plus de vingt lignes de points enfoncés assez gros et très rapprochés. Le dessous du corps est un peu rugueux ; les pattes sont très grandes, grêles , avec les cuisses antérieures renflées et garnies en dedans d'une petite épine peu saillante. Du Cap. i4 ^ L - IX. Pl. ioî à 118. Acanthomerus helopioïdes, Nob. ( pl. 1 1 1 y f. 5). Cette es- pèce est remarquable par sa forme aplatie etovalaire. Elle est toute noire , longue de i4 millimètres et large de 6 ; sa tête est arrondie, très finement ponctuée , avec le front aplati. Le corselet est trapézoïde , deux fois plus étroit en avant , un peu lobé en arrière , peu bombé , finement rebordé , et il pa- raît , vu à la loupe , couvert de très petits points enfoncés. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur base, presque parallèles jusqu'aux deux tiers de leur longueur, rétrécies ensuite et arrondies à leur extrémité; elles ont chacune neuf stries de points enfoncés et assez gros, dans les inter- valles desquels on voil une multitude de petits points. Le dessous du corps est finement ponctué ; les pattes sont assez courtes , avec les cuisses antérieures renflées et armées d'une dent très forte au milieu de leur côté externe. Du Cap. Acanthomerus strialus ,Noh. (pl. u 2, f. 6). Cette espèce est toute noire, luisante, longue de i5 millimètres et large de 6 1/2. Sa tète est de forme ordinaire ; mais ses yeux sont si grands qu'ils viennent presque se toucher sur la ligne mé- diane. Le corselet est lisse, luisant, presque carré, avec les an- gles antérieurs arrondis; il est un peu rebordé et arrondi sur les côtés, et très finement ponctué, vu à une forte loupe. L'écus- son est très visible , triangulaire. Les élytres sont un peu plus larges que le corselet à leur base , allongées , parallèles jus- qu'aux deux tiers de leur longueur, bombées et terminées un peu en queue. Elles sont rebordées, et ont chacune neuf stries de gros points enfoncés, un peu transverses et très rapprochés entre eux. Les côtes peu élevées que ces lignes circonscrivent sont lisses. Le dessous du corps est lisse , ainsi que les pattes , qui sont assez grandes ; les cuisses antérieures ont chacune une petite épine en dedans et vers l'extrémité. Du Cap. Acanthomerus anomalus y Nob. (pl.i 1 2, f. 7). Cette belle espèce est toute noire ; sa longueur est de 1 5 millimètres et sa largeur de 7 1/2. Sa tête est de forme ordinaire, lisse. Le MÉI.ASOMES. 1$ corselet est transversal , rétréci en avant et en arrière , très bombé sur les côtés et un peu rebordé ; ses angles anté- rieurs sont aigus; vue à la loupe, toute sa surface est très finement rugueuse , et il a quatre impressions assez larges placées au milieu et disposées transversalement. Lesélytres sont de la largeur du corselet à leur base ; elles s'élargissent beaucoup vers le milieu , et sont terminées un peu en queue. Toute leur surface est finement rugueuse, et elles ont de gros tubercules irrégulièrement placés, plus saillants et presque spiniformes vers la partie postérieure. Les pattes sont grandes, avec les cuisses assez renflées; les antérieu- res n'ont point au côté interne l'épine que nous avons vue à toutes les espèces précédentes , ce sont les intermédiaires qui offrent ce caractère ; les jambes antérieures présentent à leur extrémité et en dedans une cavité assez profonde qui ne va pas jusqu'au milieu de leur longueur. Le dessous du corps est luisant. Du Sénégal. Tout le monde connaît actuellement le genre Nj-cte- rinus, établi par Eschscboltz ; ce sont des insectes excessi- vement communs au Chili , qui constituent trois ou quatre espèces. J'ai donné une figure accompagnée de détails de l'espèce type du genre , dans le Voyage autour du Monde du capitaine Duperrey (pi. 4 9 ^ 7 ) '■> et j'ai placé près de cet insecte (page 94 du même Voyage) un nouveau genre, que je nomme Ammophorus. Il pourrait peut-être aller aussi près des Pedinus; mais un grand nombre de ses caractères le rapprochent des Blaps et genres voisins. G. Ammophorus , Nob. Labre très étroit , peu visible, in- séré dans une échancrure du bord antérieur de la tête. Man- dibules fortes , peu saillantes , creusées en cuillère et faible- ment bidentées à l'extrémité ; mâchoires courtes, très ciliées, terminées par deux lobes presque égaux , armés chacun d'une forte dent cornée. Palpes maxillaires de quatre articles épais ; les trois pre- miers presque égaux, le dernier sécuriforme. i6 Cl. IX. Pl. ioi à 118. Lèvre inférieure de forme hexagone , un peu plus longue que large , à angles peu arrondis , avec la languette sail- lante et les palpes labiaux découverts , courts , triarticulés , avec le dernier article en hache. Antennes grenues , presque perfoliées , de la même gros- seur dans toute leur longueur ; le premier article court, le second encore plus court , le troisième presque aussi long que les deux premiers réunis; les suivants courts , grenus, avec le dernier tronqué à l'extrémité. Je connais deux espèces de ce petit genre ; la première a été décrite et figurée dans le Voyage cité plus haut ( p. 94 , pl. 4> n g- 4)* Ammophorus peruviamts , Nob, Cet insecte est long de 739 millimètres et large de 3 à 4 ; il est noir, avec la tète presque carrée , ponctuée ; le corselet est un peu plus large que long , ponctué avec deux légères impressions vers le milieu ; il a les côtés arrondis et les angles peu aigus. Les élytres sont ovales ; elles ont chacune en dessus sept côtes saillantes séparées par une série de forts points enfoncés et un peu transverses. Les pattes sont de moyenne gran- deur, d'un brun plus ou moins foncé; les jambes anté- rieures sont aplaties. Ce joli petit insecte vient de Payta et de Lima , au Pérou ; il est assez commun sous les pierres. Nous possédons quelques individus de moitié plus pe- tits, dont on serait tenté de faire une espèce ; mais ils sont tellement semblables aux grands , qu'on ne peut les con- sidérer que comme une variété. Ammophorus costatus , Nob. Cette jolie petite espèce, noire et souvent d'un brun fauve, est longue de 6 milli- mètres et large de 2 1/2. Sa tête est aplatie, ponctuée. Le corselet est de forme carrée , ponctué , avec les angles sail- lants, et un petit méplat en arrière et au milieu. Les élytres sont de la largeur du corselet , presque parallèles , arron- dies au bout ; elles ont chacune quatre fortes côtes assez distantes, entre lesquelles il y en a une très faible , qui est MELASOMES. encadrée dans deux lignes de longs points enfoncés. Les pattes sont toujours d'un brun plus ou moins fauve , de moyenne grandeur, avec les jambes antérieures aplaties. De Lima au Pérou ; il est beaucoup plus rare que le précédent. J'ai établi un nouveau genre très voisin des Misolampus, avec un insecte du Chili , rapporté par les naturalistes de l'expédition autour du monde , commandée par le capitaine Duperrey. Ce genre, auquel j'ai donné le nom d'Helio- fugus , a été décrit dans la partie zoologique de ce Voyage , et figuré à la pi. 4 » fig- 6 de son Atlas. Voici une autre espèce que M. Auguste de Saint-Hilaire a rapportée de Monte-Video. Heliofugus sulcatusy Nob. (pi. 1 13, f. i). Il est long de 1 1 à i3 millimètres et large de 6 à 7; son corps est entièrement noir en dessus et en dessous ; la tête est petite ; le corselet est à peu près aussi long que large , globuleux , arrondi , un peu plus large que la tête ; les élytres sont arrondies, au moins trois fois plus larges que le corselet , bombées ; elles ont chacune dix stries longitudinales , profondes et lisses; les pattes sont médiocres et noires. Heliofugus impressus, Nob. Cet insecte est long de 14 millimètres et large de 7. Il ressemble beaucoup au précè- dent : mais il est un peu plus allongé. Sa tête est lisse , rétrécie en avant ; les antennes sont de la longueur de la tête et du corselet , aplaties au bout. Le corselet est un peu plus large que long , ponctué, luisant, un peu plus étroit en arrière. Les élytres sont ovales, terminées en pointe arrondie ; elles ont chacune en dessus sept lignes longitudi- nales d'impressions ou de gros points très distants entre eux. Les pattes sont de grandeur moyenne. Cet insecte vient du Pérou. J'ai donné une figure exacte du Misolampus Hoffman- seggii y Latr. , dans l'Iconographie du Règne animal (In- sectes , pi. 29 , f . 3 ) J'ajoute ici la figure de sa tête grossie , vue en dessus et en dessous (pi. 1 1 4 , $ 2 et 3 ) , et j'y joins 28 Cl. IX. Pl. ioi à 1 18. une nouvelle espèce de ce genre beaucoup plus grande , et trouvée à Tanger, par M. Goudot. Misolampus Goudolii, Nob. (pl. 1 14, L 1.). Il est long de 1 1 millimètres et large de 6. Il est entièrement noir. Sa tête est penchée , un peu aplatie , arrondie en avant ; ses antennes sont de la longueur de la tète et du corselet, noires, avec l'extrémité brune. Le corselet est aussi long que large , de forme carrée , arrondi sur les côtés , bombé , très finement ponctué, avec un sillon longitudinal au milieu. Les élytres sont à peine plus larges que le corselet , presque deux fois plus longues , finement rugueuses , avec des traces de tubercules presque effacés , et des stries longitudinales formées par des points peu visibles. Les pattes sont assez grandes, avec le dessous des tarses jaunâtre et soyeux. M. Goudot a pris cet insecte à trois lieues de Tanger, sur les bords d'une rivière , dans le tronc d'un olivier. Je l'ai dédie à cet intrépide voyageur, qui vient de rapporter de Madagascar une collection de coléoptères admirables. G. Pseudoblaps , Guér. Ce genre est établi avec quelques Platjnotus de Fabricius , que Latreille avait laissés dans le genre Blaps . et qui en diffèrent cependant notablement par la forme du corps, de la lèvre inférieure et des antennes. Dans les Blaps , le corps est allongé , rétréci aux deux bouts , avec les élytres terminées plus ou moins en queue , ce qui n'a jamais lieu chez mes Pseudoblaps, Chez les Blaps , la lèvre inférieure est plus large que longue , arrondie , comme on peut le voir à la pl. 29 , fig. 5 de mon Iconographie du Règne animal , tandis qu'elle est beaucoup plus longue que large chez le genre qui nous occupe , rétrécie , tronquée et un peu échancrée en avant Les antennes des Blaps ne vont pas en grossissant vers le bout , et sont composées de deux sortes d'articles; les premiers allongés , cylindriques, et les der- niers globuleux , en forme de chapelet ; il n'y a pas de tran- sition entre les premiers et les seconds , ceux-ci deviennent brusquement globuleux. Dans mon genre, au contraire, MELASOMES. 1Q les articles des antennes vont en se grossissant insensible- ment ; ils deviennent peu à peu moins cylindriques et plus globuleux , et ceux de l'extrémité sont même légèrement dilatés en dedans. Ainsi distingué des Blaps, le genre Pseudoblaps com- prend deux espèces que je crois nouvelles, et qui viennent du Bengale et de Ceylan. Pseudoblaps substriatus, Nob. (pi. 1 15, f. f ). Long de »! millimètres et large de 9 ; noir mat; tête petite, un peu échan- crée en avant , très finement ponctuée. Antennes de la lon- gueur du corselet, un peu velues au bout. Corselet un peu plus large que long , échancré en avant , avec les bords arrondis , un peu rétrécis en arrière , rebordes , et les quatre angles aigus. Ecusson très petit, triangulaire. Elytres presque pa- rallèles, un peu élargies en arrière, arrondies au bout, avec neuf stries longitudinales finement ponctuées et sépa- rées par des côtes plates peu marquées. Bords des élytres, qui embrassent l'abdomen vers le corselet, lisses. Dessous lisse ou à peine ponctué ; pattes de grandeur moyenne , simple. Du Bengale. Pseudoblaps curvipes , Nob. Long de 19 millimètres et large de 8. Tout noir ; un peu plus étroit que le précédent. Tête, corselet et antennes semblables. Côtes des élytres très saillantes , avec les stries qui les séparent formées par des séries de gros points enfoncés. Dessous presque lisse. Jambes antérieures courbées en dedans , ayant une forte échancrure en dessous. Les postérieures simplement cour- bées , avec la cuisse armée d'une faible dent en dessous et vers l'extrémité. Tarses antérieurs un peu dilatés. Cette espèce vient de Ceylan ; ne serait-ce pas le mâle de la pré- cédente? Ayant eu occasion d'observer deux insectes voisins des Blaps , et dont Eschscholtz a fait deux genres distincts dans son Zoologischer-Atlas , je crois devoir placer ici les figures et les descriptions détaillées que j'en ai faites ; car les figures 3o Cl. IX. Pl. ioi à 118. de l'ouvrage d'Eschscholtz laissent beaucoup à désirer, et manquent des détails caractéristiques , sans lesquels il est très difficile de déterminer bien rigoureusement les carac- tères d'un genre. Xjsta gravida , Eschscholtz , Zoologischer Atlas, ?. e ca- hier, p. 9 (pi. 1 16, f. i). Cet insecte est long de i5 milli- mètres et large de 7. Son corps est tout noir. Sa tète est moins large que le corselet, rétrécie en avant , avec les yeux étroits , réniformes et transverses. Le corselet est très légère- ment échancré en avant , arrondi sur les côtés , un peu rebordé , peu convexe et plus large vers la partie antérieure. Son bord postérieur est séparé des élytres par une petite distance sensible , et sa surface est lisse et peu luisante. L'écusson est visible, mais très petit, de forme triangulaire. Les élytres sont convexes , plus étroites en avant, très pen- chées en arrière et rétrécies tout à coup , comme pour former un vestige de la queue que l'on observe chez les Blaps. Leur largeur est à peine une fois et demie dans leur longueur. Elles sont lisses comme le corselet, peu luisantes , et l'on aperçoit à l'aide d'une loupe quelques séries peu marquées de petits points enfoncés. La carène du bord des élytres est placée en dessous , et n'est bien visible que vers leur partie antérieure ; elle se perd avec le bord de l'élytre avant d'arriver à son extrémité. Les pattes sont de longueur moyenne. Du Mexique. Nota. Le dernier article des antennes n'est point trans- verse ; ma figure est très exacte. Xjsta striata, Nob. Cette espèce nouvelle, qui vient de Tempico au Mexique , est très voisine de la précédente ; mais elle en diffère par la forme du corselet, celle des élytres , leur ponctuation , et par l'absence de la carène latérale que l'on voit chez la Xjsta gravida. Sa longueur est de i5 millimètres et sa largeur de 8. Tout son corps est d'un noir profond , peu luisant. La tête est lisse , plus étroite en avant. Le corselet est de forme carrée , faiblement échan- MÉLASOMES. 3l cré en avant, avec les côtés presque droits ou très peu arrondis : il est lisse et terne. L'écusson est petit, trans- versal , arrondi. Les élytres ont plus de trois fois la longueur du corselet ; elles sont de sa largeur à la base , s'élargissent ensuite , et leur plus grande largeur est à leur tiers posté- rieur, ce qui leur donne une forme un peu en poire ; leur extrémité se rétrécit brusquement en une sorte de vestige de queue. Ces élytres sont lisses , avec neuf ou dix stries de petits points enfoncés ; elles se replient en dessous pour embrasser les côtés de l'abdomen , sont arrondies , et n'offrent aucun vestige de carène latérale. Les pattes sont de forme ordinaire , les antérieures sont très courtes , les suivantes plus grandes , et les dernières encore plus longues et insérées à une distance notable entre elles. Du Mexique. Eleodes dentipes , Eschseholtz. Zoologisclier Atlas , 2 e ca- hier, p. 10, pi. 16, f. 4 (pL 1 x 7>fig- 0- Hest longde 22 mill. et large de 7. Cet insecte est entièrement noir. Sa tête est à peu près aussi longue que large , avec les yeux réniformes et placés transversalement. Le corselet est cordiforme , avec le bord antérieur légèrement sinué ; les côtés arrondis et un peu rebordés , et le bord postérieur appliqué contre les élytres, et recouvrant légèrement leur base , de sorte qu'il n'y a pas un petit espace entre ces deux parties. Sa surface est con- vexe , très finement ponctuée et peu luisante. Les élytres sont de la largeur du corselet à leur naissance; elles s'é- largissent jusqu'aux deux tiers de leur longueur, et se rétrécissent ensuite pour se terminer en pointe arrondie. Elles sont assez convexes, presque deux fois plus longues que larges , penchées en arrière , et on aperçoit sur leur sur- face des stries très fines formées par des séries de très petits points enfoncés : entre ces stries il y a d'autres points plus petits placés sans ordre. Les pattes sont longues comme celles des Blaps ; les cuisses antérieures ont en dedans une petite épine peu saillante. La femelle est plus large et moins effilée . 3u C. IX. Pt. 101 à 1 18. J'ai reçu du Chili un insecte trouvé sous les pierres à Co- quinibo , et qui a été rapporté par MM. Gay, Gaudichaud et Fontaine ; il avoisine le genre Platynotus de Fabricius , mais ses antennes sont moins grenues , avec les trois derniers arti- cles un peu plus gros , et les palpes sont beaucoup moins en hache. J'ai formé un nouveau genre avec cet insecte. G. Anihrasomus , Nob. Car. Chaperon échancré , labre très saillant, de la largeur du bord antérieur du chaperon , un peu moins long que large , échancré au bord antérieur ; lèvre inférieure beaucoup moins large que le dessous de la tête", avec une languette saillante , échancrée ; palpes maxil- laires allongés , avec le dernier article plus long que large , coupé obliquement au bout ; corps ovalaire , assez bombé ; pattes robustes , courtes, avec les jambes antérieures un peu plus larges et un peu aplaties ; corselet plus large que les élytres dans le mâle. Nous ne connaissons encore qu'une seule espèce de ce genre. Anthrasomus Chevrolatii, Nob. Long de 16 millimètres et large de 9. Cet insecte est tout noir, avec la tête petite , offrant un profond sillon trans verse entre les yeux. Les an- tennes sont de la longueur du corselet , peu grenues , com- posées d'articles un peu obconiques , avec les trois derniers un peu plus gros et ovalaires. Le corselet est lisse , presque deux fois plus large que long , peu échancré en avant , ar- rondi sur les côtés , avec ses quatre angles aigus. Les élytres des mâles sont moins larges que le corselet; celles, de la femelle l'égalent en largeur; elles sont lisses, avec des lignes longitudinales de points enfoncés qui les font paraître striées; les côtés des élytres qui embrassent l'abdomen sont rugueux. On trouve des individus plus ou moins bruns. J'ai donné dans l'Iconographie du Règne animal (Insectes , pi. 3o, fig. 2), la figure d'un Opatre nouveau. Opatrum elongatum , Nob. Cet insecte est long de 12 mil- limètres et large de 4 1/2; il est étroit, allongé , parallèle dans toute sa longueur, d'un brun jaunâtre , plus noirâtre MÉLASOMIiSt 33 en arrière ; sa tête est fortement rugueuse , velue , inégale , échancrée en avant. Le corselet est un peu plus large que long , profondément échancré en avant pour recevoir la tête, avec les quatre angles assez aigus et les côtés arrondis au milieu. Les bords latéraux sont relevés en gouttières larges ; son milieu est rugueux , inégal J velu. L'écusson est arrondi. Les élytres sont de la largeur du corselet, deux fois plus longues que larges , arrondies au bout ; elles ont chacune dix stries de points peu enfoncés , entre lesquels on aper- çoit deux séries de petits poils dirigés en arrière. Le dessous du corps et les pattes sont d'un gris jaunâtre. Du Bengale. Opatrum latipes , Nob. Cette espèce curieuse ressemble un peu à la description de Y Opatrum subterraneum de Fabricius ; mais elle en diffère par la couleur et par la taille. Mon individu est beaucoup plus grand ; il a 10 millimètres de longueur et 4 de large. Sa couleur est gris noirâtre terne. Sa tête est enfoncée dans une échancrure antérieure du corselet, grise, avec de fines granulations noires. Le corselet est plus large que long , avec les angles anté- rieurs et les côtés arrondis , le bord postérieur un peu lobé ; il est gris , avec de fines granulations noires comme à la tête. Les élytres sont allongées , fortement rugueuses , avec trois côtes assez prononcées vers la base, et effacées en arrière ; la côte du milieu s'avance même vers le corselet en une espèce de dent. Le dessous est entièrement gris. Les pattes sont.de grandeur moyenne. Les jambes antérieures sont aplaties , fortement dilatées en dehors et un peu creusées au côté interne. Cet insecte curieux vient du Bengale. On ne peut laisser avec les Ténébrions quelques espèces qui ont jusqu'ici été placées à tort dans ce genre. Ainsi, le Tenebrio gigas de Fabricius , et quelques autres , forment pour moi une nouvelle coupe, dont je vais exposer les principaux caractères. G. Nyctobatcs, Nob. Ces insectes se distinguent facilement des Tenebrio proprement dits , dont le type est le Tenebrio 34 Cl. IX. Pl. ioi à 118. molitor, par un labre, très saillant et arrondi , tandis qu'il est échancré et très peu avancé dans le Tenebrio molitor, par des antennes grossissant vers le bout, avec les derniers articles très comprimés ; tandis que dans les Tenebrio propres les antennes sont d'égale épaisseur jusqu'au bout, grenues , non comprimées. La forme de ces insectes diffère aussi beaucoup de celle des vrais Ténébrions. Le type du genre est le Tenebrio gigas de Fabricius , dont je donne les détails caractéristiques. Plusieurs autres espèces d'Amé- rique viennent s'y ranger facilement , ainsi qu'une espèce indienne encore inédite, dont la description suit. Nyctobates tibialis, Nob. Cet insecte est long de 1 8 milli- mètres et large de 7. Tout son corps est noir, terne. La tête est finement rugueuse , avec une petite élévation au-dessus de chaque œil. Le corselet est transversal , arrondi aux angles antérieurs et sur les côtés , avec les angles postérieurs un peu aigus ; il est finement ponctué , et offre un large sillon longitudinal au milieu , et une faible impression de chaque côté. L'écusson est petit, triangulaire. Les élytres sont plus larges que le corselet , arrondies sur les côtés et aux angles numéraux; elles ont chacune huit stries peu profondes, formées par des points enfoncés, et les faibles côtes qu'elles circonscrivent sont très finement ponctuées , vues à la loupe. Le dessous est presque lisse. Les pattes sont assez grandes ; les antérieures sont plus grandes , avec les jambes fortement courbées vers l'extrémité. Cette espèce vient du Bengale. MÉLASOMRS. 35 EXPLICATION DES PLANCHES. Pl. ioi. Fig. i. Physogaster mendocinus.'—* 2. Le même grossi et vu en dessous. — 3. Tête en dessous. — \. Tête en dessus. — 5. Lèvre inférieure. — 6. Palpe maxil- laire. <— 7. Antenne. Pl. 102. Fig. i. JVyctelia pilipes. Fig. 2. Nyctclia brunnipes. — 2. a. Tête grossie et vue en dessus. — 2. b. Mâchoire et palpe. — 2. c. Lèvre inférieure. — 2. d. L'un des palpes labiaux. — 2. e. Antenne. Fig. 3. Tête du JYyclelia discicollis. Grossie. — 3. a. Sa bouche en dessous. Pl. io3. Fig. 1. Gyriosomus Hoppei. Fig. 2. Tête du G. Luczotii. (C'est à tort qu'on a gravé cur- vilineala.) — 2. a. Sa bouche vue en dessous. Fig. 3. Gyriosomus lasvigatus. Pl. 104. Fig. 1. Nyctozoilus obesus. — a. Sa Tête grossie. — b. Sa bouche en dessous. — c. Mâchoire avec son palpe. * — d. Lèvre inférieure. Pl. io5. Fig. 1. Pvaocis cucullalus. Grossi, — t. a. Tête en dessous. — \. b. Tête en dessus. — 1. c. Mâchoire avec son palpe. — 1. d. Antenne. Fig. 2. Tête du Praocis nifipes. — 2. a. Bouche vue en dessous. Fig. 3. Praocis submetallicus . Fig. 4« Patte antérieure grossie du Praocis ursinus. Pl. 106. Fig. 1. Hegetercaraboides. Grossi du double. — 1. a. Tête grossie et en dessus. — 1. b. Bouche vue en des- sous. — 1. c. Mâchoire et son palpe. 1. d. Labre (caché sous le chaperon). — 1. e. Antenne. Fig. 2. Hegeter indicus. Pl. 107. Fig. 1. Salax Lacordairii. — a. Tête et corselet grossis et vus en dessus. — b. Tête en dessous. — c. Lèvre inférieure vue en dedans. — d. Labre ( caché sous le chaperon). — e. Mâchoire avec son palpe. — • f. Mandibule. — g. Extrémité du chaperon très grossie. — h, Jamh« antérieure. 36 Cl. IX. Pl. ioi à 118. Pl. 108. Fig. 1. Hylithus tentyrioides. Grossi. — a. Tête vue en dessus. — b. Tête vue en dessous. — c. Antenne. Pl. 109. Fig. 1.3. Melaphorus Reiçhii. — 1. a. Tête vue en dessus et grossie. — 1. b. Chaperon, labre et mandibules très grossis. — t . c. Tête vue en dessous. — 1 . d. Ex- trémité de la lèvre inférieure très grossie. — 1. e. Lan- guette et palpes labiaux (la languette cachée sous la lèvre). — i.f. Mâchoire et son palpe. — i . g-. An- tenne. — 1. h. Tarse antérieur. — 1. i. Tarse pos- térieur. Fig. 2. Tête grossie de YAkis reftexa. — 2. a. Sa bouche vue en dessous. Fig. 3. Tête grossie et vue en dessous de YElenophorus ame- ricanus. — 3. a. Son chaperon et le labre qui en déborde , grossis. Pl. \o§bis. Fig. i.i.Evaniosomus orbignyanus. — 3. Tête grossie et vue en dessus. — 4* Tête vue en dessous. — 5. An- tenne. Pl. 110. Fig. 1. Scotobius muricatus. 2. — chlatralus. 3. — pilularius. — 3. a. Tête grossie. — 3. b. Bou- che grossie. 4. — collaris. 5. — rugosulus. 6. — varicosus. 7. — tristis. 8. - — ovalis. Pl. m. Fig. 1. Oxura psammodioïdes. — 1. a. Sa bouche vue en dessous, mm %i é. Tête vue en dessus. — 1. c. An- tenne. Fig. 2. Psammodes longicomis. — 2. a. Sa bouche vue en dessus. — 2. b. Tête vue en dessous. — 2. c. An- tenne. Pl. 112. Fig. ». Acanthomerus gratilla. — 1. a. Sa tête vue en des- sus. — 1. b. Bouche en dessous. — t. c. Antenne. Fig. 2. Acanthomerus denlipes. 3 substriatus. 4. calcaratus. (C'est par erreur que la planche porte gibbosus.) 5. helopioïdes. 6. striatus. H* anomalus. BlÉlASOMBfl. 3^ Pi. ïi3. Fig. 1.. Heliofugus sulcatus. — a. Sa tête vue en dessous. — b. Tête en dessus. — c. Mandibule. — d. Lèvre in- férieure. — e. Mâchoire et son palpe. Pi. 1 1 4> Fig- !• Misolampus Goudotii. Fig. 2. Tête du Misolampus Hqffmanseggii. 3. La même vue en dessous. Pi. n5. Fig. 1. Pseudoblaps substriatus. — 2. Sa tête .vue en des- sus. — 3. Bouche en dessous. Fig. 4- Patte antérieure de Pseudoblaps curvipes. Pi. 116. Fig. 1. Xysta grauida. — 2. Sa tête vue en dessus. — 3. Bou- che en dessous. — 4- Antenne. — 5. Lèvre inférieure. — 6. Profil de ses élytres pour montrer la carène la- térale. Pl. 117. Fig. 1. Eleodes denlipes. — 2. Sa tête vue en dessus. — 3. Bouche en dessous. — 4. Antenne. — 5. Patte antérieure. —-6. Profil de ses élytres. — 7. Écusson. Pi. 118. Fig. t. Nyclobates tibialis. — 1. a. Sa tête en dessus. — 1. b. Tête en dessous. — 1. c. Antenne vue de côté. — 1 . d. Extrémité de l'antenne vue en dessus. — 1. e. Patte antérieure. — 1. f. Mâchoire. — i.g. Ses lobes très grossis. Fig. 2. Bouche du JYyctobates gigas. — 2. a. Tête vue en dessus. — 2. b. Mâchoire et son palpe. — 2. c. An- tenne vue de côté. — 2. d. Son extrémité vue en dessus. Fig. 3. Opatrum latipes. — 3. a. Sa jambe antérieure grossie. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ESPECES ET GENRES DECRITS ET MENTIONNES. L'astérisque indique une espèce ou un genre nouveau. Les caractère» italiques indiquent une synonymie. ACANTHOMERUS , page 21 Hrgeter, page 10 * anomalus, ^ caraboïdes , TO calcaratus, i3 indicus, 10 dentipes, '21 tagenioïdes , 10 gratilla , * helopioïdes, mamillatus , * striatus, 21 *4 22 2/ f * Heliofugus, impressus , * sulcatus. 2 7 27 * suhstriatus, 22 Leptonychus , 2 Adelostoma , l5 erodioïdes , 2 * Ammophorus , 25 * Melaphorcs, t3 * costatus, 26 * Reichii, i3 * peruvianus, 26 Misolampus , 27 28 * Anthrasomus, 32 * Goudotii, * Chevrolatii, 32 Hoffmanseggii , 27 Akis, i3 Nyctelia , 3 reflexa, i3 brunnipes , 3 Blaps , calcarata , 23 23 * crenicosta , discicollis , 5 4 ebenina, \ Elenophorus, i3 i3 erythropus , americanus , * macrocosta , î Eleodes, 3. * multicosta, dentipes, 3i * pilipes, 4 *EvANIOSOM€S , '4 * Nyctobates, 34 * orbignyanus, »4 * tibialis , 34 EuRYCHORA , i5 *Nyctozoïlus , 7 7 * Gyriosomus, 6 * obesus , Hoppei , 6 Nycterinus , 25 * impressus , 6 * lineatus , 7 Opatriim , 32 * laevigatus , 6 * elongatum, 32 Luczotii, 6 * latipes , 32 DES MELASOMES. OxURA , page 20 * substriatus, * psammodioïdes, 20 * Salax , setosa , 21 * Lacordairii , Pedinus, r> _ _ _ . 25 Scotobius, * chlatratus , FlMELIA, dentipes , gratilla , sericea , 2 22 21 3 * collaris, * Costa tu s , * muricatus , * ovalis , Physogaster, 2 * planicosta , mendocinus , 2 pilularius , * tomentosus , 3 * rugosulus, Praocis, 8 * substriatus, cucullata , 9 * tristis, dilaticollis , 9 9 varicosus , rufipes, * vulgaris , * submetallica , 9 TeiNEBRIO, ursina , 9 g>s as > * PSAMMETICUS, J 9 molitor, * coslatus , '9 Tentykia , * pilipes. x 9 Xysta , PSAMMODES, 20 gravida , longicornis , 20 * striata, * PsEUDOBLAPS , 28 Zophosis , # curvipes , 2 9 nodosa. 39 page 29 n i5 i5 M i5 18 *7 19 lé 18 :§ 33 33 33 i5 3o 3o 3o 3 3 FIN DE LA TABLE DES MELASOMES. K JOJ vw L hyso^aster meadocùuis, /.«<•<>,- . IX JÛ2 \^ i . Nyctelia milpes, ûu-onn ànOUpe*, Za/reitie . O/nt/it/ se IV- /icmont/ imj> IX jo3. 1 GvTlOSOma Ifopnet , (hier in . 2 , Carvi/f/tca/a , (ruer in . 3 1 £œu('«<'/ ui , N.RftnoftJ- tnond i/iip IX jo4- INvctozoïlilS oâesus, (r IrirauJ' j-o . N Âémo/uJ inift ]X #£u 1 Froacis CucuUatuf , Guérm/, 2 ru fin es , B*c Ajv A * Ùk . 3 .rrtbme/a/h'vri.r . CmA'ài d se itfj'i/iits . Crtierm Y.Rè*umd zmp IX loô ,/ 1 Rejeter (ara/>ou/e; «/ o 1 MelapllOTUS KeicAei ' , Guerin 2 JJétuiù Je tùtkù re/lara FaAr, O uB Je l'L'/eriop/ioru.r ,„/ u,i/> IX wç è& 4.b. Evainosoiims Orèwttyanus , £uâ*m Zflfi, run ,rr . JST.Jiïàtuwl isrip. ***? * IX heure ScotoDIUS Germar. 1 . S . Muricatits , (,'iœ'ri'n , 5 . S • Rza/osulus , Guérùù . 2 . S . CAktfraàts, (ruer m . 3 ■ S . Pi/alarias, Germa?. 4 • S • ÇoUaris , fourin . 6 ■ S • VartCOSUf , ûermar. H . S Tristis , (rurrin . 8 ■ S ■ Ova/Ù. ( hier if r. W Remond /////> kZflHN&H 1 .ObtUrà. psasmnodtoides. £uér/h . N '.JGrnmd unp. ^tftr IX 112 G . Ac an th ornera s i . A . ^ralii/a, Herhst . 2 . A . dentipef , IlerBst. 3. _ . SuSstrîaàtf, ÂwW , 4 — -fH&Ofhf, ûuérin. 5._ . heiopioides, Guéri*. 6. _ . strùzàùr , Guéri*. K. 7famo K nd imp IV sX Hellofao'US .rtt/at/us , Ci/en A ' Jii'r/wnd intp. //^ Misolampus Goudotzv fat*™ IX \i 1 i. C . ruûro -punctatus. . 2 .'C . ruèro ■ vàùiû/s . ru. W.Jtémond* imp. ('l.ASSE IX. Pi.. IOO. POU. pediculus. Linn. Latr. Règn. Anim. L'aspect hideux de ces animaux , le dégoût qu'ils nous inspirent, les maladies qu'ils nous causent, et la rapidité avec laquelle ils se propagent , sont sans doute les seules raisons qui ont jusqu'à présent empêché les entomologistes de s'en occuper d'une manière spéciale ; cependant ces ani- maux méritent autant l'attention du naturaliste, non par la beauté de leurs couleurs , mais par le progrès des ma- ladies particulières qui semblent les propager. Leur orga- nisation est encore peu connue. Swammerdam cependant le* a étudiés, et , malgré ses nombreuses dissections , il lui a été impassible de découvrir la distinction des sexes : ce qui lui a fait supposer que ces insectes étaient hermaphrodites. Leuwenhoek les étudia avec soin , et c'est à lui que nous sommes redevables de la distinction du mâle d'avec la femelle. Cet observateur a remarqué parmi ces animaux des individus pourvus d'organes générateurs mâles , et dont, je crois , il a donné des figures. On sait que les Poux vivent de sang : les uns se nourris- sent de celui de l'homme, les autres de celui des quadru- pèdes ; c'est avec une espèce d'aiguillon , que Leuwenhoek a remarqué être situé dans l'abdomen , qu'ils peuvent piquer. Il pense que c'est de la piqûre de cet aiguillon que provient cette grande démangeaison, si insupportable et si douloureuse pour les personnes qui ont le corps envahi par ces animaux ; l'introduction de leur trompe dans la chair ne produit pas ou presque pas de douleur. Ces insectes sont ovipares ; leurs œufs sont déposés sur les cheveux ; les petits en sortent au bout de cinq à six jours; après plusieurs mues, et au bout d'environ dix-huit jours, ils sont propres à la génération. On a remarqué qu'en six jours un Pou peut pondre cinquante œufs ; et des Ci. I. Pl. ioo. expériences ont prouvé que deux femelles peuvent avoir dix-huit mille petits en deux mois. Assistant un jour à la dissection d'un Phoque , je fus très surpris de voir les livres de cet animal couvertes d'une quantité innombrable d'insectes ; j'en pris plusieurs , et , rentré chez moi, je me mis à les étudier, et reconnus bientôt que ces animaux appartenaient au troisième ordre des insectes, les Parasites, Parasita, Latr. , Anoplura, Leach. Les personnes "qui se sont adonnées à cette étude savent combien est restreint le nombre des espèces qui composent le genre Pou : pensant être de quelque utilité à l'Entomologie, j'ai cru devoir décrire cette espèce, qui me paraît nouvelle ou non figurée. Pou du phoque. Pediculus phoeœ. Lucas. P. capite paululùm rotundato , parte anteriori rufo. 7'horace brevi y tubarculatoque striato. Abdomine ro- tundato . pi lis auratis induto. 1 Cette espèce est longue environ d'une ligne ; elle est re- marquable par la grosseur de son abdomen , qui est glo- buleux , et qui, au premier aspect, a beaucoup de res- semblance avec celui des Thé ridions (genre d'Aranéides). En effet , si l'on examine cet abdomen avec attention au microscope , on verra qu'il est bombé en dessus et de forme arrondie , composé de huit à neuf segments dis- tincts , dont les trois premiers sont très petits , tronqués à leur partie antérieure , surtout le premier segment , qui est recouvert par des poils bruns placés sur des tubercules rougeâtres. Les suivants , jusqu'à Pavant-dernier segment , sont à peu près de même grandeur que les autres; ils diffèrent tous du premier, d'abord parce qu'ils sont plus grands, et ensuite parce que les bords de ces anneaux Cl. I. Vl. ioo. sont hérissés de poils bruns très forts , semblables à des épines ; le dernier segment est sensiblement plus petit que les autres , et ses bords latéraux sont hérissés de poils un peu plus longs ; à l'extrémité de ce dernier segment , il existe un tubercule qui m'a semblé être un peu échancré ou partagé en deux parties ; le dessus de l'abdomen est recouvert par des poils dorés : ce qui, je crois, ne s'est jamais vu dans les autres espèces. Par la disposition des segments , les bords latéraux de l'abdomen sont échancrés ; le dessous est ferrugineux et hérissé de poils. Les pattes sont d'un rouge foncé , robustes , surtout les premiers articles. La première paire est la plus courte ; la seconde paire est un peu plus longue que la troisième ; ces pattes sont toutes munies d'un fort onglet , épais à sa partie antérieure et très acéré à son extrémité. La tête est ronde , terminée en pointe à sa partie anté- lieure. La surface de cette tête est couverte de tubercules rougeâtres; elle supporte deux antennes composées de cinq articles , dont les premiers sont gros et globuleux ; le dernier est-très petit, et terminé en pointe à sa base. Le thorax est court , tubercule et recouvert en grande partie par l'abdomen. J'ai remarqué que cet insecte se tenait sur les lèvres et près de la région nasale du phoque ; j'ai aussi cherche' sur les autres parties du corps de cet amphibie , espérant en rencontrer d'autres ; mais il m'a été impossible d'en trouver un seul. H. Lucas. 30 mais 1834. IX i wix Pedictilus phvcœ , £i A'./WW, » (P/a^UeJ /U m /#• m s Classe IX. Pl. in. CALL1THÉE. callithka. Boisduval. Le genre Callithea a été formé par M. Boisduval d'apiès l'indication donnée par Godard (Encyclopédie, page 32/1)., lors de la description de XàVanessa Callithea. Ce genre est remarquable par la forme des ailes , qui sont entières et arrondies. Les antennes sont très renflées , les massues plus courtes que chez les Vanesses et presque semblables à telles des Argynnes. Les espèces de ce genre rivalisent entre elles de beauté et de coloris ; le dessus des ailes est ordinairement d'un des - sin doux et tranquille , tandis que le dessous brille par la variété et la bigarrure des taches, qui sont presque carrées et disposées circulairement, parallèlement aux bords externes. - C. LEPRiEtsti. C. Lepricuvi. Feisthamel. C. alis roiundalis , suprà nigro-cyaneis; margine interno laie viridi- nitenti, posticis subtus viridi-nitentibus, octo maculis nigris ; basi anticarim posticarumque rubro. Les quatre ailes sont en dessus d'un beau noir de velours, chatoyant en bleu d'azur foncé , avec une bande terminale d'un vert glauque métallique , qui s'élargit et se courbe avant d'aboutir au bord costal des ailes supérieures. Le dessus des premières ailes est d'un noir violâtre, qui s'éclaircit et devient d'un lilas pâle en se rapprochant du bord interne; avec le sommet , la côte, et une partie du bord extérieur, du même vert qu'en dessus. Sur cette partie verte, on voit à l'extrémité une rangée de quatre points noirs , parallèles au bord intérieur. Le dessous des secondes ailes est entièrement d'un vert métallique , et traversé au milieu par une bande semi-cir- Cl. IX. Pi., 122. culaire de huit taches d'un beau noir de velours , placées entre deux lignes parallèles de la même couleur , et inter- rompue par les nervures, qui sont également noires. La base des quatre ailes est en outre marquée de plu- sieurs taches d'un rouge vif, dont une aux ailes supérieures et trois aux inférieures. Ces taches sont plus ou moins cer- nées de noir. Cette Callithea vole au plein soleil , et plane en cercle au dessus des arbres de moyenne hauteur qui bordent le Jary supérieur dans la Guyane centrale ; elle se repose ensuite à l'ombre sur les troncs des arbres suspendus en dessus des bords delà rivière , en relevant ses ailes l'une contre l'autre. On doit la découverte de cette jolie espèce à M. Leprieur, à qui je l'ai dédiée. Ce zélé voyageur en a pris plusieurs dans le mois de mai i833. Ses premiers états sont inconnus. Cette espèce, jointe à deux autres, compose la totalité de celles qui appartiennent à ce genre. L'une est la Vanessa Callithea, dont le nom devient celui du genre nouveau, et que nous proposons de nommer Callithea Godard, en mémoire de ce savant entomologiste ; l'autre est la Callithea Sapphira , publiée dans Hùbner ( Erster band ). ■ Ce n'est pas la seule espèce intéressante que M. Leprieur a rapportée. Une quantité de Coléoptères nouveaux , dont quelques-uns ont été dé- crits par M. Buqnet ; une collection d'Hémiptères et d'Hyménoptères ; une foule de Lépidoptères nouveaux, parmi lesquels sept à huit Héli- conies nouvelles , attestent les peines que ce naturaliste s'est données pour faire connaître l'Entomologie de l'intérieur de la Guyane. La collection qu'il rapportait a été ensevelie et est restée sous les eaux pendant douze heures , lors du naufrage du navire la Guyane , le 1 5 janvier i834, sur les cotes de Bretagne; mais je suis parvenu à remettre en état tous les Lépidoptères dont il a eu la bonté de me gra- ver, et ils pourront être décrits. B on Feisthamel. io janvier iod5. JX. Callithea Lép rlSUTl , Fêùt&amél. Lebrun .,;; N.iïémond imp Classe IX. Pl. â3. DYS1DE. dysides. Perlj. Dans le second fascicule du Delectus animalium ardai - lalorum quœ in itinere per Brasiliam colley erunt Spixct Martius , Perty a établi un nouveau genre de Coléoptères , sous le nom de Dysides. Ce genre est formé sur une seule espèce, qu'il nomme Djsides obscurus , en ajoutant à sa description les observations suivantes sur ses affinités : « De familiâ hujus generis adhuc dubito , cùm animalcu- lum notis nonnullis a Ptinioribus ( illius sectionis quae gê- nera articulis tribus ultimis.chlatratis comprehendit, nam altéra antennis filiformibus notis difïertadliucmajoris nio- menti ), recedit * et Cleris affine videtur , quare in termino quasi utriusque fainiliae situm est. » L'incertitude exprimée par Perty, et l'inexactitude dans l'affinité qu'il suppose à ce genre , m'ont fait penser que les entomologistes verraient avec intérêt la figure , accompagnée de détails , d'un insecte qui appartient à la collection de M. W. Hope , et qui paraît être parfaitement identique avec celui de Perty. Ils y verront que ce genre, au lieu d'avoir des rapports avec les Cleridœ , vient se ranger très près des Apate ( Bostvichus , Latr. Gen. Cr., etc. ), dont l'espèce type estT Apate capucina, et des Psoa. Laissant de côté la différence dans le nombre des articles des tarses , caractère qui , comme tous les autres , devient d'une importance secondaiie dans certains groupes, les Djsides se rapprochent des deux genres que nous venons de citer par la structure générale de leurs antennes et par le nombre de leurs articles , qui est moindre que celui que l'on regarde comme typique dans les Coléoptères. Dans les Psoa , les mandibules sont unidentées en dessous , à l'ex- trémité, et , dans les Apate , les mâchoires sont bilobées ; 1 Dans la Revue Enlomo logique de SiLbermann , tome i , page a65 , ce genre est indiqué comme étant très voisin des Anobium. Cl. IX. Pl. i^3. clans ce dernier genre , le corselet est très inégal. Les tarses, distinctement tétrainères , et les antennes , qui n'ont que neuf articles , serviront à distinguer les Dysides de ces deux genres ; ce dernier caractère démontre un rapprochement avec les Ptinidœ. C'est ainsi que les Térédyles et quelques Xylophages ont un point de contact, puisque plusieurs gen- res de ce dernier groupe, tels que les Hylurgus et les Scoly- taires sont en effet des Xylophages-Curculionkles , excepté les Platypus et les Tomicus ; tandis que les Cerjrlon , les ^emotoma , etc. , ont beaucoup de rapports avec les En- ts, etc. L'étude des larves des Apale , des Platypus , des Tomicus et àes'Psoa jetterait un grand jour sur l'arrange- ment naturel de tous ces groupes. Caractères génériques. Corpus elongatum, parallelum. Antcnnse brèves, g-articulatrc ' articulis 3-6 minimis, 7-9 magnisdila- (atis je). Labrum ciliatuin , trausversum (d)- Mandibuke corneee snb(rigonœ dentibns dnobus subapicabbus (a), Maxillœ lobis duobus, exteriori gracili (f). Palpi maxillares brèves , articulo secundo paulo longiori ( f ). Palpi labiales articulis iribus aequalibus, valde setosi (g). Tibiae simplices; tarsi oranes filiformes subcompressi , 5-articulati (A, i). Thorax supra inaequalis (a). D. obscur. D, obscurus. Perty,, lib. cit., tab. a-*, fig. \\. D. caslaneo fuscus, capite thoraeeque obscurioribus , an- tennis palliais , elytris lœvibus tenuissime punctatis. Long. 4 1/2 millim. ; larg. 3 millim. In Musseo Dom. Hope. Habitat in Brasilia , Martius etSpix. — In insula S'.-Vin- centii ? Dom. Guilding. J.-O. Westwood Hammersmilb , near London, i835. ' J'ai observé à la base du second article un rudiment d'article appa- rent • mais je ne le. crois pas distinct. IX D y SI à c s à&, r car us , JWty WZréœood del. . I . AWnorul v J. ,/>/' un .rc// /f> Classk IX. Pl. i v«4 MÉGAMÈRE. megamerus. Mac-Leay. Les caractères de ce genre ayant été donnés d'une ma- nière très détaillée par M. Mac-Leay dans YAppendix au Voyage du capitaine King, nous nous abstenons de les re- produire ici. Il est du reste fort remarquable en ce qu'il semble tenir tout à la fois des Prionus et desChrysomélines . Par son faciès, il ressemble beaucoup à un Longicorne , et il est probable que , malgré ses caractères de Chrysomélines, il vit dans le bois à la manière des Priones. Les cuisses postérieures sont renflées comme dans les Sugra. M. de Ring. M. Kiiigii. Mac-Leay. M. fuscus , mandibulis e x sertis , antennis longioribus ; thorace lœvi , convexe- , postice subcoarctato ; elytrisla- tioribus , castaneis , punciato~rugulosis. M. hrun, avec les mandibules saillantes et les antennes longues ; cor- selet lisse, convexe, un peu rétréci en arrière; élytres assez larges, d'un brun clair, irrégulièrement chagrinées. Mac-Leay, App. au Voy. du cap. King. Long. 1 1 lignes ; larg. 4 1/2 lignes. Ce bel insecte est d'un brun-marron , plus clair sur les élytres , comme le Prionus coriarius et la plupart des au- tres Prioniens. La tête est petite , rugueuse, avec les yeux saillants , arrondis , nullement échancrés ; les antennes sont longues , un peu plus courtes que le corps , composées de onze articles , dont le second est beaucoup plus court que les autres, qui sont à peu près égaux ; les mandibules sont saillantes, pointues et tranchantes ; les palpes sont grands, d'un brun-marron ; le labre est recouvert d'un duvet fauve abondant. Le corselet est lisse, convexe, un peu rétréci en Ci.. IX. Pl. \i\. arrière , presque cylindrique , un peu plus large que la tête, mais plus de moitié plus étroit que les élytres. L'écus- son est assez prononcé et velu . Les élytres sont presque car- rées antérieurement , avec l'angle humerai saillant, un peu arrondi ; elles sont arrondies à l'extrémité et un peu si - nuées sur les côtés ; leur surface est luisante , couverte de points et de petites rides qui se confondent. Le dessous du corps et les pattes sont bruns , recouverts d'un petit duvet grisâtre soyeux. Les cuisses postérieures sont très renflées , et présentent sur le milieu de leur côté interne une dent peu saillante ; les tarses sont spongieux et garnis de poils fauves. Décrit sur un individu unique qui nous paraît être une femelle , et qui a été pris dans le nord de la Nouvelle-Hol- lande par M. Cunningha ni. Boisduval. IX, Meramerus Ki/uju , JUackay Cr, assis IX. l'r,. MALLODÈRE. malloderes. Dupont. Tête petite, moins longue que large , entièrement velue. Yeux prodigieusement gros , très rapprochés à la partie supérieure de la tête , et presque réunis en dessous. Antennes médiocrement longues , de onze articles en scie , tous, moins le second , à peu près de même grandeur. Mandibules grêles , à peu près de la longueur de la tête , arquées et aiguës à leur extrémité , ayant une seule dent peu apparente à leur base. Palpes maxillaires assez longs , dépassant l'extrémité des mandibules ; leur dernier article déprimé et coupé carrément ; les labiaux presque moitié plus courts. Corselet à peu près aussi long que large , très laineux, ayant à ses angles antérieurs une forte épine recourbée postérieurement, laquelle est armée antérieurement de trois autres petites épines , graduellement plus pe- tites, à son bord antérieur. Écusson grand , velu , et arrondi postérieurement. Élytres longues, un peu plus larges dans leur milieu, fortement cha- grinées, ayant chacune trois ou quatre sillons très distincts , avec une fine épine à leur extrémité près de la suture. Pattes médiocrement longues , les deux premières paires à peu près de même grandeur ; les jambes postérieures seulement plus longues que les autres. Tarses assez grêles ; leur premier article plus long que les autres ; celui où le crochet s'articule , presque entièrement fendu. Tout le dessous du corps , principalement la poitrine , est velu de » même que les parties antérieures des cuisses. D'après la disposition méthodique qu'a donnée , dans son travail sur les Prioniens, M. Audinet-Serville (Annales de la Société Entomologique de France , tome I er , page 1^4), ce genre nouveau paraît devoir prendre place à la suite du genre Ancistrotus de cet auteur, dont le caractère princi- pal est d'être armé aux angles antérieurs du corselet de for- tes épines. J'ajouterai cependant que les antennes du genre que je décris sont bien différentes , et que leur troisième Cl. IX. Pl. ia5. article n'est pas, comme chez les genres voisins, le double au moins plus long que les autres. Le nouveau genre décrit par M. Lequien, dansle Magasin de Zoologie ( Classe IX , pl. 74 )» sous ^ e nom de Amal- lopodes , et qui est le sous-genre Acanthinodera de Hope ', offre aussi cette particularité d'antennes , dans le -troisième article , qui est égal en grandeur au suivant. Je placerai donc mon genre Malloderes , immédiatement après celui des Ancistrotus. * Mon Amallopodes scabrosus (Mac. de Zool., loc. cit. ) a été dé- crit par M. Hope , sous le nom de Prionus Cumingii ( Voy. Transact. de la Soc. Zool. de Londres, v. 1 , part. 11, p. io5, pl. XIV, fig. «.). M. Hope ajoute qu'on pourrait établir avec cette espèce un sous-genre sous le nom de Acanthinoclorus. Ma publication est du mois de novem- bre i833 ; le Mémoire de M. Hope a été communiqué le 28 mai i833 , mais n'a été publié qu'en 1 834* Le même insecte a été décrit le 121 mars i834 dans les Mémoires de l'Académie de Bonne (vol. xvi , suppl. , pag. 266 ; tab. xxxix , fig. 5), sous le nom de Prionus Mercurius , Eschscholtz in litt. , par MM. Eri- cbson et Burmeister, qui ont inséré dans ces Mémoires la description de quelques insectes rapportés pendant le voyage de Mayen. Cet insecte extraordinaire justifie l'empressement que les naturalistes ont mis à le faire connaître. Cependant cette circonstance de trois noms différents donnés au même insecte , à peu près à la même époque , doit servir de leçon à ceux qui veulent publier de nouvelles espèces , pour se mettre au courant de ce qui se publie sur la science , afin d'éviter ces doubles emplois, qui sont très fâcheux. Lequien. Cl. IX. ?l. 125. M. microcéphale. M. microcephalus. Dupont. M. castaneus , lana densa , dilute fulva , vestitus , tho- race utrinque hamo retrorsum arcuato , armato ; elytris pubescentibus parallelis. Long. 48 millim. ; larg. 17 millim. Tète couverte entièrement de poils fauves très épais ; mandibules et yeux noirs ; antennes brunâtres, avec les pre- miers articles très obscurs ; corselet , à l'exception des épi- nes dont les angles antérieurs sont armés, l'écusson, tout le dessous du corps et les parties antérieures des cuisses , d'un velu très épais et d'une belle couleur fauve ; élytres chagrinées , entièrement couvertes d'un fin duvet de même couleur, avec une fine bordure marginale noire ; anneaux de l'abdomen noirâtres , couverts d'un duvet beaucoup plus clair ; cuisses et pattes noirâtres ; tarses fauves, plus clairs en dessous qu'en dessus. Du Chili. — Ma collection. Dupont. i835. . ]X JVlalloderes rrucrocépfaaàis , IHtpom W ,,-ra/p A't'/ >l(>ll(t Irïtf) . ^V*ftj Classe IX. Pr.. \±6. LETTRE De M. Al. Lefebvre a M. Audlvet-Ser ville , Sur le Canopus Obtectus de Fabricius. (Amécourt près Gisors (Eure) , i er décembre i834«) Enfin , mon cher et digne ami, j'ai le plaisir de pouvoir éclaircir vos doutes sur cet Hémiptère qui tant de fois fut le but de vos recherches et qui cependant échappa jusqu'à présent à vos savantes investigations. Je veux parler de ce Canopus Obtectus de Fabricius qu'en vain depuis plusieurs années nous avions cherché à connaî- tre, et sur lequel plusieurs entomologistes étaient tombés dans des erreurs d'autant plus excusables que l'espèce typi- que de cet Hémiptère n'était en la possession de presque aucun de ceux qui, dans ces derniers temps , ont, par leurs travaux , été conduits à parler de ce genre. Chacun essayait , mais sans succès , d'adapter la description fabricienne à di- vers petits Scutellérites globuleux avec lesquels le Canopus a une certaine analogie. Plus scrupuleux observateur du texte de Fabricius , et rigoureux dans l'application de sa description générique , jusqu'à présent et avec raison vous vous étiez constamment refusé à ne vouloir point admettre comme espèce appartenant à ce genre celles que Leach et autres auteurs y avaient rapportées. Moi-même combattant votre opinion, je cédais à l'impulsion générale, et sans vos conseils, je n'aurais pas tenté les recherches que j'ai faites à ce sujet. Agréez-en ici l'hommage, comme une marque bien faible encore de ma gratitude, pour l'obligeance avec laquelle vous vous plaisez depuis si long-temps à me guider dans i835. i3 Cl. IX. Pi.. 126 l'étude de ces ordres d'insectes , si savamment classés par vous , et que vos travaux ont tirés de l'espèce d'abandon dans lequel les entomologistes ne les ont laissés que trop jusqu'à ce jour. Fabriciusa décrit, vous le savez, nombre d'insectes qui , par une fatalité inexplicable , ne se retrouvent plus en par- tie que dans ses collections , bien que la plupart d'entre eux soient originaires de pays explorés actuellement avec bien plus de soins qu'à l'époque où ce savant écrivait. De ce nombre est ce petit Scutellérite brésilien dont il fit son type unique du genre Canopus , et qu'il décrivit spé- cifiquement sous le nom à'Obtectus 1 . D'après sa description, le genre Canopus se rapproche assez * Extrait de Fabricius. Systema Rhyngotorum , page 127. 2 5. Canopus. Roslrum inflexum. Imagina gulne inserta. Labium brève , subulatum. Anlennœ brèves , approximatae , triarticulata;. 1 . Canopus Obtectus. Habitat in America Meridionali. Dom. Smidt. Mus. Dom. de Schestedt. Capitis Clyueus porrectus, corneus, rolundatus, vix emarginatus. Rostvum inflexum longitudine thoracis , sub capite inserlum. Pagina quadriarticulata : articulo primo brevi ; secundo longioii,incurvo; tertio breviori, cylindrieo; quarto aequali , subulato; gulae inserta Setas très, subulatae longitudine vaginae ; clypei emarginaturae insertae. Labium membranaceum brève , subulatum , rostri basin tegens. Anlennœ brèves, approximatae , triarticulatœ : articulo primo brevi , secundo longiori , cylindrieo, nltimo ovato, snberassiori ; sub capitis clypeo ad basin rostri inserta?. Animalculum singulare facie fere et magnitudine Coccinellae a-punc- talae, subrotundum, compressiusculum,atrum. Caput parvum, ovatum , insertum , vix e thoracis emarginatura prominens, oculis prominulis, lateralibus testacei. Antennes longitudine thoracis, inflexae, flavae , sub capite insertae. Thorax ater, nitidus , vix distinctus , antice late emargi- natus pro capitis insertione. Scuie/lum lotum corpus cingens , atrum, glabrum , laeve , immaculatum. Pedes flavi. Magnitudine maxime variât. Cr.. IX. ïk i^>. des Tetyra; aussi fut-ce toujours parmi les principales es- pèces de ce genre qu'on s'attacha à rechercher YObtectus , dont l'anatomie externe peu arrêtée et la grandeur très variable, selon l'entomologiste de Kiel , concourait encore à en rendre la recherche difficile. Dalman, il y a dix ans, éprouvant au sujet de cet in- secte les mêmes embarras dans lesquels nous nous trou- vions, voulut aider au texte de Fabricius dans ce qu'il pouvait laisser à désirer, et fit paraître dans ses Ephemerides Entomologicœ une description plus détaillée de cet Hé- miptère , dont il eut l'occasion d'étudier un individu unique dans la collection du savant professeur Schonherr « ; il donna bien des détails anatomiques , mais il en omit d'impor- 4 Extrait de Dalman. Ephemerides Enlomologicœ, page 33. De Canopo Obleclo Fabr. Insectum hoc ab 111. Fabricio descriptum *) postea vero vix ab ullo alio auctore observatum , in Museo Dom. Sciiôniierr examinandi occa- sio tandem mihi se prœbuit. Gum de hujus animalculi vcra nattira multa exstant dubia , idque a Tetyra non esse génère diversum pluies Ento- mologi putare videntur , descriptionem perfectiorem non supervacaneam fore arbitror. Genus a Tetyra rêvera esse distinctum mihi persuasum est. Scutellum multo majus , corpus omnino obtegens, fere ut in Celypho obleclo **) vel Cassida j'ornicata***), atque compressiusculum , ut ritejam mo- nuit Fabricius. Faciem fere Coccinelles bipustulalœ referre ohservavit 111. ille auctor j similius vero exemplum hujus forma* nobis offert Hjdro- philus gibbus 111. (Mag. I, p. 168), qui et facie et magnitudine Canopo haud absimilis videtur. Scutellum in Tctyris parvis, ex. gr. T. g/obo, pallipede, F'ahlii^ etc., supraanum est emarginatum, nec vero in Canopo. Spécimen e Brasilia misit Dom. Freyreis. Corpus semiglobosum , gibbum , subcompressum , glabrum , nitidum, subtusaliquantum concavum, totum nigrum, posteri us obsolète rufescens, antennis pedibusque flavis. Caput semicircularc , in emarginaturam thovacis ad oculos usque re- * Syst. Khyug. , p. 127. • Analccta Entom. , p. 32. *" Anal. Ent. , p. 82 , u. 85. Cl. IX., Pl. 126. tants • que le peu de conservation de ce seul individu ne lui permit pas d'étudier; de plus, il résolut négativement, mais avec doute , la présence des ocelles , question sur laquelle Fabricius se tait , et qui resta indécise. Malgré ces lacunes, indépendantes de la volonté de Dalman , il aida puissam- ment dans la recherche de ce genre presque ignoré, en éloignant les Canopus des Tetjra par un caractère distinctif et tranché ,pris dans l'écusson 3 , qui est beaucoup moins tractum , lœve , nitidum , nigvo-piceum. Rostri basis supra indicata tu- berculo parvo in margine orali. Rostrum flavmn , inflexum. Anlennae flavœ; in nostro specimine mutilatae. Oculi latérales } «at magni , nec vero adeo prominuli ut in Tetyris. Ocellos detegere nequeo. (Si adsint a thorace forte obteguntur.) Tho- rax brevis , transversus , a scutello non nisi linea obsolcta dislinctus , anlice valdë emarginatus , sinu caput fere lotiun recipiens , lateribus valde deflexus, immarginatus; lœvis , nitidus , impuni ta tus. Scutellum maximum , corpus obtegens , dorso laevissimum , versus îa- tera subtilissime sed sat conferte pnnctulaliim , relicta tamen utrinque pla^a hnmerali lœvissima , distincta , alae abbreviatae figuram referente. Pars scutelli posterior obsolète rufescens, et notata lineolis paucis sub- impressis, segmenta fere mentientibus, sed cum segmentis ventralibus minime conniventibus. Hae signaturœ vero omnes valde obsolète. Corpus snbtus concavum; thoracis scutcllique margo deflexus, et adeo cum corpore conjunctus , ut vix distinctus videatur , — nec mihi palet quo modo alas expandere possit insectum adeo obtectum. — - Pec- tus nigrum. Abdomen brève , rufescens , segmentis 6 conslans 1 , quorum anale minimum. Pedes graciles , flavo-lestacei , immaculati , tibiis omnibus muticis. Praeter characteres ab 111. Fabrtcio jam allatos a Tetyra itaque differt Canopus : corpore mullo gibbosiore , compressiusculo , sublus con- cavo y scutelli margine dependente ; ocellis nullis , pedibus muticis. Cum in nostro specimine antennae mutilatae sunt , ctunicum cxemplar perdere non volui examine anatomico, quo alarum et reliquarum partium structura accuratius exploreretur f iconem insccti imperfectam addere non convenit. 1 Comme la forme et le nombre des articles des antennes. * Tel qu'il l'entendait, ainsi que Fabricius. Plus bas on verra par quels motifs ce caractère porte à faux. Cl. IX. F*. 126. giand et échancré vers l'anus dans certains Tetyra , tan- dis que dans les Canopus il enveloppe totalement le corps et est entier à son extrémité anale. En outre, par la comparaison qu'il en fait avec les Tetyra de petite taille , tels que les T. globus t pallipes , Valhii , etc. , Dal- man donnait approximativement la taille du Canopus qu'il décrivait. Cependant son silence au sujet de la grandeur de la tête, dont Fabricius dit positivement caput parvum , et l'absence des ocelles , qu'il n'assure pas , donnèrent lieu à douter si Fabricius ne s'était pas trompé. Telle était récemment encore l'opinion de plusieurs ento- mologistes qui, n'ayant pas égard à cette dernière condition, à cette petitesse de la tête énoncée par Fabricius, à cette forme semi-circulaire que lui donne Dalman , croyaient pouvoir rapporter au G. Canopus des insectes à tête large et transversale , comme le Tetyra. sylphoides Fab. qui me fut envoyé dans cette supposition par un savant professeur hollandais. Depuis, dans l' Animal Kingdom , t. xv, pi. 92, on figu- ra un gros Scutellérite africain du pays des Fantéeset que Leach lui-même regardait comme un Canopus (auquel il donna le nom de Punctatus) malgré sa tête énorme presque aussi large que le corselet, et ses ocelles bien apparents fc Après lui, M. Delaporte , comte de Castelnau, dans son Essai d'une classification des Hémiptères , page ^3 , publié dans l'année i832 du Magasin de Zoologie , éta- * We hâve figured a species of scutellera from the Britisk Muséum , which doctor Leach considered to belong to the genus Canopus of Fabri- cius, which, Dalman says, differs from scutellera in having ihebody much more convex , concave underneath , with the edges of the scutellum ovcrhanging (he sides. The species is namrd by the above gentleman , Punctatus, It is dark bronze blaik , sprinklcd with red spots ; the legs rtddish: Uns species is from Fa ntee. (Animal kingdom. Insecta, tome XV, page 2^3.) Cf.. 1% Pl. \:>.G. blil son genre Platjcephala sur un Scutellérite qu'il croit originaire de l'Amérique du Nord (qu'il nomme Metallica) et qui présente, comme le Punctatus de Leach , une large tête munie d'ocelles. Il rapporte en outre , à ce genre le Scutellera Papua de Guérin (Voy. de Duperrey. Ins., pl. 1 1 et 6) et le Teljra Vahlii de Fabricius. ; Mais ensuite , d'après l'inspection de la planche de X Ani- mal Kingdom , il se reprend , et , dans une note , page 85* de ce même ouvrage , il se range de l'avis de Leach , sans s'arrêter au capul parvum de Fabricius, ni aux différences que Dalman signale entre le Tetyra Valilii et le Canopus, relativement à la forme de l'extrémité anale de l'ecusson , etc. Croyant, d'après l'opinion de Leach et le silence de Fabricius, que Dalinan avait mal vu en n'ayant pu décou- vrir les ocelles 2 , M. Delaporte détruit son nom générique de Platjcephala pour substituer celui de Canopus aux insectes de ce groupe. Il le confirme en y rangeant une nouvelle espèce du Brésil de grande taille , à large tête mu- nie d'ocelles, qu'il désigne sous le nom spécifique de Cocci- nelloides, et qu'il figure pl. 55, n° 5 du même ouvrage. 1 J'avais soupçonné que ce genre devait être très voisin de celui que j'ai appelé Plalycephala, et que c'était par erreur que M. Dalman avait indiqué chez ect insecte l'absence des ocelles. J'ai depuis été confirmé dans cette pensée par des planches de l'ouvrage anglais intitulé : ani- mal Kingdom, où est représenté (pl. 9a, fig. a), sous le nom de Cano- pus Punctatus (Leach), un insecte qui rentrerait dans le genre que j'ai cité au commencement de cette note. Le nom de Canopus doit donc être restitué à ce groupe en place de celui de Platycephala , que j'avais dans le doute proposé. J'ai figuré (pl. 55j une autre espèce qui doity ren- trer; je la crois du Brésil : elle est entièrement d'un brun jaune. On pour- rait lui donner le nom de Coccinelloid.es. Delaporte (Même ouvrage.) * Je ne connais pas le genre Canopus de Fabricius. Selon M. Dalman, il doit rentier dans cette famille. Il lui donne pour caractère principal de n'avoir pas d'ocelles. Il me paraît bien probable qu'en l'examinant plus attentivement, on lui en découvrirait. Je crois que cet insecte doit être voisin de mon genre Coptosoma. (Même ouvrage, p. 66.) Cl. IX. Pl. 126 Enfin, trompé naturellement par ces antécédents, M. Guérin , il y a fort peu de temps , représente également dans le Dictionnaire Pittoresque d'histoire naturelle, t. 1, pl. 72, un gros Scutellérite de Madagascar fort semblable aux deux précédents , et qu'il appelle Madagascariensis . Heureusement, je venais de recevoir un véritable Canopus, et il put rectifier cette erreur dans son texte, page 623. De ces faits il résulte que l'on s'égarait mutuellement sur la véritable structure du G. Canopus, et que, malgré la petitesse de sa tête énoncée par Fabricius , son silence sur les ocelles et le doute de Dalman sur l'existence de ces orga- nes, etc., on s'obstina constamment à signaler comme faisant partie de ce genre, qui semble jusqu'à présent exclusif au Bré- sil, des insectes d'autres pays , et munis d'une tête large et garnie d'ocelles , erreur qu'une simple figure au trait de la part de Dalman eût cependant évitée ! Il esta regretter que la crainte de donner un dessin incomplet l'ait retenu x . Vous voyez , mon bon ami , combien dans l'état actuel de la science il est indispensable , du moins pour les caractères génériques , d'aider par le dessin à la meilleure description que chacun rédige à sa manière , en termes qu'il pense être pour les autres aussi clairs, aussi précis, qu'ils le sont pour lui , et que cependant de la meilleure foi on peut interpréter différemment. Sans ce précieux secours , je pense qu'il est de toute impossibilité de se faire comprendre aujourd'hui d'une ma- nière qui ne laisse aucuns doutes, et , sans le dessin , l'en- tomologie ne saurait maintenant être étudiée avec promp- titude et facilité. Telle est la lacune que se propose de combler mon bon ami, M. Percheron, dans la publication qu'il commence 1 Cùm in nostro speciminc , antennee mutilaUe sunt, et unicum exem- ptai" perdeve non volui examine anatomico, quo alarum et reliquarum partium structura accuralius cxplorerelur , iconem insceti imperfeciam adderenon convenit. (Dalman. Même ouvrage, p. 36.) Cl. IX. Pi,. 126. avec M.^Guérin » et dont l'utilité incontestable et l'exécu- tion supérieure leur présagent un succès assuré. Mais revenons à notre Canopus, dont je dois vous conti- nuer l'histoire. Nombre de fois, pour nie procurer ce genre, je m'étais adressé, mais sans succès, à divers entomologistes étran- gers : les uns le méconnaissaient, les autres me renvoyaient aux Tetjra. Latreille lui-même, peu de temps avant sa fin, me témoignait combien il doutait de la réalité de ce genre qui lui avait constamment échappé ; il n'en parla même que d'après Dalman». Je perdais tout espoir, lorsque M. Schon- herr eut la bonté de me promettre de me communiquer l'individu même du G. Canopus étudié par Dalman. Notre ami commun, M. Chevrolat, partant l'été dernier pour consulter les collections fabriciennes du Nord de l'Eu- rope , me promit de s'occuper de me découvrir cet insecte, et de me le rapporter , soit en nature, soit en dessin. M. Westermann, ayant connu par lui l'objet de mes recher- ches , s'empressa de lui remettre pour moi deux Canopus du Brésil qui me parvinrent enfin en même temps que je recevais de M. Schbnherr l'unique exemplaire également brésilien qu'il possédait. Je me rappelle avec plaisir la sagacité avec laquelle vous reconnûtes cet insecte , lorsque je l'offris inopinément à vo- tre vue, mêlé, avec intention de ma part, avec d'autres Hé- miptères, que je soumettais à votre jugement. Ce tact si sûr que notre vénérable maître possédait à un si ' Gênera des Insectes 0.1 Exposition détaillée de tous les caractères propres à chacun des genres de cette classe d'animaux. Paris » i83|. Méqnignon-Marvis. * Suivant Dalman ( Ephem. Ent. 1.), le genre Canopus de Fabricius diffère du genre Tctyra par les caractères suivants : Corps beaucoup plus renflé , un peu comprimé , concave en dessous , avec les bords de l'ecusson pendants sur les côtés ; point d'yeux lisses ; pieds nautiques. ( Latreille, Cuvier, Règne animal. 1839. T 3, p. ig3. ) Cl. IX. Pl. 126. haut point et qui vous distingue si éminemment pour tous les ordres , vous préserva du piège que je tendais à votre sa- voir, et , dans votre amitié , dans !e plaisir que vous eûtes à voir enfin cet insecte tant désiré , je trouvai un aimable par- don de cette malicieuse épreuve. Un seul coup d'œil suffit pour nous faire découvrir l'erreur dans laquelle l'opinion de Leach avait successivement entraîné les autres auteurs , et nous prouver la vérité de la descrip- tion du grand entomologiste de Kiel et de Dalman. Le cap ut pa/vum et V absence des ocelles , joints à une forme tout-à-fait différente , signalent en effet ce curieux Hémiptère que je n'hésitai pas un instant à sacrifier, pour en anatomiser les diverses parties. Mais l'état de vétusté et de mutilation de ces trois indivi- dus ne me permettaient d'en reconnaître ni les pattes ni les antennes. Sollicité de nouveau par moi , M. Westermann eut encore l'extrême bonté de m'envoyer un autre Cano- pus très intact, dans lequel, à ma grande surprise, je trouvai des antennes à quatre articles, etc. 1 . Quant aux parties internes , l'état de dessiccation de ces insectes ne me permit pas de me livrer , comme je le desi- rais , à leur anatomie j mais , malgré mes soins , je ne re- connus dans ces quatre individus aucune trace ni d'ailes, ni d'élytre. Plus bas vous verrez comment je me rends compte de leur absence. J'hésitai si je n'attendrais pas encore qu'un de ces insectes plus frais et nouvellement pris me permît de l'étudier plus • 1 Fahricius s'est donc trompé ou n'aurait établi son genre que sur un individu incomplet, en ne donnant que trois articles aux antennes du Canopus. Dalman . n'ayant vu qu'un individu mutilé, n'avait pu relever cette erreur. Celle de Leach, de M. Delaporte était encore plus mani- feste, puisque rangeant dans ce genre des insectes qui ne lui apparte- naient pas , ils pensaient que les Canopus devaient avoir cinq articles antennaires. Enfin M. Burmeister seul a parfaitement vu les antennes , puisqu'il les dit composées de quatre articles, bien que ce savant profes- seur ne donne pas toui-à-fait au premier la forme qu'il a réellement. Ci.. IX. Pi.. 126. complètement ; mais appréhendant de rester encore bien des années dans cette indécision , je pensai qu'il ne serait pas inutile de relever d'abord l'erreur dans laquelle on était, et de donner l'anatomie externe de ce genre , quitte à la com- pléter plus tard par de nouvelles observations. Qu'il me soit permis d'adresser ici tous mes remercîments à M. Cbevrolat, ainsi qu'à ces savants entomologistes qui mi- rent tant d'empressement et d'obligeance à m'aider dans mes recherches, et si d'autres, dans leurs bienveillantes commu- nications, furent moins heureux que MM. Schonherr et Westermann , je ne leur en dois pas moins de reconnaissance pour le désir qu'ils ont si vivement témoigné de m'être utile. Pour donner plus d'intelligence à la description de ce genre , je crois bien faire de mettre en regard l'opinion de Fabricius et de Dalman sur les diverses parties que je vais passer successivement en revue ; et, pour éviter dou- ble emploi , je confondrai les caractères spécifiques avec les génériques. Il sera facile d'éliminer les premiers , qui sont très minimes, lorsqu'il s'agira de reconnaître une au- tre espèce que YObtectus qui sert ici de type. D'après M . Burmeister , il y aurait deux espèces de Canopus. Un des quatre individusque j'ai eus entre les mains m'a bien semblé, par sa petite taille surtout, devoir constituer une espèce distincte; mais son peu de conservation ne me per- met d'avancer ici aucune opinion à ce sujet , d'autant plus que , comme les trois autres individus, il est entièrement brun, avec les jambes et les antennes fauves , comme Y Ob' tectus , et Fabricius assurant qu'il varie beaucoup pour la taille — magnitudine maxime variât — je ne puis vrai- ment me prononcer à ce sujet avec quelque certitude. Si plus tard d'autres observations me mettent à même de reconnaître que ce petit individu est vraiment une espèce différente de YObleclus, je proposerai de l'appeler IV ester- mannii , du nom du savant et aimable entomologiste qui a bien voulu me l'envoyer. Cl. IX. Pl. ici6. Grandeur. (Fabricius.) Sur les quatre individus que j'ai Magnitudine Coccinellœ Bi- vus, pas un n'est de grandeur sem- punctatee. blâble. Le plus grand a 5 millim. de Magnitudinc maxime variât. long; le plus petit , que je croirais être une autre espèce , n'a que 3 (Dalman.) millim. Similius vero exemplum hujus formse nobis offert Hydrophilus Gibbus ( Mag. i, p. 168 ), qui et" facie elmagnitudine Canopo haud absimilis videtur. Patrie. (Fabricius. ) Brésil. Habitat in America meridionali. Dom. Smidt. mus, Dom. deSehes- tedt. ( Dalman. ) Spécimen e Brasilia misit Dom. Freyreis. Forme générale. (Ellipsoïde.) En dessus. (Fabricius.) Très gibbeux , d'un brun obs- Animatculum singulare facie fere cur. et magnitudine Coccinellœ Bi- punctalœ, subrotundum, compres- siusculum, atrum. ( Dalman. ) Corpus semiglobosum gibbum, subcompressum glabrum nitiduin , subtus aliquantum concavum , to- tum nigrum, posterius obsolète rufescens. En dessous. (Dalman.) Concave, et le paraissant encore Corpus subtus concavum ; tho- davantage par les bords du corse- racis scutelliquc margodeflexus , et let qui saillent fortement de cha- Cl. IX. Pt. atîco cum corpore conjunctus , ut vix distinctus videalur, nec mllii patet quo modo alas expandere possit insectum adeo obtectum. cun des côtés qu'ils dépriment , de manière à lui donner un contour ovalaire dont la partie inférieure de l'abdomen serait la plus large. Les parties supérieure et infé- rieure du corps, intimement jointes ensemble par leurs bords, sont sou- dées vers la partie abdominale. Tête. (Fig. 6.) ( Fabricius. ) Capilis çlypeus, porrectus cor- neus, rotundus, vix emarginatus. Caput parvum ovalum insertum, vix è thoracis emarginatura promi- nens. (Dalman. ) Caput semicirculare , in emargi- naturam thoracis ad oculos usque retraclum , laeve , nitidum , nigro- piceum. Rostri basis suprà indicata tu- berculo parvo in inargine orali. (Fabricios.) Labiurn membranaceum , brève, subulalum, rostri basin legens. Posée verticalement, petite, ova- laire et assez large à sa partie an- térieure. Enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet dont elle n'atteint pas la longueur, et qui est fortement échancré pour la recevoir. L'insertion du suçoir, très sentie en-dessus à partir de la hauteur des yeux jusqu'à sa partie inférieure , et formant une gibbosité en forme de nez aplati , qui dépasse un peu le bord inférieur de la tête. Yeux. ( Fabricids.) Oculis prominulis, lateribus tes- tacei. ( Dalman. ) Oculi latérales, sat magni, nec vero adeo prominuli ut in Tety- ris. Gros , ovales, placés vers le sommet de la tête , dont ils dépas- sent le contour par leur saillie. Ocelles. (Fabricius. ) Nota. Fabricius a volontiers l'habitude de ne parler que des dé- tails anatomiques qu'il aperçoit , et son silence sur les ocelles me ferait croire qu'il n'en a pas vu. S'il eût remarqué leur présence , Nuls. Cl. IX. Pl. 126. il n'eût pas manqué d'en parler, comme il l'a fait pour les genres qui en sont pourvus. ( Dalman.) Ocellos detegere nequeo ( si ad- sint, a thorace forte obtegunlur). Antennes. (Fig. 10.) (Fabricius.) Antenna? brèves, approximatse , triarticulatœ, longiludine thoracis, inflexœ, flavœ, subcapite inscrtas. Articulo i° brevi , a° longiori , cylindrico;, ullimo ovato, subcras- siori ; sub capitis clypeo ad basin rostrî insertae. ( Dalman.) Antenna: flavœ j in nostro speci- mine rnutilutas. '( BuRMBISTKR ) (fig. e). À quatre articles. Dans les Canopus , genre très caractérisé dont je connais deux espèces , tous les articles des an- tennes ont une forme ovalaire , al- longea ; ils sont de grandeur assez égale : le dernier seulement est un peu plus long et effilé. Extr. de la Revue Ent. de Sil- bermann , n" 7, page 21 , fig. 19. Un peu plus longues que la tête vues en-dessous, placées plus près des yeux que du rostre: à quatre articles. Le premier , le plus long de tous , mince , légèrement courbe en dehors à sa partie inférieure vers la base. Le deuxième, visiblement moins grand que le dernier, et d'un quart moins long que le premier , ova- laire. Le troisième, de la longueur du deuxième, plus ovalaire et plus gros. Le quatrième , plus long que le troisième , presque aussi gros que lui , et terminé en pointe mousse. Entièrement d'un fauve pâle. Suçoir. (Fig. 8 et 9.) (Fabricius. ) Rostrum , inflcxum, longitudine thoracis , sub capite insertum. Pagina-, quadriarticulata, arti- culo primo brevi; secundo longiori, incurvo ; tertio breviori , cylindri- co ; quarto sequali , subulato ; gu- ise inserta. Setœ , très , subulatae , longitu- dine vaginae ; clypei emarginaturae insertae. ( Dalman. ) Rostrum flavum inflexum. Dépassant les pattes postérieu- res (fig. a) , très légèrement courbe. A quatre articles, dont le deuxième est le plus grand de tous. Le premier moins grand que le deuxième. Le deuxième , le plus grand des quatre , recourbé en dedans , et un peu plus gros vers son extrémité. Le troisième et le quatrième , égaux entre eux • ensemble , un peu plus longs que le deuxième. De couleur fauve pâle. Cl. IX. Pl Corselet. ( Fig. 3. a.) (Fabricius.) Ater, nitidus, vix dislinctus, an- tice laie emarginatus pro capitis insertione. ( Dalman. ) Thorax brevis, transversus.a scu- tello non nisi linea obsoleta dis- tinclus, antice valdè emarginatus, sinii caput fere totum rccipiens , lateribus valdè reflexus, immargina- tus ; laevis , nitidus , impunctatus. Occupant un peu moins du quart de la longueur du corps. Indiqué par une seule ligne un peu coudée en avant sur les parties latérales (fig. 3)< très échancré à la partie antérieure pour recevoir la tête. Arrondi et pendant sur les côtés, principalement à leur partie anté- rieure. D'un brun obscur. Êly très- Aile s. Tacet. Tactt. ( Fabricius.) ( Dalman. ) ( Dalman. ) ... relicta tamcn utrinque plaga hu- merali laevissima , distincla , alae abbreviatae figuram referente. Nulles. Du moins je n'ai pu en reconnaître sous la carapace aucun vestige, et à l'extérieur , comme aux Sçutellérites voisins, je n'ai pu voir à la place qu'occuperait leur origine l'articulation scapulaire, qui néanmoins s'aperçoit toujours extérieurement , soit dans les indi- vidus parfaits , soit dans ceux à état de nymphe. Au lieu de ces organes atrophiés, sur chacun des côtés au-delà du corselet , est un sillon appuyé sur le bord , dirigé en se recourbant vers la tète , et présentant assez la forme , comme le dit Dalman , d'un moignon d'élytreatrophié(fig. 3.b*.J Comme j'aurai l'occasion de le dire plus bas , je pense que ces im- pressions , tant par leur forme que par la place qu'elles occupent , ne sauraient être autre chose que les élytres atrophiées dont la forme est seulement accusée au dehors. Poitrine. ( Dalman. ) Pectus nigrum. Concave surtout sur les côtés. L'insertion des pattes y formant au centre de fortes élévations par suite Ci.. IX. Pl. 126. de la continuité desquelles la poi- trine est plus élevée vers son mi lieu. De couleur brune. Pattes. Fabricius. ) Pedes fla*i. ( Dalman. ) Pedes graciles , flavo - lestacei immaculati , tibiis omnibus mu- ticis. Tarses. Cuisses et jambes de grandeur égale , mutiques , d'un fauve pâle (fig. n), ainsi que les tarses. (Fabricius et Dalman. ) Tacent. Tarse presque aussi long que la jambe. A trois articles (fig. 12). Le premier (fig. 12-1), aussilong que le troisième , mince à sa base , recevant le deuxième dans une éebancrure pratiquée à sa partie supérieure , et le recouvrant infé- rieurement. Le deuxième (fig. 12-2), très pe- tit , à peine visible , ne paraissant que comme un triangle , engagé dans le premier , qui ne laisse à découvert que sa partie supérieure. Le troisième (fig. 12-3), le plus gros et le plus grand de tous ; cour- bé et arrondi en dessus , fortement arrondi à son extrémité supérieure; méplat en dessous dans toute sa longueur , terminé par deux cro- chets séparés à leur base. Ecusson. (Fig. 3. b.) (Fabricius. ) Scutellum totum corpus , cin- gens, atrum,glabrum, lœve, imma- culatum. ( Dalman. ) Scutellum, maximum corpus ob- tegens , dorso lœvissimum , versus Iaterasubtilissimè sed sat conferte Grand, très courbé, enveloppant le corps dont il occupe plus du tiers, et laissant à découvert postérieure- ment une partie de l'abdomen, équivalant environ à moins du tiers de la longueur totale du corps. Ré- fléchi sur ces cotés latéraux , où s'observent les traces des rudi- Cl. IX. Pl. ij6. punctulatum , relicta tamen «trin- que plaga humerali lœvissima, dis- tincta alae abbreviatae figuram refe- rente. Pars scutelli posterior obsolète rufescens , et notata lineolis pau- cis subimpressis , segmenta fere mentientibus , sed cura segruentis ventralibus minime connivenlibus. ( Dalman. ) Scutellum in Tetyris parvis ex. gr. T. Globo , PaÙipede , Pah- lii, etc.; supvà anum est emargi- natum , nec vero in Canopo. ments d'élytres dont j'ai parlé plus baut. Séparé du corselet et de l'ab- domen par une ligne enfoncée , peu apparente , et qui par la con- nexifé de ces pièces ne permet pas de croire à l'existence entre elles du moindre ligament , mais au con- traire à penser qu'elles sont inti- mement soudées l'une à l'autre. Il est finement ponctué sur les côtés. Ici je ne puis plus être d'accord avec Fabricius et Dalman , puisque je n'entends pas l'écusson comme ils l'ont compris. Ainsi , le carac- tère que Dalman lui assigne, comme distinclif des Telyra , se trouve- rait donc annulé , puisque cette extrémité de l'écusson ne serait au- tre que le dernier segment de l'abdomen , qui est entier comme dans les Tetjra. Abdomen, En dessus. (Dalman. ) Abdomen, brève , rufescens, seg- mentis sex constans, quorum anale minimum. Nota. Dalman ne parle que du dessous , ayant pris toute la partie supérieure pour la continuation de l'écusson. (Dalman. Voirid. à l'écusson.) Ha? signature vero omnes valdè obsoletae. Occupant environ un peu moins du tiers de la longueur du corps. Très bombé , faisant suite à l'écusson, duquel il n'est séparé que par un sillon aussi peu apparent que celui qui sépare le corselet de l'écusson. Il présente trois segments , distingués par un trait peu visi- ble , oblitéré sur les côtés, mais plus senti sur la partie supérieure et sur le bord latéral. Sur chacun des traits de séparation , une paire de gibbosités excavées ( fig. 3. c*. d*. e*. ) , placées de chaque côté comme il suit : La première paire , un peu au- dessus du niveau de l'empreinte des élytres ; La seconde , plus haut que la première ; La troisième , plus bas que la première et plus près du bord. Comme le dit Dalman , ces seg- Cl. IX. Pt. iî6. ments sont faiblement indiqués, et leur oblitération sur les côtés em- pêche de croire qu'ils soient suscep- tibles de se mouvoir ; mais je m'é- tonne que les gibbosités excavées lui aient échappé, puisqu'elles sont au moins aussi visibles que les sil- lons sur lesquels elles sont placées. En dessous. A six segments. Concave, et le paraissant davantage h cause des bords du dessus , qui le dépassent de tous côtés. Dessus et dessous de même cou- leur que le reste du corps. En signalant ces traces de rudiments d'élytres , et ces gibbosités excavées placées sur l'abdomen , je me trouve nécessairement amené à une question que fait naître leur présence visible au dehors , et qui , jusqu'à ce jour, n'avait été soulevée ni par Fabricius , ni par Dalman , puisque ce caractère organique avait échappé aux investigations de ces deux auteurs dans les Canopus. Cet insecte est-il à état parfait ou à celui de nymphe? La présence à l'extérieur de ces gibbosités excavées (comme dans les Scutellérites à état imparfait) m'empêche d'ad- mettre que cet Hémiptère soit arrivé à sa dernière méta- morphose, autrement, comme à tout Scutellérite parfait, ce caractère se trouverait caché par l'écusson. En second lieu, point d'élytres ni d'ailes, comme dans les nymphes des insectes de cet ordre où leur présence est seulement indiquée par des moignons plus ou moins atro- phiés. Et ces moignons ici doivent , ce me semble avec quelque raison , se reconnaître au Canopus dans ces deux sillons la- téraux semi- circulaires dont Dalman parla le premier, comme nous l'avons vu plus haut, et qu'il dit représenter assez l'image des rudiments de ces organes . i835. i4 Cl. IX. Pl. 12G. En effet , en examinant les nymphes de divers Scutellé- rites , on reconnaîtra facilement l'identité de position et de forme entre ces dépressions latérales du Canopus et le con- tour externe que présentent les moignons d'élytres dans ces Hémiptères à leur état imparfait; pour moi, je ne saurais leur donner une autre cause , m'en expliquer autrement la présence. Or, dans les quatre individus que j'ai exami- nés , d'une part je trouve à l'extérieur des gibbosités exca- vées à découvert , comme aux nymphes; d'une autre, loin de reconnaître la moindre articulation scapulaire qui décèle toujours la présence des élytres et des ailes dans les indivi- dus parfaits des genres voisins , je n'aperçois , comme dans les nymphes , que des traces , et encore imparfaites , de rudi- ments de ces organes du vol. Le Canopus n'est donc pas un insecte à état parfait , ou ayant atteint sa dernière métamorphose. Maintenant y parvient-il ordinairement ? Je serais tenté de croire que non, par les motifs suivants. Rien ne s'oppose d'abord à admettre cette opinion , les Hémiptères et les Orthoptères nous offrent maints exemples d'insectes qui n'atteignent que fort rarement ou jamais l'état normal que nous leur voulons voir pour les considérer comme parfaits , et dont l'imperfection n'est cependant pas un obstacle à la reproduction de leur espèce. Lorsqu'un insecte peut perpétuer sa race , je le pense arrivé à son der- nier période de perfection , et le plus ou le moins de déve- loppement dans tel ou tel organe alors atrophié , n'est nul- lement essentiel et devient pour moi purement accessoire , ces organes pouvant , selon des circonstances à nous encore inconnues , prendre un développement qui à lui seul ne constitue pas , comme on le voit, Y état parfait. Maintenant , quant à la présence des élytres et des ailes , si nous considérons la conformation particulière du corselet et de l'écusson du Canopus , chez lequel ces deux parties sont singulièrement pendantes sur les côtés, on concevra Ci.. IX. Pi,, ufj. difficilement comment élytres et ailes pourraient trouver passage , se mouvoir et prendre une position horizontale dans le vol, empêchées comme elles le seraient par une orga- nisation aussi réfléchie dans les bords latéraux de l'écusson. Dalman avait compris cette difficulté lorsqu'il dit au sujet de ce dernier — nec mihi patet quo modo alas expandere possit insectum adeo obtectum. — Or, si ces organes loco- moteurs devenaient inutiles à l'insecte par cause de sa con- formation , la nature , conséquente dans tout ce qu'elle fait, en l'en privant totalement et en se contentant d'en indiquer la place par un simple sillon, n'aurait donc agi qu'avec une raison que nous ne saurions trop admirer. Elle aurait , pour ainsi dire , voulu faire faire acte de présence à ces organes à la place qu'ils devaient occuper, puisqu'elle les avait con- damnés à l'immobilité, et indiquer ainsi, par leur image, un des chaînons qui rattache cet insecte à ceux de sa divi- sion naturelle. Si nous examinons la carapace qui constitue la partie su- périeure de l'insecte , nous la trouvons d'une seule pièce ; ses diverses parties n'y sont indiquées que par un seul trait , une simple dépression linéaire, oblitérée même à certains endroits, qui ne permet pas de croire au moindre ligament qui les unisse et laisse à chacune d'elles le moindre mouve- ment partiel, comme dans les autres Hémiptères. Maintenant , pourquoi cet abdomen aurait-il la dureté des autres parties tégumentaires , état solide que les nym- phes d'Hémiptères ne présentent pas? Pourquoi serait-il par sa structure totalement identique avec l'écusson , s'il n'était destiné à rester toujours exposé à l'action de l'air? Bien plus , poursuivant son système , la nature refuse à ces segments surabdominaux ce mouvement facile qu'on leur connaît ; ils sont dans le Canopus , ainsi que les autres . parties avec lesquelles ils font un seul tout , soudés entre eux et dénués de tout mouvement. Or, corselet , écusson , moi- gnons d'élytres , segments surabdominaux , ne sont indiqué* Cl. IX. Pl. 126. que par de simples lignes , tout est soudé et ne forme qu'une carapace testudinaire qui ne laisse aucun interstice et de- vient pour le Canopus un bouclier sous lequel, en se blottis- sant, il peut délier l'aiguillon meurtrier d'un ennemi propor- tionné à sa petite taille. Telles sont les raisons, appuyées sur des faits anatomiques externes, qui me font croire que le Canopus est un de ces êtres qui doivent rester dans cet état de perfection impar- faite, qu'ils doivent garder toujours ou dont ils ne sortent que dans des cas très rares , comme nous en trouvons l'exemple dans certains Hémiptères , tels que le Ljgœus Apterus, etc. Voici à mon avis la meilleure manière de se rendre compte de cette conformation particulière jusqu'à ce qu'une anatomie interne , faite sur le vivant, nous permette de voir jusqu'à quel point cette hypothèse est fondée; Quant à la place que doit maintenant occuper cet insecte, je pense qu'on peut provisoirement le laisser parmi les Scu- tellérites de son groupe. Par les antennes, rien ne s'y oppose, si on partage avec moi la manière de voir de M. Burmeister (page 17), qui ramène les antennes des Hémiptères en général à quatre articles principaux. Dans le Canopus, alors, se trouveraient entièrement atrophiés ces anneaux placés entre les articles , que par cette raison je désignerais volontiers sous le nom &' interarticulaires , et dont M. Burmeister prouve la facilité extrême qu'ils ont de s'oblitérer, comme de prendre une extension assez marquée pour mériter le nom d'article. Par les tarses inarticulés , rien n'empêche de placer ce genre dans les Scutellérites ; seulement , dans l'ingénieux tableau de M. Burmeister, il n'occuperait plus la place qu'il lui assigne , puisque ce professeur ne reconnaissait que deux articles aux tarses des Canopus. Enfin par sa forme générale , qui le rapproche tant des genres qui l'environnent, il est. je crois, plus rationnel Cl. IX. Pt. ia6. de le laisser parmi les Scutelle'rites , que de le placer autre-part. Je pense utile de terminer cette revue du genre Canopus par une comparaison des principaux caractères qui le dis- tinguent des Tetjra de Fabricius , qui comprennent les G. Coptosoma et Plaljcephala de M. Delaporte. Par ce parallèle il sera désormais impossible de confondre ces genres avec le véritable Canopus. Tetyra Fabricius ou Coptosoma Canopus. et P latycephala De Laporte. Fabricius. Tête. En proportion du corselet , En proportion du corselet , Large et grande. Étroite et petite. Plus large que longue. Plus longue que large. Antennes. A cinq articles. A quatre articles. Ocelles, Apparents. Nuls. Êljtres et ailes. Existantes. Nulles. Leurs rudiments à peine indiqués. Gibbosités excavées. Recouvertes par Técusson et non Non recouvertes par l'écusson et apparentes en dessus. apparentes en dessus. Nota. J'appellerai l'attention des naturalistes sur ces or- ganes qui ont l'apparence de gibbosités plus ou moins sail- lantes et offrant une cavité , et qui , au nombre de quatre Cl. IX. Pl. 126. le plus souvent, sont disposées par paire sur la section même des premiers segments de l'abdomen des nymphes de Scutellérites , Pentatomites , etc. Ne voyant mentionnées dans aucun ouvrage ces gibbosités excavêes , et ignorant de mon côté quelles peuvent être leurs fonctions probables, j'ai dû, pour les désigner dans cette notice, me servir d'un terme vague, et qui ne pût in- duire en erreur sur sa véritable valeur. Celui de faux stigmates, par exemple, que j'étais tenté d'employer, eût été d'autant plus vicieux , qu'il aurait donné à ces parties une certaine analogie avec des organes avec lesquels il n'est pas probable, qu'elles aient le moindre rapport, surtout d'après les derniers travaux du savant M. Léon Dufour. Cl. IX. Pr, 126. EXPLICATION DE LA PLANCHE. a. Canopus punctatus , Léach. ni. s. s. animal Kingdom. vol. xv. p. 233. pi. 92. fig. 2. b. Canopus (Platycephala) coccinelloides, Delaporte , Essai d'une Clas- sification systématique des Hémiptères, p. ^3 et 85. pi. 55. fig. 5. b* Antenne du même. id. ibid. 5. a. b**. Antenne du même (ad naturam, mihi). c. Canopus Madagascariensis. Guérin , Dict. pitt. d'Hist. Nat. t. i . p. Ô23. pi. 72. f. 3. d. Antenne du Canopus oblectus , d'après la description de Fabricius. e. Antenne du même. Burmeister ,>Mémoire sur la division naturelle des Punaises terrestres, etc. pi. 16. fig. 19. f. Antenne du genre Coptosoma. Delap. ( Tetyra globus. Fab.) ( ad naturam , mihi.) B 1. Canopus obtectus vu en dessus , la tête un peu relevée, a. Grandeur naturelle. 2. Id. En dessous, la tête renversée en arrière pour que l'on puisse en voir le dessous. a. a. I er art. des antennes dans leur position habituelle. 3. Id. vu de profil, a. Corselet, b. Ecusson. b*. Rudiments d'élytres. c. i e » seg. de l'abdomen en dessus, c* 2 e gibbosité excavée. d. id. d*. gibb. exe. e. 3 e id. e*. gibb. exe. 4. Id. vu de face. 5. Id. vu par derrière Les détails comme au n° 3. 6. Tête détachée vue de face. a. Gibbosité occasionée par l'insertion du suçoir. 7. Tête vue en dessous , le suçoir été. a. Antenne, b. Cavité occupée par le suçoir. 8. Tête vue de profil, a. Suçoir, b. I er article de l'antenne. 9. Suçoir détaché vu en dessus. 1.2. 3. 4» ses articles. 10. Antenne. 1. 2. 3. 4» ses articles. 11. Patte. 12 Tarse, t. 2. 3, ses articles. ' 12Ù \ d ê\ -A I 20 .0 n? \ G . C A 11 01)11 S (selon devers auteurs moeùv/uv J V> . CanopilS oèùfCàiS, Fainaius I J.e/r/>»r<> ad.Tiaà.Jaù. Classk IX. Pl. 1J7. CERAEG1DI0N. ceraegidion. Boisduval. Famille des Longicornes , tribu des Lamides. Tête perpendiculaire , coupée obliquement de haut en bas, assez forte, un peu rugueuse; yeux échancrés, peu saillants. Mandibules courtes, épaisses, peu saillantes; palpes médiocres , à articles un peu déprimés ; antennes très rapprochées à leur origine , un peu plus longues que le corps , de onze articles : le premier, très court et très peu distinct ; le second , long et plus gros que les autres ; le troisième , un tiers plus long que le second ; le quatrième , un peu plus court ; les suivants, presque égaux entre eux. Corselet parallèle , de la largeur de la tête , plus long que large , un peu chagriné latéralement , muni de quatre pointes dorsales séparées par une ligne médiane enfoncée ; écusson médiocre, presque semi-lunaire ; pattes égales, avec les caisses un peu claviformes , nullement épineuses ; élytres cunéiformes , embrassant étroitement l'abdomen , atténuées *et déhiscentes au sommet. Ce genre, par le faciès, se rapproche de certaines espèces de Dorcadion, Nous l'avons établi sur un individu unique, qui nous paraît être un mâle. C. horrible. C. horrens. Boisduval. C. ater, parce rufo-pubesccns ; ihorace parallèle- supraqua- dri-spinoso ; coleoptris cuneatis apice dehiscentibus , qua- dri-spinosis; spina antica valide, postica obsolète bijidis. Noir, garni de quelques poils roussâtres j corselet parallèle, muni de quatre épines; les élytres cunéiformes, déhiscentes à l'extrémité, munies de quatre épines , dont l'antérieure fortement et la postérieure à peine bifide . Long. 20 millim ; larg. 6 millim. Il est plus grand d'un tiers que le Dorcadion fuliginator, et sa couleur est entièrement noirâtre , avec quelques petits Cl. IX. Pi.. 117. poils fauves peu nombreux. La tête est coupée très oblique- ment de haut en bas sur sa lace antérieure , et elle offre quelques points enfoncés et quelques rides ; les antennes sont un peu velues, noirâtres, avec les derniers articles d'un gris noirâtre. Le corselet est plus long que large , pa- rallèle , un peu rugueux , muni en dessus de quatre pointes coniques , presque égales , séparées par un espace lisse et une ligne médiane qui offre à son extrémité antérieure un petit tubercule pointu , peu saillant. Les élytres sont cunéiformes, convexes, déhiscentes au sommet , où elles se terminent chacune par une petite pointe ; elles sont mar- quées antérieurement en dessus de quelques points enfon- cés, et latéralement, de quelques petits tubercules arrondis ; elles ont en outre chacune deux fortes épines, larges et com- primées latéralement , dont la première est profondément bifide et située à peu de distance de la base , et l'autre à peu près au milieu , recourbée en arrière et très faiblement bifide. Les pattes sont égales , d'un bran noirâtre , avec les tarses et une partie des jambes garnis d'un duvet roussâtre. Il a été découvert dans le nord de la Nouvelle-Hollande, par M. Cunningham. D r Boisûuval. IX. Cerœ^idion /wn-e/is . BoùduoaL /V . /îe'/noni/ ////// Classe l\. Pl. 128. NARYCE. narycius. Dupont. Famille des Lamellicornes , tribu des Cétonides. Tête entièrement creusée à sa partie supérieure, assez forte, armée «le deux cornes très prolongées en avant ; ces cornes creusées , du côté in- terne, en pointe un peu relevée à leur extrémité. antennes de moyenne grandeur, composées de dix articles : le premier aplati , triangulaire ; les suivants grenus; les trois derniers en lames allongées , triphylles. Corselet notablement plus large que long , convexe ; ses bords latéraux arrondis, se rétrécissant obliquement près du col, peu proéminenfs en dessous. Ecusson grand et triangulaire. Étyires planes, presque parallèles , coupées carrément a leur base, arron- die* à leur extrémité, ayant plusieurs rangées longitudinales de petits points peu enfoncés , très rapprochés j snrtont prèis de la suture * avec une échancrure latérale près de l'angle de leur base. Sternum en pointe aplatie, ayant au milieu une impression longitudi- nale qui se prolonge sur les quatre premiers anneaux de l'abdomen. Pattes de taille ordinaire, cuisses très comprimées, jambes antérieures armées en dehors de deux fortes épines , de deux plus petites et plus rapprochées à l'extrémité interne ; pattes intermédiaires et postérieures ayant ces épines moins prononcées. Tarses longs, assez grêles, ayant chacun deux petits poils raides entre les crochets. Ce genre doit être placé immédiatement après celui des Goliathus. Je ne connais encore que deux espèces qui lui appartiennent , et qui font partie de ma collection. Cl. IX. Pt. iriift .m . I ReirwruL tmp m- Classe IX. N° 139. MOLURIS. moluris. Latreille. Famille des Mélasomes , Tribu des Piméliaires.(Règ. Anim. 2 e édit. , t. II,- p. i/j.) M. de Pieruet. M. Pierreti. Serville. M. niger, nitidus , glaber ; ihorace convexo , postice et utrinque rotundalo ; eljtris convexissimis , orbiculatis , cum multis tuberculis spinosis postice et lateribus ; pedi- bus lœvissimh villosis ,Jiisco-rufis. Long. 23 millim. ; larg. 12 millim. Noir luisant , lisse. Tète_ petite , triangulaire. Corselet très bombé , moitié plus étroit que l'abdomen , échancré en avant, arrondi au bord postérieur et latéralement; élytres très bombées, arrondies presqu'en boule, avec de nombreux tubercules épineux , rangés en lignes longitudi- nales , couvrant leur tiers postérieur et s'avançant latérale- ment vers la base ; extrémité des élytres se prolongeant un peu au-delà des tubercules en se recourbant , échancrée au milieu ; ventre un peu convexe ; les trois premiers segments de l'abdomen ayant chacun au milieu une tache ovale, pro- duite par un duvet ras et fauve ; antennes brunes ; pattes couvertes d'un duvet très court , brun-fauve. — Mâle, Du Cap de Bonne-Espérance. Collection de M. Serville , qui l'a dédié à M. Pierret , dont il le tient. Amyot. Membre de la Société Entomologique de France. ?4 Février i835. .! IX j2jr. Mol un S I^erre/z,, A* \yol 1 A'r/norid i/>)/> Classe IX. Pl. i3o. OXYCHEILE. oxycheila. Dejean. Le genre Oxycheila , bien connu aujourd'hui des ento- mologistes, semblait, lorsqu'il fut établi par M. le comte Dejean, dans son Species, ne devoir compter qu'un très petit nombre d'espèces ; nous voyons cependant , par les tra- vaux assez récents de MM. Gory etGray, et la Monographie qu'a donnée de ce genre M. de Laporte ( Revue Eutoinolo- gique de M. G. Silbermann , tome i , page 126 ), que ces na- turalistes en ont fait connaître cinq espèces, auxquelles je crois pouvoir en ajouter une sixième , provenant du Brésil , que ses caractères spécifiqueséloignent assez des précédentes, et dont voici la description : O. acutipenne. O. acutipennis . Buquet. O. nigro-obscura ; eljtris macula média ovataflava; tibiis tarsisque palliais. Long. 1 5 millim. ; larg. 5 '/> millim. De forme très allongée , elle se distingue de la Femoralis par les palpes , qui sont d'un jaune pâle , et par ses antennes de même couleur, qui ont les quatre premiers articles noirs avec la base du quatrième blanchâtre , et elle diffère aussi de la Distigma , qui est d'un violet obscur, en ce qu'elle a le dessus du corps et les mandibules d'un noir presque mat. La tête est allongée et lisse ; le labre, avancé, avec de petites dentelures de chaque côté ; les yeux sont blancs et très sail- lants. Le corselet, plus large que long, très rétréci posté- rieurement, lisse et rebordé sur les côtés, est séparé au mi- lieu par deux lobes , sur le haut desquels on voit un léger tubercule. Lesélytres, allongées, presque parallèles, d'un Cl. IX. Pl. i3o. tiers plus larges que le corselet , ont l'angle humerai assez saillant ; leur extrémité est légèrement et obliquement tron- quée , avec une petite pointe aiguë au bord externe. Leur ponctuation est très forte depuis la base jusqu'au milieu, et bien moins marquée à mesure qu'elle approche de l'extré- mité : il règne , non loin de la suture , une ligne de gros points enfoncés assez distants les uns des autres ; et elles ont chacune , vers le milieu , une très petite tache ovale , de couleur fauve, qui distingue encore davantage cette espèce de la Femoralis, dont la tache est transversale. Le dessous du corps et les cuisses sont d'un noir assez brillant ; les tro- chanters, les jambes et les tarses, d'un jaune pâle. Du Brésil. Lucien Buquet. [\ iïô. Oxyciicila acuùpàrwùS', Bonnet Classe IX. N° i3i. CICINDÈLE. cicindela. Fabr. C. a petites gouttes. C. guttula. Fabr. C. thorace cjyaneo, eljtris testaceis ,punctis tribus jlavis. Habitat in Maris pacifici insulis. De Billardiere. Parva. Caput nigrum labio testaceo. Antcnnœ desunt 1 . Thorax cjaneus , nitidus. Elytra lœvia^ testacea , punctis tribus parvis y flavis , ferh marginalibus : anticis duobus approximatis . Abdomen etpedes testacei, mi- nime nitidi. (Fabricius, Sjst. eleulh., t. i, p. 244? n° 61.) Nous sommes certains de faire plaisir aux entomologistes en leur donnant, quand cela sera possible, des figures exactes des espèces décrites par Fabricius; nous avons donc saisi avec empressement l'occasion que nous a offerte M. Turpin , membre de l'Institut , qui a hérité des débris de la collection de La Billardiere , pour figurer , avant qu'elles ne soient tout-à-fait détruites , quelques espèces que Fabricius avait décrites dans cette collection , et qu'on ne trouve pas ailleurs. ' Les deux premiers articles des antennes existent encore ; ils sont testacés comme les pattes. 11 est certain que ces antennes étaient en- tièrement de la même couleur. E. Guérin. Avril i835. IX. IJZ * CicmcLela a6riciu se. Glamb IX. Pi. i33. NOTE Sur les Myriapodes du genre Géophile , Geophilus , Leach , et Description de trois espèces nouvelles; Par M. P. Gervais. C'est à Tordre ou plutôt à la classe des myriapodes , car tel est le rang que les naturalistes assignent aujourd'hui à ces animaux articulés , qu'appartient le genre qui va nous occuper. Le D. Leach, qui l'a établi aux dépens du groupe des Scolopendra des anciens auteurs , l'a proposé pour la première fois , dans l'Encyclopédie Britannique , puis il l'a reproduit et monographie , pour les espèces anglaises , dans ses mélanges zoologiques (Zoological misceliany , tome m , p. 43-45 pi- i4 )- Bien qu'on ne connaisse encore que très peu d'espèces parmi les Géophiles , on peut être convaincu cependant qu'il en existe un assez grand nombre : l'insouciance avec laquelle les Collecteurs regardent tous les insectes qui ne sont ni coléoptères ni Lépidoptères, nous fait assez connaître pour- quoi toutes les autres parties de l'entomologie sont encore si peu avancées. Nous ne chercherons pas ici à faire une monographie complète du genre Geophilus , c'est un travail que la science devra à M. Walckenaër qui s'occupe en ce moment d'une histoire de tous les articulés aptères (hexa- podes , octopodes et myriapodes) ; il nous suffira de décrire les trois espèces que nous considérons comme nouvelles, et , pour faire voir qu'elles le sont réellement, nous donnerons la description comparative de toutes les espèces citées par les naturalistes. Deux des espèces que nous ferons connaître sont assez remarquables par leurs caractères et leur taille , <835. «3 2 Cl. IX. Pi.. i33. nous devons l'une à M . Laurent , auquel nous offrons ici nos sincères remercîments ; l'autre a été recueillie par nous à Paris même. Nous la dédions à M. Walckenaër. Les Géophiles appartiennent à l'ordre des myriapodes chilognathes de Latreille l , et prennent place dans la famille des Scolopendres, ou plutôt scolo pend rides (genre scolo- pendra de Linné) : bien qu'on les confonde généralement avec les autres insectes de leur famille , ces animaux sont néanmoins assez faciles à distinguer ; leur corps de grandeur variable est toujours très long proportionnellement à sa largeur et composé d'un très grand nombre d'articles ou anneaux. Tous ces anneaux ne portent pas de pattes, mais l'antérieur ou céphalique et le postérieur ou anal sont les seuls qui en soient dépourvus; les petits appendices ou an- tennules que présente celui-ci, ne sont pas de véritables pattes , ils sont sans ongles , ce qui est spécial aux géophiles, et ils ne dépassent pas les véritables pattes en longueur. Tous les autres anneaux portent chacun une paire de pattes, ils sont simples en dessous et comme doubles en dessus ; leur forme offre quelques variations et les impressions qui se dessinent à leur surface sont susceptibles de fournir quel- ques bons caractères spécifiques ; les pattes toujours courtes, varient en nombre selon les espèces ; elles paraissent aussi offrir quelque légères différences suivant l'âge ; mais néan- moins , dans l'état adulte , les individus d'une même espèce en ont toujours un nombre fixe ; l'oscillation n'est pas de plus de deux ou trois paires sur cent soixante-trois chez le Geo- philus TValckenaerii. Tousles Géophiles sont privés d'yeux, et leurs antennes sont composées d'articles variables pour 1 Latreille n'a d'abord donné aux Chilognathes que le rang de famille, mais dans un mémoire sur les Thysanoures inséré dans les nouvelles An- nales du Muséum, t. i , il nous apprend qu'il fait, à l'exemple de Leach, Blainville, etc., une classe des Myriapodes que d'abord il considérait comme un ordre. Les Chilopodes et les Chilognathes doivent alors prendre ierang d'ordre que ce changement laisse, pour ainsi dire, inoccupé. Ct. IX. Pt. i33. 3 la forme et la longueur, mais toujours au nombre de quatorze. L'organisation de ces animaux , leurs mœurs et les modi- fications que la succession des âges leur fait éprouver ont été peu étudiées. Treviranus a donné dans ses J^ermischte Schriften, pi. vu, l'anatomie de leur système nerveux, et il a reconnu, ce qu'il était facile de prévoir, qu'il existe chez eux autant de ganglions que d'anneaux au corps , c'est- à-dire un pour chaque paire de pattes : l'espèce que Trevi- ranus a étudiée est le Geophilus Longicornis , nous avons constaté que le JValckenaeriiest dans le même cas. Le canal digestif nous a paru résulter d'un long tube presque droit , auquel se font remarquer quelques rétrécissements et dila- tions circonscrivant un œsophage , un estomac , etc. ; ce canal ne présente qu'un seul repli très peu étendu , et situé vers le sixième tiers de la longueur totale ; c'est à ce repli qu'aboutit le rectum. Nous n'avons pas étudié les organes de la génération d'une manière assez suivie ; ils restent à décrire ainsi que le mode d'accouplement et les phases du développement des petits. Voyez pour les organes respira- toires, le Mémoire de J. Muller (Isis , tome xxn). C'est sous terre que vivent ordinairement les Géophiles ; leur nom indique parfaitement cette habitude : ils recher- chent les endroits humides, le bord des ruisseaux, les bosquets, le pied des arbres, etc. On les trouve aussi très souvent sous les pierres , dans les trous des vieux murs , sous le fumier et jusque dans les habitations, sous les boi- series et les décombres. Le vulgaire et souvent les natura- listes ne les distinguent pas des autres scolopendrides de nos contrées {lithobius et cryto/js), et ils leur laissent en commun le nom de scolopendres : le nombre considérable des anneaux de leur corps et leurs antennes toujours de quatorze articles sont les meilleurs caractères que l'on puisse indiquer pour les faire reconnaître. Quelques espèces sont lumineuses dans l'obscurité, mais à certaines époques 4 Cl IX. Pt. i33. seulement : l'automne est une des meilleures saisons pour observer ce phénomène. Depuis la publication du D. Leach , peu d'auteurs se sont occupés des Géop biles : deux seulement, à notre connais- sance, ont publié de nouvelles espèces : ce sont MM. Léon Dufour et Risso. Le premier a donné à l'espèce qu'il a dé- crite ( Ann. gén. des se. phys.) le nom de scolopendra semi- pedalis dont on à déjà reconnu l'imperfection , et le second n'a donné à l'espèce qu'il publie d'autre caractère que ceux d'avoir la tête d'une couleur plus foncée que le corps et la longueur totale de quatre pouces dix lignes. Nous avons dit qu'il existait un assez grand nombre de Géophiles d'espèces différentes , on peut ajouter que ces animaux sont aussi très répandus. Nos environs et beaucoup d'autres points en Europe en possèdent de plusieurs sortes , M. Léon Dufour en a cité une espèce d'Espagne , celle de M. Risso est d'Italie, et Leach a fait une monographie de celles d'Angleterre ; nous en conservons de Sicile et de Bar- barie, et on en voit dans les collections du Muséum qui viennent de plusieurs contrées d'Amérique. Quoique ces animaux atteignent souvent une longueu r assez considérable, ils ne sont nullement à craindre ; ils serrent bien quelquefois avec leur mâchoires comme les autres chiloguathes , mais la piqûre qu'ils occasionent est moins pénible encore que celle des Crjtops et des Lithobius. Cependant il paraît que c'est aux Géophiles que l'on doit rapporter quelques faits, cités dans les auteurs , de scolopendres ayant vécu dans les fosses nasales, dans les sinus frontaux , et dans certains abcès ; plusieurs cas de ce genre sont rapportés dans les ouvrages de Pathologie humaine ; les mémoires de l'Académie des Sciences en offrent deux (année 1708, page /\i, et 1733, page 24 ) ; M. A. Lefebvre en a communiqué un à la Société Entomologique de France (ann. soc. Entom. i833, iv« tri- mestre ) , et les comptes rendus des travaux de l'Académie des Sciences médicales de Metz , par M. Scoutetten , en pré- Ci. IX. Pt. i33. sentent un semblable, mais beaucoup plus détaillé. Gomme ce fait se trouve dans un recueil que peu d'entomologistes possèdent , nous le rapporterons ici en entier » 7 mais sans 1 Hénticranie due a la présence d'une scolopendre dans les sinus frontaux. — Depuis plusieurs mois , une fermière des environs de Metz , âgée de 28 ans, ressentait dans les narines un fourmillement très incom- mode, accompagné d'une sécrétion abondante du mucus nasal , lorsque, vers la fin de 1827, de fréquents maux de tête vinrent s'ajouter à ces symptômes. Les douleurs, supportables dansles premiers moments, prirent bientôt de l'intensité et se renouvelèrent par accès. Ces accès, à ia vérité, n'avaient rien de régulier dans leur retour ni dans leur durée : ils débu- taient ordinairement par des douleurs lancinantes , plus ou moins aiguës , occupant la racine du nez et la partie moyenne du front , ou par une dou- leur gravalive qui s'étendait de la région frontale droite à la tempe et à l'oreille du même côté, puis à toute la tête. L'abondance des mucosités nasales forçait la malade à se moucher continuellement. Ces mucosités fréquemment mêlées de sang avaient une odeur fétide. A cet état s'ajoutait souvent un larmoiement involontaire, des nausées et des vomissements. Quelquefois les douleurs étaient tellement atroces que la malade croyait être frappée d'un coup de marteau, ou qu'on lui perforait le crâne. Alors les traits de la face se décomposaient, les mâchoires se contractaient , les artères temporales battaient avec force; les sens de l'ouie et de la vue étaient dans un tel état d'excitation , que la lumière et le moindre bruit devenaient insupportables. D'autres fois, la malade éprouvait un véritable délire , se pressait la tête dans les mains et fuyait sa maison , ne sachant plus où trouver son refuge. Ces crises se renouvelaient cinq ou six fois dans la nuit et autant dans la journée; une d'elle dura quinze jours pres- que sans interruption. Aucun traitement méthodique ne fut employé, enfin, après une année de souffrances, cette maladie extraordinaire fut subitement terminée par l'expulsion d'un insecte qui , jeté sur le plancher, s'agitait avec rapidité et se roulait en spirale; placé dans un peu d'eau il y vécut plusieurs jours, et ne périt que lorsqu'il fut mit dans l'al- cool. Cet insecte m'ayant été apporté de suite, je constatai qu'il avait deux pouces trois lignes de long , sur une ligne de largeur, qu'il portait deux antennes; que son corps, de couleur fauve, aplati tant en dessus qu'en dessous, était composé de soixante-quatre anneaux armés chacun d'une paire de pattes, que par conséquent c'était une scolopendre delà famille des mille pieds ou myriapodes. L'ayant remisa MM. Holiandre et Roussel pour en déterminer l'espèce, ces entomologistes reconnurent que cet in- 6 Cl. IX. Pl. i33. chercher à en tirer , non plus que des précédents, aucune conséquence. Nous les citons tous parce qu'ils existent dans la science , mais sans les commenter ; nous n'avons point eu occasion de les vérifier. Leach , qui a , le premier, séparé les Géophiles des autres scolopendres , a aussi essayé de les partager en sections ou sous-genres destinés à rendre plus facile la distinction des espèces. Il a distingué deux de ces groupes artificiels et les a caractérisés par la longueur respective de leurs antennes, qui sont, chez les uns, deux fois seulement aussi longues que la tête , et le sont environ quatre fois chez les autres : les premières espèces sont les Géophiles ordinaires ; la seule que comprenne la seconde section est le Geophilus longi- cornis d'où le nom de Longicornes donné à la catégorie à laquelle elle se rapporte. Une des espèces que nous allons décrire nous a paru pouvoir former un troisième groupe , caractérisé par ses antennes coniques , ou terminées en pointe et à articles presque tous quadrilatères : ce qui s'éloigne des deux sous-genres précédents qui ont leurs articles mo- niliformes. Nous ferons pour cette espèce une section des Géophiles Acuticornes , les Géophiles Longicornes de Leach resteront tels que fe savant naturaliste anglais les a établis , et sa section des Géophiles ordinaires deviendra celle des Monilicornes. Nous n'avons pas besoin de répéter que ce ne sontlà que des coupes artificielles, etqui n'entraîneront aucun changement dans les dénominations imposées aux espèces. secte réunissait les caractères que Fabricius Linnée et Latreille assignent à la scolopendre électrique. » Cette observation recueillie avec soin ne permet aucun doute sur la nature spécifique du myriapode en question, c'est évidemment le geo- philus carpophagus de Leach , qui est le même que le scolopendra elec- trica des auteurs. Si c'était une autre espèce , elle ne pourrait être rapportée qu'au même genre : la figure qui accompagne le récit de M. Scoutellen représentant un insecte dont les antennes ont chacune qua- torze articles. La détermination spécifique a d'ailleurs été faite par des hommes dont le savoir et l'habileté sont bien connus. Ci.. IX. Pl. i33. 7. i° Géophiles longicornes. — Antennes quatre fois environ aussi longues que la tête ; articles un peu allongés ; voyez pi. i33, figure 2. Cette section ne comprend qu'une espèce ; le Geophilus longicornis. Leach, ainsi caractérisé. G. corpore jlavo, capite ferrugineo , antennis longioribus , long. corp. m fi — 3 une. Leach. , Zool. Miscell. , pi. i4° > £ 3-6 , et V. aussi la fig. 2 de la planche qui accompagne la présente notice. 2 Géophiles monilicornes. — C'est la section la plus nom- breuse. Les espèces jusqu'aujourd'hui connues sont toutes d'Europe, mais la collection du muséum en possède quel- ques unes d'Amérique , qu'elle doit à MM. Milbert et Gau- dichaud. Les unes et les autres ont les antennes deux fois à peu près aussi longues que la tête , et à articles arrondis et de même grosseur , à peu de chose près dans toute leur longueur. M. Leach décrit les Geophilus carpophagus. — G. capite, antennis, anoque Jlavescentibus , corpore violascente antice flavicante ; pe- dibus p a llide su bflavis . Longit. corp. 2-2 1/2 une. Geophilus subterraenus. — G. corpore flavo, capite ferrugineo. Long. corp. 3 1/2 une. Geophilus maritimus. — G. linearis brunneo-ferrugineus; capite antennis queferrugineis;pedibusfusco-luteis. Longit. corp. 1 12 une. et ultra. Zool. mise. pi. it\o y fig. 1-2. Geophilus acuminatus. — G. corpore toto ferrugineo antice sensim angustiore , capite antice pedibus que palli- dioribus. Long. corp. 1 1/2 une. A cette liste nous joindrons les deux espèces suivantes : Cl. IX. Pt. i33. Géophile dë Walckenaer , Geophilus Tf'alckenaerii , Gerv. pi. i4°> fig. i. Cette espèce beaucoup plus remarquable que toutes celles qui précèdent est surtout intéressante par la grande taille à laquelle elle peut parvenir, et par le nombre considérable de ses pattes. Elle ne nous paraît pas avoir été décrite, à moins qu'elle ne se rapporte à l'espèce de M. L. Dufour ou à celle de M. Risso. Mais celle du premier de ces naturalistes n'a pas été rapportée à son véritable genre , et le nombre de ses pattes est différent. Quand à celle de M. Risso (produc- tions du midi de l'Europe , tome XIV ) , elle a la partie antérieure du corps plus foncée {saturatiore), la nôtre Ta plus claire {dilutiore) ; il existe de plus entre l'une et l'autre des différences de taille : voici d'ailleurs la des- cription de M. Risso , on verra s'il est possible de l'ap- pliquer rigoureusement à tel ou tel animal '. Le Géophile de Walckenaer est plus grand qu'aucune des espèces connues, il a dans les plus forts individus, jusqu'à o, 21 (7 pouces 9 lignes) de longueur totale , et présente i63 paires de pattes (en tout 326). Ses antennes, deux fois aussi longues que la tête et en chapelet ou monilicornes , ont leurs articles faiblement décroissant vers l'extrémité ; les anneaux du corps sont extrêmement nombreux , on en compte autant que de paires de pattes , et de plus un céplia- lique et un autre anal. Ils sont plus larges au milieu qu'en avant et en arrière ; le diamètre des plus grands est à peu près de deux lignes. Chacun d'eux présente à sa face supé- rieure deux petites impressions longitudinales, obliques (voy. fig. 1 b) , et inférieurement une impression médiane circulaire et enfoncée , que nous appellerons stigmatiforme (voy. fig. 1 a); sur les bords externes de la même face on voit aussi une ligne longitudinale enfoncée. Les couleurs offrent 1 Geophilus corpore longissimo, croceo, capite saturatiore; an- tennis pedibusque palliais long, o,i3o, larg. 0,004. — Hist. nat. Europe mërid. V. p. 1 55. Cl. IX. Pt. i33. 9 suivant les individus quelques légères variations , mais elles sont toujours plus foncées sur les deux tiers postérieurs du corps que sur le tiers antérieur ; celui-ci , ainsi que la tête est d'un jaunâtre pâle ; le reste est brun ferrugineux , à l'exception cependant de l'anneau postérieur qui est de la couleur de la tête. Sur toute la longueur des points stigma- tiformes on voit souvent une trainéede couleur sangui- nolente, dont il existe aussi quelquefois l'analogue sur le dos. Les pattes sont un peu moins foncées que la partie postérieure du corps et ont leurs ongles ou articles termi- naux de couleur noirâtre. Nous avons rencontré ce Géophile dans un jardin de l'in- térieur de Paris , sous le fumier, sous les pierres et dans la terre. On le trouve aussi dans les appartements , et surtout chez les ébénistes , qui l'appellent le roi des scolopendres. La taille des individus que nous avons observés variait de cinq pouces et demi à sept pouces dix lignes ; mais le nombre des pattes était à peu près fixe , ce qui indique qu'il est suscep- tible d'être employé pour la distinction des espèces. Les caractères du Geophilus TValckenaerii peuvent se résumer ainsi : G. corpore longissimo 0,21 et amplius , nntennis moniliformibus , pallide luteis sicut et caput et corporis pars anterior ; partibus posterioribus vero satura- tioribus ; pedibus circiter 3a6; cingulis lineola duplici su- perne notatis ; inferne stigmotiformi impressione. Habit. Lutetiœ. Géophile simple, Geophilus simple x , Gerv. Autre espèce du climat de Paris , trouvée à Meudon et sur les bords de laBièvre , où elle est commune. Elle se distingue facilement par sa couleur généralement d'un jaunâtre pâle sur tout le corps , et semblable à celle du G. longicornis ou du Crytopshortensis. Ses antennes înoni- liformes sont deux fois environ aussi longues que la tête, mo- niliformes, mais à articles serrés , courts , égaux entre eux , si ce n'est le dernier qui est deux fois au moins aussi lonp io Cl. IX. Pi.. i33 que ceux qui le précèdent. Les impressions des anneaux sont peu marquées, ce sont en dessus deux petits traits obliques manquant quelquefois , et en dessous une impres- sion stigmatiforme à peine visible. Long. 0,048 (environ 1 pouce 10 lignes); larg. o,ooi5; 80 paires de pattes. Voici la phrase caractéristique sur laquelle on peut ré- sumer ces caractères : G. corpore fulvo , Crjtopis colorem memorans ; pedibus utrinque 80; cingulis supcrne lineolis duabus brevibus , infra impressione stigmatiforme haud valde distmcta instructis. Longit. 0,048. 3° Geophiles acuticornes. Nous ne connaissons que deux espèces de cette subdivi- sion , toutes deux viennent d'Afrique. Leurs antennes beau- coup plus étroites au sommet qu'à la base, ont leurs pre- miers articles à peu près quadrilatères. Voy. fig. 3. L'une des espèces de ce sous-genre a été figurée , mais non décrite dans le bel ouvrage français sur l'Egypte; la seconde est celle que nous avons nommée Géophile de Barbarie, Geophilus Barbaricus , fig. 5. Ce géophile est un peu moins grand que le G. fValcke- Tiaerii; il se distingue aisément par ses antennes ainsi que par la forme des anneaux de son corps , qui sont plus larges que longs : la face supérieure de chacun de ceux-ci présente une ligne médiane saillante et parallèle à l'axe du corps , ainsi que deux petites impressions latérales peu apparentes et légèrement enfoncées. La face inférieure manque de points stigmatiformes : on peut dire qu'elle est tout-à-fait lisse. Les antennes sont à peu près deux fois aussi longues que la tête , et comme déprimées; leur couleur ainsi que celle de tout le reste de l'animal est d'un roux ferrugineux, qui paraît uniforme. L'individu unique que nous avons observé provenait de Bone , sur la côte de Barbarie ; il était long de 0,1 2 (quatre pouces six lignes), et large, dans sa plus grande largeur, c'est- Cl. IX. Pl. i33. ii à-dire au milieu , de cinq millimètres, ou un peu plus de deux lignes. Les pattes sont au nombre de 1 18. Nous défi- nirons ainsi l'espèce dont il sera le type. G. corpore. toto et capite ferrugincis ; antennis specie- rum anticornium ; corporis cingulo quoc/ue latiore quant longiore ; imprcssione stigmatiformi nulla ; linea medio- dorsali longitudinale Cette espèce ne peut être confondue avec celle figurée par M. Savigny (ouvrage d'Egypte), qui est beaucoup plus petite et offre dans ses caractères quelques différences assez impor- tantes ; d'ailleurs cette dernière n'a pas été décrite et on ne possède sur elle aucun renseignement. Nous joindrons à la note précédente quelques mots sur une espèce peu connue d'insectes myriapodes , qu'Olivier a décrite le premier, et dont il n'est fait mention que dans un petit nombre d'ouvrages : G. polydesme. Polydesmus. Lat. P. Pallipède. P. Pallipes. Gerv. — Julus Pallipcs , Oliv. Encycl. meth t. vu des insectes, p. t\i&. — Walcke- naër, faune Paris. , t. 11 , p. 181. M. Walckenaër n'a fait qu'indiquer cette espèce dans sa faune parisienne, et Latreille, l'auteur du genre Polydesmus, la laisse confondue avec les lulus comme l'avait fait Olivier. M. Hrandt ne le cite pas dans les monographies qu'il a pu- bliées sur les insectes Chilognathes de Latreille , et il n'en est fait mention ni dans le dictionnaire des sciences natu- relles , ni dans le dictionnaire classique. Le Julus Pallipes nous a paru être un véritable Poly- desmus, ce qui nous a engagé à changer son nom en celui de P. Pallipes; il a le même nombre de pattes que les espèces de ce genre , les anneaux de son corps offrent de même une saillie latérale, moins marquée il est vrai , ei il 12 Cl. IX. Pi. i33. manque complètement d'yeux : ce qui le distingue des Cras- pedosoma du D. Leach , pour en faire un vrai polydesme. C'est une seconde espèce européenne de ce genre; Olivier l'indique comme étant des environs de Paris , nous l'avons nous-mêmes trouvée communément à l'étang de Plessis- Piquet, auprès de Sceaux, et M. Audouin l'a recueillie à Meudon. Sa taille est celle du Polydesmus complanatus , la seule espèce jusqu'aujourd'hui observée en Europe ; ses anneaux sont moins arrondis et variés , ferrugineux , avec deux points jaunâtres; ses pieds sont d'une teinte plus pâle que le corps , d'où le nom àepallipes que nous conservons à l'espèce. Le Polydesmus pallipes n'a point encore été représenté ; M. Guérin nous a promis de le figurer dans son Iconogra- phie du Règne Animal. Août i835. EXPLICATION DE LA PLANCHE. Fig. i. Geophilus Walchenaerii de grandeur naturelle; figure i a, un des anneaux vu en dessous; figure i b, anneau vu en dessus ; figure i c. , la tête du même grossie. Fig. 2. Tête du Geophilus longicornis. Fig. 3. Tête du Geoph. barbaricus. .;.;. Géo )hiles I Classe IX. Pl. i3 ■M- OLÉNÉCAMPTE. olenecamptus ' . Chevrotai, Palpes inégaux; labiaux ayant l'avant-dernier article plus long que le terminal, en massue, le dernier ovoïde, terminé en pointe; troi- sième article des maxillaires monilitbrme, dernier une fois et demie, aussi long que le précédent, aminci à l'extrémité, légèrement renflé à sa base. Mandibules aplaties, larges, aiguës, lisses, sans dents internes. Lèvre de forme ovalaire transverse, poilue d'une manière dense. Chaperon, droit, court. Yeux écliancrés, élargis en avant, étroits en arrière , réticulés. antennes de douze articles , premier renflé , scabreux ; deuxième trans- verse, petit; troisième excessivement long et ayant la dimension des quatrième et cinquième ; quatrième à onzième égaux , dernier moitié des précédents. Tête cylindrique en arrière à partir des yeux , tronquée en avant, bi- cornue entre les antennes. Corselet cylindroïde , droit aux extrémités, ridé transversalement en dessus, étranglé en dessous en avant des pattes, échancré postérieure- ment sur le coté , également étranglé à la base , presque aussi long , y compris la tête , que les élytres. Ecusson large, arrondi en arrière. Elytres un peu plus larges que le corselet , aplaties . amincies et an- guleuses au sommet de la suture ; épaule avancée , rectangulaire sur la base et le côté. Pattes. Les quatre antérieures éloignées entre elles à leur insertion , avec leurs cuisses aplaties , très courbées ; la paire postérieure droite , rap- prochée; jambes antérieures arquées en dedans ( peut- être dans le mâle seulement) ; munies intérieurement d'un grand nombre d'épines ; médianes un peu plus longues que les cuisses , ayant une saillie au- delà du milieu extérieur; postérieures un peu plus courtes. Tarses de quatre articles; les antérieurs poilus au coté extérieur; premier trian- gulaire , deuxième de même forme , plus court et plus élargi, conique en dessous ; troisième bilobé et longeant le dernier , couverts en des- sous de poils serrés, pectines ; quatrième de la longueur des trois pre- miers ; crochets très aigus , opposés l'un à l'autre ; les quatre premiers appendices gros. Trochanters de forme triangulaire. • wtevïj, îjs, parsanterior brachiorum; xK/tirrw, curvo. Cl. IX. Pl. i34- Abdomen de cinq segments; le premier s'avance en pointe aiguë entre les pattes postérieures. Poitrine allongée. Ce genre se placera entre mon genre Ptychodes et les G nom a de Fab. Ol. dentelé. 01. servatus. Chevrolat. O. luteus suprà , argenteus infrà ; in capite lineis duabu* nigrispost oculos, in eljlris sex nolatis ocellaribus albis. Antennis fuscis cum primo articulo pedibusque cinereis. Long. 20 mill.; lai. 5. Mandibules et jeux noirs. D'un jaune café au lait clair en dessus , argenté en dessous. Têle sillonnée dans sa longueur , deux lignes noires en arrière des yeux. Corselet ridé trans- versalement, noirâtre sur le côté, droit aux extrémités , étranglé en dessous et en dessus à la base , avec deux pe- tites taches blanches à cette partie, Ecusson blanc. Elytres ponctuées , marquées de six taches entourées de noir , deux au-dessous de l'écusson , trans verses , jaunes , deux allon- gées et blanches le long de la marge , sous l'épaule, et deux autres arrondies , de même couleur, vers le milieu , un peu plus rapprochées du bord ; elles sont étroitement tronquées à l'extrémité et se terminent angulairement sur le sommet de la marge. Il se trouve à Trinc-Mali , dans l'île de Ceylan. La Saperda biloba de Fab., Sys. El. 2 , p. 324 , n° 89 , originaire de la Chine , figurée dans l'ouvrage publié ré- cemment par M. Erichson ( Coleoptera ) , sous le titre de Beitrage zur Zoologie, p. 393 , n° 69. Tab. 49 î n g- 9> appartient à ce nouveau genre , ainsi que l'insecte Javanais , mentionné au catalogue de M. le comte Dejean , pag. 345 , sous le nom de Schœniocera sex notata, Buquet. Chevrolat , (Août i835.) IX i34- Olenecamptus serraius , Ch*» o/ai Lebrun .iv W.flémoneL mu> Classe IX. Pc. i35. MANTE, mantis. Linnée. M. verte et brune. M, chlorophœa. Blanchard. Corpus bisescunciales , antennœque très lineas fere longi- tudinis habent. Caput bicorne. Prothorax elongatissi- mus, leucophœus; ad insitionem anleriorum pedum inflatus. Elytra viridia maculis duabus distincta. Alœ fuscœ, pellucidœ , areâque costali luteolâ. Abdomen fuscum-aureum , fasciis nigris transverse positis. Pedes leucophœi fusci, maculis saturatioribus notati. Long. , 67 mill. ; enverg. , 80 mill. Tête brune , avec une bande noire sur le vertex et une légère saillie au-dessus de chaque œil ; elle est sur- montée de deux cornes très aplaties. Antennes très courtes n'ayant que trois lignes de longueur, et s'insérant exactement à la base des cornes. Pro thorax très long , triangulaire , légèrement dentelé sur les bords et aplati en dessous , formant avec la tête plus de la moitié de l'insecte ; il est de même couleur que la tête , et arrondi à son inser- tion avec elle et à celle du mésothorax. Elytres recouvrant les ailes , et dans le repos dépassant un peu l'abdomen , échancrés vers les deux tiers de leur étendue. Dans cette partie , ils bordent seulement la nervure principale qui se trouve placée au milieu depuis la base jusqu'à cette échan- crure ; ils sont d'un vert pomme ; la partie au-dessous de la nervure a deux taches d'un brun foncé et quelques petits points moins apparents en dessus qu'en dessous. Ailes brunâtres , ayant la base et la raie costale jaunes ; elles sont plus transparentes et plus pâles à l'extrémité , et réti- culées par de petites veines blanchâtres. L'abdomen est Cl. IX. Pl. i35. brun-orangé, avec de larges bandes transversales très noires. Pattes d'un brun-jaunâtre, avec des taches plus foncées de distance en distance ; les antérieures ont les cuisses légèrement dentelées ; on aperçoit sur celles-ci une tache noire à leur base , placée intérieurement. Les tro- chanters ont inférieurement quatre épines assez fortes. Jambes munies de petites épines. Tarses longs, surtout le premier article Pattes intermédiaires et postérieures com- plètement lisses , de forme pentagonale. Cette espèce se rapporterait à la division des Empuses d'Illiger ; mais elle s'en éloigne par l'absence de membranes aux pattes intermédiaires et postérieures , ce qui la dis- tingue aussi de la M. Cingulata, Drury, tome II , page 89, planche xlix . figure 2 , ainsi que la présence des cornes et quelques autres caractères. L'individu en ma possession est une femelle; il m'a été communiqué par M. le docteur Cordier, qui l'a reçu de Water-Town (état de New-York). E. Blanchakd. Février i836. IX -.35. M ailt 1 S chloroph&d , Blanchard Blanchard,, N.JÎémond i/np. ,lnn<'douc/it> scui'p Classe IX. Pl. i36. LEBïE. lebia. Latreille. L. a quatre points. L. q uadrinotata . Chevrolat. Lf. rubidula , antennis basi excepta, tlbiis et tarsis nigris. Elflris quatuor maculis nigris, subslriatis, interstitiis crebre punctulatis. Long., 10 mill. 1/2; lat. , 6. Grandeur de la Lebia dorsalis de Dejean , d'une couleur entre le rouge et le jaune , et d'un beau rouge de son vivant. Tête lisse, inégale , pointillée en avant ; deux sillons le long des yeux. Palpes noirâtres, bruns au sommet. Man- dibules jaunes , creusées latéralement. Lèvre en carré trans- verse , pâle. Chaperon droit. Antennes noires , atteignant les genoux des pattes médianes ; les deux premiers articles et plus de la moitié du troisième d'un roux clair. Yeux, livides ou noirâtres. Corselet transverse, droit à la base, avancé et coupé droit sur l'écusson , largement creusé, re- levé sur les côtés, faiblement cintré sur la tête, déprimé au-dessous du bord antérieur dans le milieu , convexe et finement ponctué sur le dos. Ècusson petit , triangulaire. Elytres en carré long , plus larges que la tête et que le cor- selet , tronquées obliquement au sommet de la suture ; le bord terminal noir. Chaque élytre a sept ou huit stries formées de petits points tout-à-fait contigus; inter- stices à ponctuation multipliée ; marge ayant une série de gros points; deux taches noires , l'une vers le milieu, assez rapprochée du bord , s'étendant au-delà des quatrième et septième stries, en partant de la suture; l'autre, avant l'extrémité , allant au-delà des deuxième à quatrième. Epi- Gt. IX. Pr.. i36. pleures jaunes. Dessous du corps , cuisses et trochanters d'un rougeàtre luisant. Jambes et tarses noirs. Cet insecte provient du Mexique , et a été pris par M. Salle , à Tutepec, en terre chaude , pendant le mois de juin , sur des arbrisseaux en fleurs. Chkvrolat. 29 décembre i835. IX 06. %. Lebia .giiadruwtutw , Chevrotai . ■l/in<>doi .£##11 V un* Classe IX. Pt. 137. GÉOPHILE. geophilus. Leach. addition à la Note, Cl. IX , PL i33, sur les Géophiles; Par M. Gervaîs. En faisant l'énumération des espèces du genre Géophile que les auteurs ont décrites récemment, nous en avons omis plusieurs , parmi lesquelles il en est qui méritent néanmoins d'être mentionnées : nous en citerons trois , le G. angu- status , Eschscholtz , et ceux que M. Brulié a décrits sous les noms de Crytops Gabrielis et levigatus dans la partie entomologique"du Voyage en Morée ; nous avons pu revoir une de ces deux dernières espèces , et nous nous sommes assuré, ce qu'il était d'ailleurs facile de faire en étudiantla description exacte qu'en a donnée M. Brulié, que c'est réelle- ment un Geophilus , ayant , comme le dit cet entomologiste , un grand nombre de pattes , et quatorze articles aux an- tennes. Nous reproduirons la description que M. Brulié a faite de cette espèce , et celles que lui et le savant natu- raliste russe ont données des deux autres. i° Geophilus levigatus (fig. 2 et 20). G.jlavus, pedibus circiter u trinque 100; corpore supra longitudinaliter sulcato , segmentis supra levibus , infra medio carinatis. — Long, circiter 10 centim. Crjtops lœvigatus , Brulié , loco cit. « Antennes de quatorze articles presque cylindriques , moins aplaties que dans le C. Gabrielis, diminuant d'épais- seur jusqu'à l'extrémité. Le corps est entièrement d'un fauve pâle, et présente en dessus un léger sillon longitudinal étendu d'un bout à l'autre. Tout le reste des segments est Cl. IX. Pl. i3 7 lisse. Ces mêmes segments , en dessous , sont surmontés, à leur milieu, d'une carène longitudinale. Les pattes sont plus courtes que dans l'espèce précédente, et au nombre de cent paires environ. » M. Brullé donne pour patrie à cette espèce la Morée ; il est probable qu'elle existe aussi en Portugal , car nous nous croyons autorisé , d'après l'examen que nous en avons fait, à lui rapporter quelques Géopliiles envoyés de ce pays , et que nous a communiqués M. Guérin. Les antennes du Geophilus levigatus se rapprochent assez de celles des Géophiles que nous avons rangés dans notre sec- tion des acuticornes, mais elles ont aussi quelque chose de celles des monilicornes. Le G. levigatus devra donc prendre place entre les espèces de ces deux sections , mais plutôt avec celle de la première que de la seconde. 2° Crytops Gabrielis , Brullé. M. Brullé considère leGéophile qu'il indique sous ce nom, comme de même espèce que le Scolopendra Ga- brielis Fabricius ; mais on doit avouer qu'il est bien difficile de reconnaître par la description de Fabricius l'espèce dont il a voulu parler. N'ayant pu retrouver dans la collection du Muséum l'individu qu'a étudié M. Brullé, nous ne saurions émettre aucune opinion sur l'espèce à laquelle il appartient ; aussi devons-nous nous borner à transcrire ici la description qu'il en a faite. Crytops Gabrielis; Scolopendra Gabrielis,Fab. Ent. syst. 11, p. 392 , n° i3 — (fig. 3). G. jlavescens ; pedibus circiter u trinque i/jo; corpore subtus longitudinaliler sulcato , segmentorum supra medio longiludinaliter striatis. — Long, circiter 10 centim. « Les articles des antennes, au nombre de quatorze comme dans les scolopendres, sont un peu plus aplatis et diminuent seulement de largeur jusqu'à l'extrémité. Tout l'animal est Cl. IX. Pl. 137. d'un jaune pâle , avec le bout des pattes noires ; il est par- couru en dessous dans toute sa longueur par un sillon longitudinal. Chaque segment en dessus est marqué à son milieu de plusieurs stries longitudinales , rapprochées , for- mant une longue bande impressionnée sur toute la lon- gueur du corps. Les pattes sont au nombre de cent quarante paires environ. « Obs. Cette espèce n'est rapportée qu'avec doute à la Scolopendra Gabrielis de Fabricius ; la description de cet auteur est trop incomplète pour lever toute incertitude à cet égard : aussi n'était-il pas inutile de la décrire avec plus de détails. >» 3° Ce n'est également que d'après la description de M. Esch- scholtz que nous connaissons l'espèce qu'il nomme G. an- gustatus. Cette espèce est décrite dans les Mémoires de la Société impériale des Naturalistes de Moscou , t. vi , p. 3 ; ses principaux caractères ont été reproduits dans le Bulletin des Sciences naturelles , t. \n , p. 267. Nota. La figure 1 de notre planche représente la tête et la partie postérieure d'un autre Géophile , recueilli auprès de Colmar par M. Pétri. Ce Géophile se rapproche assez de celui que nous avons indiqué sous le nom de G. simple x ; mais ses antennes sont un peu plus longues , et il a un moins grand nombre de pattes ; nous ne pensons pas néan- moins qu'on doive l'en distinguer spécifiquement. IX rJ 7 . Géophiles Anfiedouvfie W.HemonëL imp ,,^v^^ï Ci.assk IX. Pl. i38. GRAPHIPTÈRE. graphipterus. Latreille. G. a cuisses rouges. G. femorcitus. Chevrolat. G. flavo-hirtus . Linea medio thorace, sutura aliaque lineaininterrogationem desinente , tibiis , tarsis anten— nisque ( basi excepta ) nigris, Angulis anterioribus tho- racis ,margine eljtrorum , corpore subtus ,albis. Femo- ribus rubris. Long. 15 mill. ; larg. 6 mill. D'un jaune foncé. Tête noire , très relevée sur les yeux ; front avec une tache blanche, et deux lignes formées de poils jaunes , prolongées en arrière. Chaperon ridé en dessus, rebordé , légèrement creusé au milieu. Palpes maxillaires noirs à base rouge; les labiaux rouges à extrémité noire. Mandibules noires , celle de gauche plus grande ; dessous du menton marqué de quatre points enfoncés également dis- tants. Antennes noires, les trois premiers articles, avec le com- mencement du quatrième, rouges; yeux blanchâtres; cor- selet en cceur , milieu avec une ligne noire , étroite , angles antérieurs blancs. Élytres ovalaires terminées un peu carrément. Suture large, noire, avec une ligne de même couleur à la base , placée au milieu , droite , arquée ensuite , et linéaire , terminée par un point épais dans la direction de l'angle suturai. Marge antérieure blanche , abdomen rou- geâtre : le dessous du corselet et partie du corps couverts de poils blancs. Pattes garnies de poils raides; l'extrémité des jambes avec une épine droite; celles du milieu en ont deux ; les antérieures échancrées avec une épine à la base. Du cap de Bonne-Espérance. Chevrolat. IX :33. Grapliipterus Jernorafas . Chevrotât Oudel Sculp 1 . N. /{èmo?id Jrn % w«^~ ^ **